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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 14:44
Mardock Scramble

Histoire de continuer l'exploration de l'animation japonaise via les publications dvds de KAZE, plein feu sur une oeuvre peu connue : Mardock Scramble. Récit cyberpunk pour l'instant fragmenté en trois parties (j'ai pu en récupérer deux), Mardock Scramble se démarque de ses concurrents essentiellement sur un tableau : celui des protagonistes. Et dans l'ambiance, il se rapprochera surtout du premier Ghost in the shell. Divisé pour l'instant en 3 parties, la qualité se montre extrêmement variable suivant les épisodes.Si dans le premier, les créateurs ont été suffisamment astucieux pour le booster avec plusieurs qualités (ce qui en fait un animé tout à fait appréciable, probablement pour être financé pour toute la saga), avant de surenchérir avec une suite d'une connerie si abyssale que la comparaison avec Lucy s'impose d'elle même.

L'histoire : Une jeune prostituée, gravement blessée dans une explosion de voiture, est récupérée par un docteur qui expérimente sur elle une nouvelle technologie robotique d'origine militaire. Prisonnière d'un corps artificiel imparfait, elle apprend que la personne l'ayant laissé pour morte est un psychopathe en relation avec un haut fonctionnaire en cheville avec l'armée, qui se met alors à la traquer.

Mardock Scramble

Première partie :

Principal défaut : la durée. Moins de une heure dix pour cette première partie. C'est très faible quand on découvre le potentiel de cet essai. Potentiel modeste, car il ne révolutionne rien de son art (les dessins sont plutôt corrects, seuls les designs apportent une touche d'originalité véritable. Citée urbaine multicolore aux autoroutes verts fluo aériens, ordinateur métamorphes, arrières plans léchés... Mais c'est surtout la personnalité de ses protagonistes qui fait passer le film à un autre niveau. C'est quand on commence à connaître l'histoire de notre protagoniste et qu'on obtient quelques détails sur les méchants de service qu'on comprend l'interdiction aux moins de 16 ans portée sur la jaquette (ah, j'avais oublié de le préciser ?). Sans surenchérir dans les détails scabreux, disons que nous tenons là un joli personnage brisé, qui vit son métier à la fois comme une humiliation salvatrice et un assouvissement de ses désirs, après le drame qua vécu sa famille, au centre duquel elle était placée. La perspective d'une nouvelle chance, ici matérialisée par sa mort organique et son retour parmi les vivants, laisse d'abord dans l'incertitude au vu des séquelles psychologiques à affronter, suivies par les sbires réels, prenant pour prétexte l'illégalité de l'existance de notre héroïne pour mettre hors d'état de nuire son témoignage. D'abord par des voies légales (son procès, petite étape intéressante du film), puis par le bon vieux recours à la force, on n'est jamais mieux servi que par son calibre. Parcours classiques, mais les excentricités vicieuses de notre groupe de tueurs (qui collectionnent les trophés, en en faisant des usages plus ou moins déviants) et la sincérité du portrait féminin (avec la légère touche de trash qu'il faut pour lui donner de l'authenticité), assurent un bon fond de commerce. A celà, le film rajoute quelques atouts charme faciles, on retiendra essentiellement, en plus de ses jolis décors, une violence décomplexée dans les passages à l'action (assez rares quand même, on vous l'avoue avec dépit), et surtout son ordinateur métamorphe trop mimi ! Il prend essentiellement l'apparence d'une souris, se révèle être un compagnon aussi fidèle qu'efficace, maniant aussi bien la transformation en arme qu'en combinaison moulante dernier cri, en passant par le bijoux discret ou le bracelet d'auto-défense. Et en plus, il fait téléphone et gps... Bref, l'I-Phone 5G n'a qu'à bien se tenir, la relève japonaise est en route (et reviendra ce temps béni où ils étaient leader dans la micro-informatique et la production de qualité au rang mondial !). Question consistance, on est d'accord qu'on aura vu un peu mieux. Mais pour le sérieux de son ambiance et un certain travail des formes, le petit Scramble mérite qu'on lui accorde une petite chance.

