Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 11:33
Transformers, la saga
Transformers, la saga
Transformers, la saga
Transformers, la saga

 

 

Une réévaluation est toujours un exercice stimulant, car après des années à avoir lu les mêmes critiques, les mêmes jugements et finalement les mêmes conclusions (pourtant démenties par les chiffres du box office), confronter en toute objectivité sa vision à l’objet réel (la saga Transformers) relève du devoir moral (et masochiste devant la durée en constante surenchère des différents épisodes). Après un premier essai dont je n’avais pas entendu énormément parlé, Transformers 2 implante définitivement le phénomène dans le paysage cinématographique, plantant les polémiques (films de destruction massive, immaturité latente, enjeux régressifs, polissage des insignes de l’armée…) et le style Big Bay. Le 3 en est une petite consécration, ménageant la formule classique pendant une heure et demie avant d’exploser dans une surenchère bien sérieuse qui offre son lot de divertissement. Une saga dont on a sans doute un peu exagéré la réputation naveteuse (par endroits). Puis vient le quatrième qui fait déborder le vase.

 

Transformers : autant affirmer d’emblée qu’on a là le plus sobre opus de la saga, en termes de style (Michael Bay, cet homme de goût…). Le réal est avant tout conscient d’aborder un nouvel univers (à part Terminator, quel divertissement d’action notable avec des robots peut prétendre avoir diverti le grand public ? Virus ?), avec la matière nécessaire pour un gros blockbuster d’action bien épais. C’est l’occasion de créer quelque chose de nouveau, et l’occasion pour Bay de ressortir ses chevaux de bataille comme l’armée ou l’humour régressif (de beaux exemples dans Armageddon). Hélas, il y a dans ce premier opus les faiblesses que nous retrouverons par la suite, en moins grande quantité. On commence par le scénario lacunaire, qui avant de raconter quelque chose, essaye d’assurer tant bien que mal la cohésion de l’ensemble des éléments qui composent le film. Comme la moutarde dans la vinaigrette. Mais ici, il devient vite évident que les vignettes abordées par la narration (l’ado pas très dégourdi campé par Labeouf, les intrigues impliquant les militaires, le piratage de Air Force One…) n’ont en commun qu’une paire de lunettes sur lesquelles seraient inscrites les coordonnées du point d’enterrement de Megatron, qu’on nous vend comme la nouvelle Nemesis humaine. Plutôt mince, comme liant, mais les scènes d’action ont l’avantage, à quelques petits faux raccords près, d’assurer un peu de divertissement ça et là. Transformers premier du nom est peut être un peu moins riche en action que ses successeurs, il n’en reste pas moins le plus foutraque, variant constamment les lieux de tournage pour garder un rythme qui ne doit pas mollir. Si la découverte des robots par notre héros tarde un peu (une heure montre en main), le reste du film les dévoile largement, se préoccupant davantage de l’ampleur des apparitions plutôt que de leur cohérence (des robots qui apparaissent au combat ou en action, sans qu’on sache particulièrement d’où ils proviennent). Restent de nombreux affrontements qui font grincer les rouages, et qui bénéficient d’une petite ampleur quand le montage laisse aux plans le temps de montrer l’action. Reste que cet opus est le plus léger, notamment sur un point qui handicape continuellement Michael : l’humour. Incapable de la moindre finesse (au mieux, réduit au minimum sur The Rock, douloureusement étendu sur Armageddon), il est ici relativement peu envahissant, et finalement, passe avec l’ensemble, sans se révéler particulièrement notable. Le problème essentiel de Transformers reste sa grande limitation en termes d’implication de son public. Impossible de s’identifier (ou alors de loin) aux personnages du film, qu’ils soient sérieux ou non, et donc de rentrer pleinement dans la récré promise. La personnalité des différents robots étant elle aussi manichéenne au possible, l’identification n’y sera pas davantage développée, l’implication restant elle aussi limitée à ce niveau (un comble vu qu’ils sont les principales attractions promises). Mais même en affichant ces évidentes limites, Transformers reste un blockbuster inoffensif, faisant un gentil salut aux Marines et dégainant la marchandise sans se révéler plus malin que ses promesses. Un cru dont on a sans doute exagéré un peu la calamiteuse réputation.

