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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 17:02
2001 & 2010, réévaluation
2001 & 2010, réévaluation

Cette chronique arrive assez tard, pour confirmer une tendance qui avait déjà ressurgi dans plusieurs de mes avis. Il s'agit bien d'une critique de 2001 et d'une réhabilitation 2010. Au delà de la jubilation d'être à contre courant (je suis sûr que mon usage du mauvais goût sera retourné contre moi), j'estime que si 2001 mérite des louanges pour ses effets spéciaux, il se révèle discutable sur plusieurs points. Et pour faire une petite démonstration et me faire plaisir, je place en exclusivité un lien de téléchargement pour récupérer une version de 2001 que j'ai intégralement remonté, en enlevant tout ce qui me semblait inutile et en changeant complètement l'accompagnement musical (à bas Ligetti ! Et j'ai sélectionné essentiellement des musiques des années 60 pour montrer ce qu'il aurait été possible de faire, à quelques facilités près), pour donner une version plus personnelle de l'expérience, en tout cas beaucoup plus agréable à regarder selon mes critères. J'ai hâte de lire vos avis et d'en débattre.

2001 & 2010, réévaluation

2001 l’Odyssée de l’espace… Chef d’œuvre immaculé, éblouissante démonstra tion technique doublée d’une portée métaphysique s’interrogeant sur l’évolution de l’homme et de l’outil, c’est un simple incontournable du cinéma (qui ne semble avoir retenu de lui qu’un œil rouge robotique). Un mastodonte inégalé, inspirant les plus grands (Noé, DePalma…) et dont la liste des qualités se révèle tout simplement infinie (en termes de techniques cinématographique, Kubrick est tout simplement le précurseur de Cameron). Et pourtant, il s’agit aussi d’un des films les plus éprouvants à regarder…

L’histoire : en contact avec un étrange monolithe, de grands singes inventent l’outil, servant à la fois pour la chasse et pour le premier meurtre. A l’époque de la conquête spatiale et de l’exploration minière de la Lune, un second monolithe est découvert. 17 ans plus tard, une mission spatiale est lancée en direction de Jupiter.

2001 & 2010, réévaluation

Il faut être de mauvaise foi pour oser critiquer LE chef d’œuvre de SF de l’histoire du cinéma. Le monument intouchable et immaculé. En l’occurrence, il est vrai que 2001 est intelligent dans sa façon d’aborder les thèmes et de faire ressurgir un climat mystique dans toutes les apparitions du fameux monolithe. Il est tout bonnement inutile de revenir sur les effets spéciaux, éblouissants pour l’époque. Les décors sont tout simplement parfaits, il n’y a rien à critiquer sur l’épatante direction artistique de l’ensemble du projet. Et pourtant, c’est bien dans la forme que 2001 se révèle être aussi agréable qu’un arrachage de carie chez le dentiste. Premier argument : 2001 est un film chiant. Mais vraiment chiant, sans le moindre temps mort question ennui. Le rythme est constamment au point mort, la faute à une ambiance sonore souvent ratée et à un montage qui ôte toute trace de dynamisme. Si le film n’a pas vieilli question effets spéciaux (même dans la forme technologique, les écrans ne font pas écran plat), il l’est considérablement dans son rythme et sa narration (oui, il prend son temps au cours de sublimes séquences à effets spéciaux, mais certaines phases de son histoire aurait clairement pu être dynamisées par une musique appropriée). Solaris de Soderbergh, film chiant par excellence, prenait en tout cas soin de son public en lui donnant un film agréable à contempler, lui aussi incapable de dynamiser son récit, mais prenant au moins soin de lisser ses formes (et on peut à cet effet remercier la musique de Cliff Martinez, un régal auditif de tous les instants). 2001 voulait de toute façon être un film culte, c'est pour cela qu'il fait autant durer ses séquences à effets spéciaux. Mais aujourd'hui, ce genre de détail purement technique est devenu quelconque avec l'usage du numérique. Et donc 2001 ne se retrouve vite bientôt qu'avec plus rien d'autre que la technique à offrir, et rien d'autre. Prouesse technologique pour l'époque, mais vu d'aujourd'hui, la longueur des plans retarde surtout l'intrigue, finalement pas très dense.

