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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 18:46
The people that time forgot

L’aventure est morte aujourd’hui. Tout n’est que protocole, récupération d’échantillons, progression minutieusement calculée et non interaction avec l’espace exploré. Une expédition scientifique comporte davantage d’informaticiens que d’aventuriers ou de guides, ce qui entraîne des bourdes monumentales qui coûtent bien souvent la vie à tout le monde (regardez Prometheus, pas d’aventuriers et c’est l’hécatombe). Car on ne remplace pas l’instinct de tripes forgées par le danger et l’assurance d’un fusil chargé à la chevrotine. Avec les aventuriers, zéro perte, et assez de trophées pour ouvrir un musée des espèces en voie d’extinction !

L’histoire : Une expédition scientifique est lancée pour explorer un territoire polaire au-delà de chaînes de montagnes que l’homme n’a jamais pu franchir. Malheureusement, une fois l’obstacle passé, un ptérodactyle tatillon endommage l’appareil, contraignant notre équipe à se poser en catastrophe pour réparer l’appareil.

Encore une espèce qui aurait dû disparaîtreEncore une espèce qui aurait dû disparaître

Encore une espèce qui aurait dû disparaître

Ah, mais que c’est bon, les films de ce calibre ! Avec People that time forgot, on tient là une expédition débridée qui avance toujours dès qu’elle voit un élément nouveau (au diable les données scientifiques, on prend quelques photos et dans le doute on tire les premiers) et qui ne recule pas devant la castagne ou le danger. Le Réalisateur Kevin Connor l’a bien compris, pour rendre son public heureux, il faut lui en donner à voir toujours plus, et surtout ne pas lésiner sur la générosité. Résultat, dès les 15 premières minutes, l’attaque de ptérodactyle nous met dans le bain, et la riposte à coups de mitrailleuse nous épate. Nos scientifiques ne sont pas des branquignoles et gare à vos dents, saloperies de dinosaures ! Inutile de préciser que les retournements de situation et coups de théâtre pleuvent, et qu’ils parviennent à surprendre tellement ils sont inattendus. Chaque nouveau dinosaure (plus ou moins réussis selon les séquences (la meilleure est sans doute cette du ptérodactyle)) ajoute sa petite pierre à l’édifice, et la découverte de peuples sauvages oubliés (ceux promis par le titre de l’affiche) en la personne d’une sauvageonne très avenante au maquillage impeccable nous donne des promesses d’aventures humaines telles qu’on en espérait plus. Mais bien vite, d’autres oubliés se manifestent, entre autre un peuple semblant d’origine chinoise ou japonaise (asiatique, tout du moins) capturant nos vaillants héros pour les sacrifier à une divinité impie, matérialisée par le volcan en activité risquant à tout moment d’exploser pour ravager la région. Inutile de dire qu’on a largement notre quota d’aventure, entre nos explorateurs combattant dans des chorégraphies lentement maladroites, l’équipage du navire qui craint l’éruption volcanique et le pilote de l’hydravion, resté près de son appareil pour effectuer de menues réparations et tenant à distance la faune par de fréquentes rafales de fusil (il décime les espèces bien avant le volcan). Et que dire de cette sauvageonne qui s’attache à nos compagnons, et qui goûte à la civilisation, la vraie, c'est-à-dire le whiskey anglais vieilli en fût de chêne. Entre ça et la pisse de dinosaure, tu as vite choisi, ma fille… Et c’est sur ces bonnes paroles que s’achète un film totalement dépourvu d’enjeux sociaux, mais chargé de rebondissements ponctuels et d’effets spéciaux kitschs qui raviront les amateurs d’aventure à l’ancienne. Toutefois, nulle édition dvd française ne semble le distribuer, ce qui implique un visionnage en version originale de cette perle rare.

1977
de Kevin Connor
avec John Hallam, Patrick Wayne

4,5/6

Une indigène farouche...

Une indigène farouche...

What the fuck ?

What the fuck ?

Tout se termine avec un bon cognac. C'est beau, la civilisation !

Tout se termine avec un bon cognac. C'est beau, la civilisation !

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Published by voracinephile - dans Aventure (la mine d'or)
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alice in oliver 24/07/2014 13:18

Kevin Connor est un grand spécialiste de ce genre d'aventure, plus que recommandable en l'occurrence

Voracinéphile 26/07/2014 20:42

J'ai commencé à rattraper sa filmographie, et The land that time forgot contient lui aussi quelques séquences sympathiques (et même une fin carrément inattendue que j'ai bien apprécié, compensant un peu un début mou du genou dans un sous marin sans grande aventure).

borat8 24/07/2014 12:35

Je ne connaissais pas mais l'affiche est superbe. On dirait du Frazzeta.

borat8 26/07/2014 21:53

D'autant que j'ai trouvé John Carter plutôt sympa du même auteur.

Voracinéphile 26/07/2014 20:41

J'ai moi aussi flashé sur cette affiche, et le résultat était au dessus de mes espérances. Une merveilleuse aventure improbable dont les truculences kitsch rivalisaient entre elles...

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