 

2007
de Michael Bay
avec Shia LaBeouf, Megan Fox

2,5/6

 

 

Transformers 2, la revanche du Fallen : Incontestablement le plus exubérant opus de la saga, et malheureusement pour lui, le plus mauvais. Un des plus gros problèmes du film réside dans les arcanes même de son scénario. Transformers 1 a tellement montré de chose que cette suite est en quelque sorte un remake, qui augmente un peu les curseurs d’effets spéciaux pour garantir la surenchère. Las, si les effets sont effectivement plus impressionnants (avec un gros robot final), toutes les véroles qui gangrénaient déjà le premier essai connaissent un développement conséquent, qui ne parvient même plus à cacher la médiocrité intrinsèque de son auteur. On aura beau se répéter que les scénaristes sont en grèves (et ils avaient raison sur le fond, en regardant les films aujourd’hui, on se demande si certains réalisateurs n’oublient pas d’en embaucher sur leurs projets), pas grand-chose à sauver dans cette débâcle où, à la place du  cube, nous avons notre étudiant qui a emmagasiné tout le savoir des autobots, prétexte à une série de gags plus lourdauds les uns que les autres. Si la débilité de certaines situations prête encore à sourire, la plupart se révèlent complètement inefficaces, et l’aplomb avec lequel ils sont enchaînés n’aide pas vraiment à relativiser. Si le premier transformers était loin d’être sérieux, celui-ci le devient (et le troisième le sera encore plus), et tend davantage vers le navet peu sympathique. Malgré quelques petites idées amusantes (le robot ultra fin…), le quota de divertissement peine à rendre l’ensemble digeste (on atteint quand même l’indécente durée de deux heures et demie). Question médiocrité, on s’en prend une belle couche, les parents de Sam sont insupportables à chacune de leurs apparitions, mention spéciale pour l’épisode au pays des fromages qui puent avec des escargots à l’ail qu’on nous crache à la figure. Question enjeux, c’est le savoir des autobots qu’il faut donc préserver tout en recherchant la clé permettant d’activer une grosse machine prévue pour nous pomper le soleil (spoiler, au fait). Et le manque de subtilité notable de l’ensemble (la destruction donne de meilleurs résultats que les fouilles archéologiques ou les tripatouillages de geeks) contribue à la lourdeur du rouleau compresseur Transformers 2. Michael Bay salue davantage l’armée en lui laissant le soin d’abattre le gros monstre et en la filmant rodée comme une horloge, déclenchant un sourire gentiment ironique (qui n’a jamais ressenti l’appel du drapeau ?), mais bon, on reste au dessus de Battle Los Angeles (et ses petits mexicains qui saluent le drapeau avec la casquette du major sur trompettes triomphantes). Reste donc une grosse machine, qui répète le précédent succès en augmentant un peu la cadence et le quota de bruit. Pour le reste, une bonne tranche de bay.

 

2009
de Michael Bay
avec Shia LaBeouf, Megan Fox

1/6

 

 

Transformers 3, la face cachée de la lune : les anachronismes historiques, ça fait fureur dans le domaine des gros budgets. Depuis Watchmen, quelques travaux notables ont tenté d’utiliser la formule, à commencer par X men first class. Ce genre de détail, ça paye (et en mettant Tchernobyl sur le dos des russes, tout le monde est content). Nous commençons donc avec un flash back pyrotechnique impressionnant qui pose les bases de ce nouvel opus, qu’on nous annonce comme le poids lourd de la saga. Et dans la logique d’un Transformers, le bilan est plutôt atteint. Si la vulgarité de Bay s’étale complaisamment pendant une heure et demie, en se focalisant sur des enjeux ineptes (Shia va-t-il réussir à distribuer le courrier en échappant au chinois gay friendly de son étage ? Sa petite copine va-t-elle céder aux avances fallacieuses de son patron ?), les quelques petites séquences d’action préliminaires qui ponctuent le récit conserve une bribe d’attention du spectateur, puisque les grosses scènes d’explosions sont la magie de la saga. Toutefois, si on peut reconnaitre que ce film n’est pas un remake de son prédécesseur, les enjeux humains restent au plancher des vaches, sans surprise mais hélas aussi sans amusement de notre part. Il faut attendre pour que le spectacle décolle une heure et demie et de longues discussions nous annonçant déjà qui sera gentil ou méchant, une sympathique scène d’action du l’autoroute et quelques rebondissements (dont quand même un gros un peu voyant) avant de lancer le corps complet de l’intrigue. A partir de là, le budget explose et Bay fait enfin ce qu’il sait faire, avec un budget qui lui permet des excentricités aussi marrantes que la séquence du building et le largage des soldats en parachutes (défiant les lois de la gravité, ils remontent régulièrement de plusieurs centaines de mètres entre les prises). On peut toutefois relever une meilleure caractérisation des robots (on les voit un peu plus) ainsi qu’une lisibilité plaisante dans l’action. Et une fois la menace balayée, on peut enfin jouer au jeu d’où est planqué le drapeau américain du dernier plan, qui malgré les éclats d’obus flotte toujours au vent. Etrange, cette suite n’a pas grand-chose dans le ventre pour permettre une analyse, mais se révèle plutôt riche en séquences d’action, autorisant un visionnage en mode ludique-paquet de chips. Du consommable pas vraiment croustillant mais qui tient le cahier des charges.