Balançons maintenant la bombinette : la musique de 2001 est ratée. Il est certain que la fameuse ouverture sur Ainsi parlait Zarathoustra, culte, est efficace, et que la musique de Ligetti, souvent inaudible, parvient pendant quelques minutes à être en phase avec les images. En dehors de cela, le choix de la musique classique pour les séquences stellaires se révèle tout simplement insupportable. Complètement en décalage, sans la moindre logique et surtout en détruisant l’ambiance (ok, on a compris la valse des vaisseaux et de la musique), ce choix, souvent acclamé par les critiques, est un gros point noir de 2001. Le rythme déjà lent s’en trouve considérablement rallongé, et surtout, rarement images et sons n’auront semblé aussi déphasés. En termes d’ambiance musicale rétro sur fond de space opera, Wall-E se révèle considérablement plus agréable et fluide. Mais c’est le choix de 2001 de miser constamment sur la mystification de l’ambiance et un fort sentiment d’oppression pour trouver une efficacité hélas bien discutable quand elle empêche le spectateur de s'immerger par la gêne qu'elle suscite. Et ces séquences où seule la respiration des spationautes occupe le son et qu'on voit des actions se dérouler à vitesse ralentie sans coupure... Osons le dire, le vide, c'est chiant.

Enfin, dernière attaque de mauvaise foi : le final nawak. Comme je l’ai précédemment dit, 2001 est très habile dans sa façon d’aborder les thématiques (l’outil, l’évolution, la quête mystique des origines…). Et il est bien conscient qu’il faut laisser une conclusion ouverte (c’est ce qui fait la puissance d’un chef d’œuvre : sa capacité à parler à tout le monde). 2001 tente alors le joli coup de l’esbroufe avec le trip sensoriel. Séquence psychédélique inoubliable dont le bordélique s’ajoute au nawak total. Jusqu’à la fameuse séquence où personne ne comprend rien, où notre personnage se contemple en train de vieillir avant de se changer en fœtus. Métaphore évidente de la renaissance de l’Homme, diront beaucoup. Fumisterie ! leur répondrais-je ! La séquence semble insister sur énormément de détails dans lesquels tout le monde cherche une signification, alors que visiblement, la scène a été complètement tournée « à l’instinct » (la séquence du verre cassée ne montre selon moi rien de plus qu’un verre cassé). Irréversible et ses scènes très improvisées parvenait lui aussi à suggérer beaucoup plus que ce qu’il montrait réellement. C’est complètement le cas de ce final, dont la transformation ultime reste la plus belle énigme. Dans ce regard final du fœtus faisant face à la caméra, que peut-on lire ? De l’incompréhension, je pense. Dans un magnifique pied de nez aux analystes méticuleux et aux fans de SF les plus endurcis, ce final est l’un des plus ouverts et des moins explicites qui soit (l’accession à un stade supérieur de conscience, l’interprétation Nietzchéenne de l’enfant en tant que surhomme… autant d’outils qui nous laissent complètement désarmés dans la déroute de cette… ouverture). Il délaisse ce qu’il a abordé pour partir vers quelque chose de nouveau (qui vise la transcendance, autant être ambitieux…).

1968
de Stanley Kubrick
avec Keir Dullea, Gary Lockwood

3/6

2001 & 2010, réévaluation
2001 & 2010, réévaluation

Après avoir attaqué gentiment 2001 et son aura impérialiste dans le monde de la SF (je le reconnais, nombre de ses choix ont été intelligents, notamment celui d’oublier la guerre froide, situation qui a longtemps parasité le cinéma de SF des années 50 à 80, Alien est une belle exception), venons en à 2010, qui parle de guerre froide en 2010. Mouhahaha ça commence bien pour la défense du film. Et pourtant, c’est un cru que j’ai toujours préféré à son prédécesseur.

L’histoire : Sept ans après les évènements de 2001, de nouveaux évènements sont enregistrés sur les mouvements du Discovery en orbite autour de Io, satellite de Jupiter. Alors en pleine concurrence dans les avancées du domaine spatiale, la Russie prépare une mission d’inspection. Des scientifiques américains tentent alors de négocier leur place pour participer au voyage.