2010
de Susumu Kudo

4/6

Mardock Scramble

Deuxième partie :

Je suis partagé entre l'hilarité et la consternation sur cette suite, qui sombre dans le trip cyberpunkonew-âge absolument imbuvable et sans le moindre sens. Il y a tout d'abord la fin du grand combat interrompu dans la première partie, la seule séquence qui vaille vraiment le coup d'ailleurs. Fait alors irruption un oeuf géant qui apporte son lot de filtres colorés, et à partir de là, c'est le déluge ! On pense d'abord que le scénariste s'est envoyé un bon paquet de drogue avant d'écrire, mais on constate bien vite qu'il a fait tourner son stock chez toute l'équipe technique ! En effet, parce qu'on ne trouvait pas le résultat assez joli avec toutes ces couleurs saturées, le film rajoute sur tous les plans un filtre aléatoire de couleur de l'arc en ciel, en pensant que ça va être zoli. Mais c'est hideux, vomitif, sans la moindre ambiance ! Puis j'ai vu arriver cet aide soignant trop mignon qui annonce qu'il est gay et va nous présenter son petit copain, il arrive au bord de l'eau, et là un dauphin sort et nous fait coucou. Heu... J'ai du mal comprendre ce qu'il disait. Mais pour dissiper tout soupçons, le dauphin se met à causer (avec une voix de black qui tchatche) : "Ouais mec c'est vrai ! Ch'uis son frère, son compagnon, son partenaire homosexuel, je fais ce qu'il faut quand il faut !" Woaaaaaaw ! Bouge tes nageoires vas y ! Oh oui, dilate ta narine ! Dans l'eau salée, ça picote un peu, mais c'est pas grave, j'aime ça et ça rajoute du sel à la vie de couple (hi hi). Mes excuses pour mes lecteurs éventuels, mais une idée d'homosexualité zoophile aussi saugrenue traitée à un niveau kikoo lol dans un animé pour adultes... Je crois que je commence à comprendre que ce projet n'est qu'une machine à fric où on met n'importe quoi en espérant que certains tomberont dans le panneau (en l’occurrence, les gays zoophiles ici). Vraiment, ils ont du chiader le premier épisode pour recevoir le financement de la saga, et maintenant que c'est fait, pourquoi se casser la tête, faisons ce qu'on veut, c'est payé de toute façon ! Ou alors les producteurs allongent le fric si on surenchérit sans cesse dans les idées. On paye pour ce qu'on veut, après tout... Puis après une attaque de requin volants (extasyyyyyyyy !), on part dans... un casino. Pour récolter du fric. Mais What ? Nan pas possible, ça part trop en cacahouète ! Mais si, et pendant une demie-heure, on se fade notre héroïne qui prédit les cartes au black jack ou les chiffres à la roulette. Véridique. Pour le 3ème, je mise sur un cliffhanger dans une partouse moyennâgeuse avec un robot en forme d'ange et une séquence tentacules !

Attention, une de ces photos montre un acte de zoophilie.Attention, une de ces photos montre un acte de zoophilie.

Attention, une de ces photos montre un acte de zoophilie.

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commentaires

Kapalsky 05/12/2014 12:03

Je pense que tu seras abasourdi par le troisième épisode, que j'ai trouvé presque aussi outrancier que le deuxième. Heureusement qu'il reste une direction artistique amusante et une bande-son bien allumée, c'est parfois tellement borderline qu'on ne suit plus trop ce qui se passe dans l'intrigue.

Voracinéphile 11/12/2014 23:36

Je l'ai vu, c'était assez affligeant, en effet. Il n'est même plus what the fuck, on reste dans le casino, et on se tape des flashs back entrecoupant une partie de cartes. Ahurissant.

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