 

2011
de Michael Bay
avec Shia LaBeouf, Rosie Huntington-Whiteley

2,5/6

 

 

Transformers 4, l’âge de l’extinction : Oui, je suis bien allé le voir en avant première avec des amis, et pour tout dire, je pensais qu’il ferait salle comble, ce qui n’était pas le cas. A nouvelle trilogie, nouveaux protagonistes humains, nouveaux designs des robots (mais toujours des chevrolets pour Bumble Bee), nouveaux robots, et nouvelles catégories de transformers plus gros, plus balèzes, et qui peuvent même se changer en dinosaures. Si avec ça, les gamins ne font pas de caprices pour tous en avoir un d’ici la rentrée… J’avais un peu oublié quel effet ça faisait de voir un film de Michael Bay (c’était la première fois que j’en voyais un au cinéma), la réponse est comparable à une glace de 5 kilos parfum vanille noix de pécan-spéculos-nutella-caramel beurre salé. C’est too much du début à la fin, comme si c’était un gosse qui ne savait jamais où s’arrêter qui avait écrit le script. Aucun des problèmes inhérent au rythme de la saga ne nous est épargné (on sent toujours passer les deux heures et demie parce que les enjeux sont abominablement mal définis, qu’il n’y a aucun sens du climax et du dosage, qu’on a à chaque moment l’impression d’assister à la fin du film alors qu’il ne s’agit que d’un rebondissement supplémentaire). Contrairement au troisième épisode qui était bâti de façon à conserver un maximum d’action pour la dernière heure (qui offrait, disons le, de belles séquences), celui-ci enchaîne les révélations à vitesse grand V, ainsi que les séquences d’action toujours filmées en mode Michael Bay (c’était beaucoup trop espérer qu’il s’améliore après No Pain no gain). Ici l’intrigue tourne autour d’une famille avec un ingénieur texan sans doctorat (parce qu’il ne travaille pas dans un laboratoire blanc high tech) et de sa fille, une bombasse étudiante qui s’entiche d’un pilote de rallye irlandais (qui est réglo, il a signé avec Red Bull). Des personnages stéréotypés au possible néanmoins un peu moins agaçants que les cabotinages de Witwiki et de ses parents (dans un éclair de lucidité, Bay tuera le personnage secondaire relou qui polluait son introduction seulement une trentaine de minutes après le début du film). Comme nous l’annonçait le trailer, l’ingénieur réveille Optimus Prime, et se met à dos la CIA qui collabore avec d’étranges transformers chasseurs de prime, qui prétendent conserver l’équilibre dans l’univers (c’est amusant, c’est typique le genre de rôle donné aux blacks dans les grosses productions, et ce robot est noir en ayant la voix de… Denzel Washington). L’intrigue se lance, les derniers autobots se regroupent, lancent quelques vannes (« oh mon gros cul est coincé ! ») et se mettent à chercher pourquoi on en est là. On découvre alors que la CIA utilise des drônes qui volent avec une hélice en axe vertical (autant essayer de faire voler un sèche cheveux), que les grosses industries produisent des transformers indestructibles sur la base des connaissance de Mégatron, et que tout ce petit monde ne se doute pas de ce qui l’attends. On avait commencé par l’extermination des dinosaures via les créateurs, inutile de faire les étonnés ! Bref, je passe sur les rebondissements, ils sont aussi inconséquents qu’exaspérants à énumérer. Au moins 5 ou 6 enjeux principaux, des tas de robots secondaires à se rappeler, une délocalisation en chine… De ce beau bordel, on retiendra deux choses : le seul passage sympathique du film pendant lequel nos héros déambulent dans le vaisseau de Mister Black, joli décors enfumé et seul climax que je trouve digne d’intérêt. On retiendra aussi la dantesque scène d’action asiatique (celle où on voyait voler un bateau dans le trailer) pendant laquelle le vaisseau méchant terraforme… pardon, utilise un gros aimant qui fait monter et descendre les trucs en métal pour casser les couilles aux autobots. Rien à voir avec Man of steel, c’est une coïncidence. Bref, alors que les nouveaux décepticons sont indestructibles, ils se font battre, le nouveau Megatron alias Gigatron fait de la figuration, et la conclusion dure 4 minutes montre en main. Bref, même si y a eu quelques explosions et pas mal de morts un peu partout, cet opus est moins impressionnant que son prédécesseur, et c’est pas parce qu’il y a des dinosaures robots qu’on va être plus clément.