2001 & 2010, réévaluation

Première constatation, on n’échappe pas au gimmick du communisme. Et le film affiche d’office quelques défauts à l’impact formel certain quand on compare à 2001. Ce dernier avait des airs de space opera en ne posant les pieds sur le sol que dans son introduction, ici, on a vraiment l’impression d’avoir un film des années 90 sous les yeux, qui rompt la continuité avec son prédécesseur. C’est bien ce qui est problématique dans son évaluation, car difficile de tenir compte de ses qualités si il ne respecte pas les règles établies par son prédécesseur en revendiquant tout de même la filiation… Autre écueil de taille : les effets spéciaux. Pas mal de plans sont très bien réalisés, mais plusieurs montrent des résultats décevants (je pense au catapultage gravitationnel autour de Jupiter, où la moitié des plans montrent une boule en feu qui brûle dans l’espace (avec même quelques petites gouttes d’essence enflammées qui « tombent »), pendant que des écrans de toutes les couleurs défilent devant nos russes). Et cette première sortie extravéhiculaire qui sent bon l’incrustation… Et ce poste de pilotage russe constellé de millions de boutons de couleurs différentes qui n’ont rien d’ergonomique… Ce côté a indéniablement vieilli, un peu la honte quand le prédécesseur n’a toujours pas pris une ride. Et enfin, certaines lourdeurs apparaissent dans son contexte social. Le petit passage de Bowman sur terre, entre autres, qui ne sert à rien. Mais aussi dans son fond. Vu que nous avons les deux camps de la guerre froide, on se doute que la coopération va devoir se tourner en collaboration et en rapprochement des peuples. Mais à plusieurs reprises, le film fait quelques erreurs un peu lourdes, comme cette petite ruscoffe qui vient se blottir contre Roy Scheider pendant le catapultage, ou encore l’absence d’apparition de Bowman auprès des russes, qu’il aurait été bien plus avisé de traiter davantage, plutôt que de les voir comme de simples taxis de l’espace. Car c’est finalement davantage leur rôle, malgré les quelques avancées scientifiques qu’ils font. Et les américains auraient alors eu à faire confiance aux russes sans avoir eu de preuve de leur côté, en les obligeant à mettre aussi leur suspicion de côté.

Pour le reste, je trouve 2010 passionnant à bien des niveaux. Il a déjà une fonctionnalité qu’avait moins son prédécesseur (qui envoyait une mission en un battement de cil de deux ans aux confins du système solaire parce qu’un signal a été détecté là bas, et après on vient chier sur Prometheus…) dans les motivations des américains et des russes, et surtout, il est foisonnant et veut apporter des réponses. Je trouve que l’ambiance fonctionne clairement mieux ici que dans 2001, car l’ensemble n’est plus uniforme. 2001 est un film sans relief (sauf pour son final), 2010 mute sans arrêt, change ses objectifs selon ses découvertes, et tout en parvenant à conserver une part de mysticisme (l’excellent entretien entre Scheider et Bowman pendant lequel le film brise des codes cinématographiques avec des faux raccords montrant un personnage changeant sans arrêt de forme et disparaissant d’un changement de plan à l’autre, un procédé efficace et particulièrement bien trouvé). On part en sachant à peu près ce que l’on va trouver, mais de nouvelles découvertes (entamées par les analyses sur Europe) viennent changer la donne et vite rajouter de nouveaux intérêts. 2001 ne réussissait à introduire cette peur « cosmique » que lorsqu’il arrivait en face du gigantesque monolithe. Ici, cette peur est constante, le film s’appuie beaucoup dessus. Rarement on aura eu la sensation d’être aussi proche d’éléments colossaux, capables de détruire les modestes observateurs simplement en poursuivant les évènements cosmiques qui sont à l’œuvre. Et par-dessus cette peur, l’escalade vers la guerre entre les deux blocs rend les choses intéressantes entre les équipes russes et américaines, qui se voient donner des ordres par leurs gouvernements respectifs alors qu’ils ne sont plus sous leur juridiction. Le rapprochement par la science était initialement le bon moteur pour entamer les relations (c’est moins le cas aujourd’hui, vu que la science protège jalousement ses résultats pour en tirer un max de profits), cette peur était aussi une bonne piste, mais le film n’a pas réussi à conclure d’une façon très probante cet axe, puisque finalement, ils ne font que fuir ensemble et rentrer au pays.

Mais c’est aussi le traitement sur Hal-9000 que j’ai beaucoup apprécié. Quand on est cinéphile, il est impossible de ne pas parler de son revirement meurtrier dans 2001 et de ressortir cette interprétation sur la dégénérescence de l’outil, que 2001 marquait comme spontanée (une petite erreur étrange qui semblait se répercuter et qui gagnait en puissance avec la non remise en cause de la machine), 2010 la recadre comme une erreur humaine ayant entraîné un conflit entre les paramètres de mission de la machine. Le film joue alors sur l’indécision des hommes concernant son statut d’ordinateur meurtrier, et surtout par la reprise des mêmes erreurs pour se simplifier la tâche (ignorant les réactions de Hal concernant la perspective de son autodestruction, ils lui cachent le destin du Discovery pendant leur fuite. Par ce petit procédé, le film parvient à garder d’un côté les craintes actives, et de l’autre appuyer son message sur une vision plus morale de la technologie, la machine étant enfin programmée de façon cohérente par le créateur.

Enfin, 2010 regorge de faits scientifiques. Question réponses, le film développe considérablement les pistes de son prédécesseur, montre les mécanismes de création de vie (et ici, d’une étoile rendant la vie possible sur un monde), affine le statut de l’entité monolithique (plus perçue comme se rapprochant du contexte divin que des aliens), détaille le fonctionnement de Hal (avec quelques maladresses, les concepts émotionnels comme la joie et la satisfaction auraient dû être traités avec un peu plus de retenue, tout comme cette insistance sur les rêves). De ce côté-là, le film est passionnant, fonctionnel, et ouvre de nouvelles pistes constamment.