 

2014
de Michael Bay
avec Mark Wahlberg, Stanley Tucci

1,5/6

Gné hé hé

Gné hé hé

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Princécranoir 24/07/2014 23:34

J'hallucine ! Je viens de chez Borat où j'ai pu lire un décryptage méthodique et thématique de toute la Bay galaxy, et qu'est-ce que je trouve ici ? Un passage en revue de la troupe mécano au grand complet. Mais vous êtes des grands malades tous les deux ! Vous faire du mal comme ça, c'est vraiment pas raisonnable ! C'est suite à quoi ? un pari débile sur Facebook ? C'est du binge-pop-corn-movie ça, attention ! Y en a qui ont fini aux urgences pour moins que ça ! On attaque par les Transformers et on se finit au Resident Evil avec la bave aux lèvres et la moitié des neurones siphonnés! Avec un tel comportement inconscient, on finit par dire des trucs comme "Michael Bay est le plus grand réalisateur depuis Orson Welles" ou "Michael Bay avait inventé Goldorak à l'âge de 5 ans avant de se faire piquer l'idée par son petit voisin japonais (d'où le fameux film auto-biographique sur Pearl Harbour)" ou "Guillermo Del Toro avait pensé rajouter des robot géants transformables dans Le labyrinthe de Pan après avoir passé une journée de tournage en compagnie de Michael Bay" ou "Michael Bay se fait aussi appeler Steven Spielberg (c'est sous ce nom qu'il signe d'ailleurs la production des Transformers) et serait l'auteur de plusieurs films aujourd'hui reconnus par la critique" ou "Michael Bay vient de la planète Vulcain et serait le cousin par alliance de Leonard Nimoy" (ah, pardon, il semblerait que cette dernière info soit authentique). Bref, faites vraiment gaffe tous les deux.

Princécranoir 25/07/2014 17:39

Je vois que tout est perdu pour vous. De mon côté je retourne à des travaux plus sérieux comme cette thèse que je mène parallèlement en Histoire et sociologie traitant des lois Ravenstein confrontées à la politique de Franco évoquée dans "les Charlots font l'Espagne", ainsi que celle qui traite de la notion de voyage stellaire par propulsion quantique déjà à l'étude dans "le gendarme et les extraterrestres".

Voracinéphile 25/07/2014 12:44

Prince, tu es de mauvaise foi ! Michael Bay est un réalisateur qui sait rester humble et veut en donner à voir à son public ! En termes d'entrées, oui, on peut dire qu'il écrase Orson Welles et est donc un meilleur réalisateur que lui ! Il produit aussi énormément de bons projets de films comme Texas chainsaw massacre the beginning, hitcher, le remake de Freddy, les tortues ninja et The purge 2. On peut dire que c'est un mécène ! Je pense qu'on devrait lui rendre hommage et l'inviter à présider Cannes, il a vraiment les connaissances nécessaires pour apprécier un vrai film, qui marchera du tonnerre au box office (comme Cameron, qui sait reconnaitre les bons films parce qu'ils sont aboutis technologiquement (albator, gravity... que du bonheur)). Non, vraiment, tu devrais faire des excuses publiques, Prince.
Bon, il sort quand déjà le prochain Resident Evil ? C'est que je suis impatient de voir les chauves souris cracheuses de feu, moi ! Paul W. S. Anderson, voilà un gars qui sait aussi nous ménager de bonnes surprises !

titi70 23/07/2014 19:14

Ah, la saga sur laquelle tout ceux qui pensent avoir un cerveau adorent taper ! C'est certain, le réalisateur n'est pas Orson Welles et n'est pas franchement connu pour sa finesse d'esprit, ce qui se voit dans ses films. Pour autant, est ce si mauvais ? Pas forcement. Alors que des copieurs du style Guillermo Del Toro ont tenté de le concurrencer en mettant plus l'accent sur le drame larmoyant que sur l'action pure, grossière erreur dont ils ont payé le prix fort au box office, les Transformers sont toujours la. Perso, j'aime beaucoup le premier et le second. Par contre, le trois reste, pour moi, le plus mauvais. Pas encore vu le 4 mais, je ne désespère pas de le faire, d'une manière ou d 'une autre.

Voracinéphile 25/07/2014 12:31

^^ C'est bien de garder la tête froide sur transformers. Je ne pense pas que ce soit la plus mauvaise série d'entertainment grand public (Resident Evil doit remporter le prix haut la main, et les films de Emmerich ont aussi leur côté épuration ethnique). En revanche sur Pacific Rim, c'est effectivement intéressant. Tu penses que ce sont les scènes comme celle de la chaussure qui ont plombé son succès ? Même si je conteste moi aussi la profondeur qu'elles étaient sensées installer (cliché = cliché), le film essayait de les compenser par le second plan (le crabe géant pendant la séquence flash back, mon préféré).
J'attends ton avis sur le 4, nous verrons comment tu encaisses ce rythme. Bay a indéniablement tenté d'être plus léger sur son style, mais hélas, rien n'y fait, j'y vois toujours une pub pour des jouets.

Kapalsky 18/07/2014 12:52

Bon sang, ce quatrième épisode, quel overdose! Ca part de tous les cotés , ca s'arrete jamais, c'est presque mauvais pour le cerveau! je me marre tout le long d ela projection, mais en repensant au film j'ai l'impression d'avoir subi un petit viol mental. je suis pas sur de pouvoir m'en taper un cinquième... :D

Voracinéphile 25/07/2014 12:22

J'ai ressenti le même effet, mais j'ai dû un peu moins rire durant la séance. Il y avait parfois des moments où ça fonctionnait (en fait, quand bay étale bien la vulgarité de ses protagonistes (les tics mégalos de l'ingénieur en chine...), mais dans l'ensemble, le sérieux de cet épisode oblige à suivre son rythme qui s'apparente à une attraction de fête forraine beaucoup trop longue pour qu'on en profite. Je ne suis pas partant pour un cinquième moi non plus.

Xelloss Metallium 18/07/2014 09:27

Nom de Zeus, je te trouve un peu dur avec cette saga.
Bon, elle comporte des défaut mais à mes yeux elle est quand même bonne même si les films baissent en qualité (et paradoxalement font plus d'entrées)

On passe du premier opus, filmé du point de vue des Humains (les robots ne remplissent que rarement le cadre et l'on fait pas mal de gros plans pour que l'on puisse voir les émotions (et petites pièces) ) au troisième dans lequel tout est pratiquement filmé de loin
(ce qui éloigne le spectateur et le pose au rang de... simple spectateur, hors de l'action)

Pourtant, Bay ne nous a jamais promis d'autre choses que du bon gros divertissement bien lourd et de l'humour bien gras.
Vénérant le Dieu De-Groodt, j'adore l'humour qui place des jeux de mots dans un jeu de mot, le tout caché par un jeu de mot, mais je dois bien avouer que j'aime aussi poser mon cerveau des fois pour me farcir un bon humour bien gras.
Wolverine qui allume son cigare sur une flammèche d'un débris ou qui nous gratifie d'un "griffofuck", ça n'a pas de prix
Et je ne parle mêm' pas du film Paul qui m'a juste fait hurler de rire.

Dans le second volet, on sent que Bay à lu et écouté les critiques des spectateurs : La caméra s'est éloignée.
Bein, moi, ça m'fait chier !
Okay, on "voit" l'action, mais...
- On ne peut plus admirer toutes les petites pièces des machines
- On s'implique moins dans les actions car nous sommes en retrait.