Au final, 2010 se révèle tout simplement plus vivant que le désincarné 2001, il a plus de reliefs aussi, malgré ses erreurs qui le rabaissent surtout dans la forme. La prise de risque du film est à nuancer, puisqu’il s’inscrit dans un contexte un peu différent de son prédécesseur, mais néanmoins, les pistes qu’il privilégie pour les icônes héritées de Kubrick possèdent un intérêt, tout en assurant un certain spectacle (chose qui ne venait jamais à l’esprit de 2001, radicalement ancré dans sa rigidité de ton. Plus souple et plus riche, à défaut d’être vu comme du bon goût, 2010 est une suite qui me semble honorable, qui parvient ici à trouver un équilibre que je trouve nettement plus satisfaisant en termes d’immersion que le trip mégalo de Kubrick. Pas toujours très bien inspirée hélas, mais constamment dans la progression, et ambitieuse de par ses conclusions, au sens cosmique en tout cas (les petites suggestions cathos des paroles de Scheider sont un peu regrettables, mais l’évocation du concept divin est appropriée).

1984
de Peter Hyams
avec Douglas Rain, Roy Scheider

4/6

2001 & 2010, réévaluation

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commentaires

borat8 21/12/2014 15:45

2001 est un film particulier ne l'oublions pas avec ses visions, ses images ou son rythme très lent. Mais clairement c'est le film sur l'Espace. Personne n'a été aussi loin que Stanley Kubrick et pourtant on a eu de beaux films.

tinalakiller 19/12/2014 15:25

Vu que je n'ai pas vu 2010, je ne vais que parler de 2001. 2001 n'est pas mon Kubrick préféré mais il reste pour moi un chef-d'oeuvre absolu du cinéma.
Comme tu l'as compris, je ne partage pas ton opinion, mais cela ne me dérange pas que tu n'aimes pas plus que ça ce film : après tout on n'est pas obligés de tout aimer, même des films considérés comme des chefs-d'oeuvre, et puis les goûts, les sensations etc... ça reste très personnel. Il y a tellement de films que tant de gens adorent alors que je les déteste ! ;)

Vince12 18/12/2014 20:23

Une chronique que j'attendais !
pas de surprise en ce qui me concerne ;)
Je connaissais déjà ton avis que je ne partage évidemment pas.
Pour être honnête j'ai même été surpris que tu donne la moyenne à 2001, mais je m'attendais à ce que 2010 soit mieux noté.
Je connais évidemment ta version redux, que je conseille aux autres, car on sent que le James a quand même bossé et que quelque part il a un minimum d'amour pour le 2001 de Kubrick.
Je chroniquerai moi même 2001 sur mon blog ainsi que 2010 et la saga littéraire d'Arthur Clarke dans laquelle je vais me lancer sous peu. Nous aurons donc l'occasion d'en reparler ;)

Voracinéphile 18/12/2014 21:08

Je pense que personne ne partagera mon avis, Vince. Cette réévaluation s'est faite strictement sous le sceau de la critique, car je suis lassé de toutes ces interprétations qui partent chercher des références dans l'antiquité ou chez les philosophes allemands. Quant l'intellectualisation devient si enflée qu'elle rime avec surestimation, il faut crier au moins une fois au bullshit ! Redescendez d'vot trip les mecs et ouvrez les yeux ! Et Inch à la merde !
Donc, j'ai catégoriquement refusé d'interpréter ici et de m'en tenir à un plan très littéral et premier degré. J'assume ce parti pris, qui a réduit mon approche à une critique très formelle et sur les pistes du dénouement. C'est assez cavalier de ma part, moi qui apprécie les brainstorming et certaines expérimentations cinématographiques. Mais poussé par une force obscure (jalousie ? anti-conformisme ? Désintellectualisation ? Gastro ?), la réévaluation est brutale.
Après, je suis le chien de Kubrick en crachant sur son travail et en remontant ma version (que j'ai dû revoir une trentaine de fois depuis que je l'ai finie). Dire que je m'en émancipe serait assez hypocrite. Mais c'est une haine cordiale, une rage enjouée.
Faut pas pousser non plus trop loin la provoc. Il y a de gros défauts dans 2010, et je pense que tu les noteras. On va me traiter encore de draculophile si je pousse trop loin. Soulignons déjà le bon en reconnaissant le mauvais.

Vivement les débats. Cela dit, si je reste fidèles à mes principes de perception littérale du film, sur 2001, les échanges vont être difficiles... Vivement !

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  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
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