Pour autant, la direction n'est pas à chier car nous avons encore de bons plans bien couillus et un humour toujours aussi beauffissimement excellent.
Simons en dessous du... scrotum d'un Decepticon, ça n'a pas de prix XD

Pour ce qui est du troisième, je suis déchiré entre satisfaction et déception (avec un D comme Décepticon XD )
Satisfaction car on a (à cause de la 3D) des ralentis bien classe permettant de bien lire les actions.
Déception car on à des ralentis qui nous sortent complètement de l'action et encore ces foutus plans larges dans lesquels on ne peut plus se rincer l'oeil sur les détails.

Cependant, Bay n'est pas nul et nous sert quelques bons plans à échelle humaine qui nous rappellent notre statut de fourmi par rapport à ces robots.
=> la séquence où Prime boude est un bon exemple car on retrouve ce cher cadre à l'échelle humaine ;)

Le renouveau et le quatrième...
Celui là, je ne sais pas comment le prendre.
Suite ? Reboot ? Univers alternatif ?
Rien ne marche

si c'est une suite, où sont les Witwicky ?
C'est peut être moi, mais je ne me rappelle pas avoir entendu une seule phrase les concernant dans ce nouveau volet.
Nom de nom de nom de Zeus, ce sont quand même les héros de trois films et sont liés à bumblebee.
Pas un laïus, pas une ligne pour dire ce qu'ils sont devenus ?

si c'est un reboot, pourquoi avoir fait mention des évènements de chicago ?

Ce volet N°4 possède le même problème que Thief4 (un jeu nommé en Français "Dark Project) et qui nous gratifie d'un Reboot-suite-que-l'on-arrive-pas-a-caser-comme-suite.

Du coup, j'vous dégaine ma théorie passe-partout-en-cas-d'incohérence-entre-sagas :
L'Univers Alternatif XD
Et là, ça marche ^_^

Bon, on a bien parlé des histoires, des scénarios et autres trucs, mais moi, ce qu me botte dans un film, c'est la technique !
Alors, on va traiter de la 3D en premier (parce que c'est fun)
Enfin un réal' qui à compris à quoi servait une 3D (bon, d'autres l'on compris aussi mais Bay à bien poussé la chose, là)
Vous aimiez la pubs débiles Haribo avec les trucs qui sortent de l'écran ?
Vous serez comblé par ce Transformers qui nous gratifie de moults plans spécial-3D et surtout TopDémo !
A chaque fois que notre Autobot-aux-gros-fligues pointe le canon d'une de ses pétoires sur un gars, on passe en vue subjective (du gars visé) et on se prend littéralement ledit canon sur le pif.
Pour sûr que je devais avoir de la poudre et de la graisse d'arme sur le nez en sortant de la salle.
Ensuite, les particules (chose essentielle pour faire ressentir de la 3D)
Dans Avatar, nous avions droit à deux petites secondes de particules de cendres volant vers le spectateur.
Car avec un pano-rotatif, ça aide pas à mettre les cendres sur les gens. (hein, Cameron ?)
Ici, la caméra bouge aussi mais plus lentement et surtout, les particules, à l'instar d'un Abaham ou d'un Trois Mousquetaires, sont bien grosses et espacées.
Du coup, on en prend plein le museau !

Si les jaillissements et débordements foisonnent, les effet de profondeur ne sont pas en reste.

Entre Edge of Tomorrow et Transformers, la saison des blockbusers nous en met plein la vue avec deux films TopDémo 3D
et c'est jouissif !

Passon au son.
Nom de Zeus, il faut vraiment que je fasse le déplacement jusqu'à une salle équipée Atmos, moi !
Déjà dans la salle, ça vibrait bien comme il faut, mais en Atmos, avec le son spatial, ce doit être l'orgasme !
(une chose est sûre, j'essayerai de le voir au Disney Village en Imax car avec leur 12000W de son, ça doit dépoter sévère comme il faut !)

Xelloss 25/08/2014 10:02

Allez, un p'tit coup pour te faire rager (oui, j'aime ça XD)
"RedLine" en BLuray et sa VO en HD-MA ^_^ (orgasme)

Nom de Zeus, tu as aimé RedLine et détesté SpeedRacer ?
Pour ma part, je les met au même niveau car si RedLine nous explose la tronche par des trucs WTF justes jouissifs (la MegaArme par exemple XD), SpeedRacer m'a collé des tartes par sa caméra complètement folle.
Les wach'bros ont pigé que quand on fait de la synthèse, on peut donner à la caméra des mouvement juste impossibles et donc jouissif.
J'ai aussi adoré le tout début du film avec ses allures de bd (on voit clairement les calques, c'est énorme)
Et pour finir, après visionnage, je me suis fait les MakingOf et là, c'est la cerise sur le paquebot XD
Ah, et le MakingOf de présentation des véhicules et circuits et digne d'un von Wip'Eout
C'est la première fois que je vois un MakingOf qui aurait sa place dans le film en lui-même XD

Pour ce qui est d'Appleseed, ayant adoré le premier (l'histoire de Dunan est poignante) et sa BO dantesque (vive le HD-MA), pas apprécié le second, j'attends beaucoup de ce nouvel opus.
Une chose est sûre, celui-là, je le télécharge pour me faire une idée avant ;)

Voracinéphile 24/08/2014 15:27

Redline en blu ray ! Heureux veinard ! Speedracer en revanche... J'ai détesté.

Au fait, tu as vu que le nouvel opus de la saga Appleseed est sorti ? Je viens de le voir, la chronique arrivera prochainement.

Xelloss 21/08/2014 11:51

Nom de Zeus, on l'tiens le concept ultime !
"Jaeger Vs Transformers"

Ayant fait un weekend-ciné au Disney Village (Dawn of PoA, Transformers, Gardiens de la Galaxie (Imax), plus SpeedRacer, RedLine et Appleseed en bluray {weekend-ciné, j'ai dit XD} ) j'ai pu me rabibocher avec certains trucs qui m'avaient fait tiquer

Pour Transformers, j'ai mieux regardé la dague-fusil qu'utilise l'Humain...
Au début, je fustigeais cette trouvaille DeusExMachina mais force est de constater que la détente est bien à la taille d'un Transformers.
Ce truc est l'équivalent de ces couteaux-pistolets du 18-19e siècle ;)
Mais le plus jouissif est de pouvoir assister à un film sans putain d'entracte-a-gogo
(Hein, MEGA CGR !!! Bande de gros cons ! (Ouh, ça clash, là XD) )

Voracinéphile 25/07/2014 12:18

Salut Xellross !
Bon, pas non plus surpris de te voir prendre la défense de Michael Bay sur cette saga décriée, très gourmande en effets spéciaux et donc apte à te séduire pour ses aspects spectaculaires ^^. Je n'ai pas l'impression d'avoir été très dur dans mon jugement (du moins au début), car même avec ce côté beauf, le premier avait un côté marrant et se regardait sans trop de peine (il y avait aussi le côté découverte). Qu'après, le tout vomissent des explosions en HD, c'était secondaire pour moi. Pour le 2, je note ta défense. Techniquement, il y a eu un effort dans l'élaboration des scènes d'action, malheureusement, la caractérisation des robots en a pris un coup. Et ce scénario qui remake le 1... mauvaise idée, l'effet lassitude s'est fait ressentir.
Pour le 3, je trouve le film davantage équilibré. Le scénario utilise toujours les mêmes ingrédients, mais les organise mieux, et arrive à créer des enjeux clairs et une gradation qui guide le spectateur. Infiniment plus payant que la structure de ce 4ème, vomitive par tant de lourdeur. Je pense qu'on ne fait aucune mention des Witwiki dans ce volet parce que Shia Labeouf a rompu son contrat pour faire autre chose et se dégager de cette image. Michael Bay a du mal prendre la nouvelle...
Merci pour l'analyse technique. Personnellement, je trouvais aussi la 3D sur ce dernier Transformers plutôt bonne. Avec quelques jolis effets (oui, le canon, aussi les paysages et quelques beaux plans (le vaisseaux spatial par exemple)). Hélas, mon coeur est moins attaché à la technique qu'à l'ensemble du film, et son rythme désastreux m'a gâché le simple plaisir régressif. Si Edge of tomorrow avait une structure plutôt innovente et efficace, celui ci est incroyablement laborieux. Et Pacific Rim l'écrase sans problème, sans être beaucoup plus intelligent.

Nyarlatholep 17/07/2014 13:29

http://www.youtube.com/watch?v=XOEqziG6CXw

"Euh.. J'vois pas trop bien la différence." ;)

Voracinéphile 17/07/2014 13:43

https://www.youtube.com/watch?v=v7ssUivM-eM :D

Présentation

  • : Le blog de voracinephile
  • Le blog de voracinephile
  • : Le cinéma en grand, comme je l'aime. Points de vue, critiques, discussions...
  • Contact

Profil

  • voracinephile
  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.

Recherche