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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 11:38

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Voici une saga enfantine que le nanardeur invétéré dévorera avec une intense satisfaction, puisqu’il s’agit d’un des phénomènes les plus débiles engages par la firme 20th century fox : Alvin et les Chipmunks. Parfaite synthèse de l’industrie mercantilo-commerciale infantile, ce film réunit à peu près tous les ingrédients standards calibrés pour attirer le jeune public (ou les amateurs de cucul la praline) dans les salles : des mascottes craquantes et immédiatement identifiables, de la chanson, de la comédie et des belles couleurs. La formule qui gagne immanquablement. Le premier de la saga est un triomphe. Une suite est lancée assez vite, reprenant la même formule à la virgule près : introduire des écureuils femelles dans son histoire (ben oui, on commençait à se poser des questions sur nos écureuils). Puis vient le tour du 3, qui lui se contente de reprendre les éléments du 2 en les inscrivant dans un cadre plus exotique. Le tout en glissant de fréquentes allusions cinématographiques ou au monde de la musique censée plaire aux jeunes et soulignées avec lourdeur. Bref, c’est le numéro commercial que tout le monde exécute pour bouffer sur le dos des familles en proposant soit disant un divertissement convivial. Place à la saga !

 

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Alvin et les Chipmunks : Lancement de saga oblige, on découvre d’abord des écureuils qui parlent (soit) et qui stockent des glands dans un sapin alors qu’on ne voit pas de chêne à des kilomètres à la ronde. Nos trois bestiau maladroit s’amusent et font des blagues en parlant aigu. Mais rapidement, ils sont capturés par des bucherons et lâchés dans la ville de New York. Pendant ce temps, on découvre Dave, un compositeur amateur de guitare sèche et de chansons cools racontant sa vie. Mais son producteur le lui dit : c’est de la merde et il n’a aucun espoir (marrant comment toutes les comédies musicales actuelles se ressemblent). Mais les Chipmunks (et Alvin) investissent bientôt sa demeure et viennent redonner du piment à sa vie. Facétieux et rigolos (un pet détend toujours l’atmosphère), ils vont vivre comme de véritables enfants, bref, entamer une vie normale d’écureuil. Mais si ce discours plutôt insipide sur l’assimilation de l’autre quelque soit sa différence ne surprend pas dans ce contexte (Stuart Little en est le plus bel exemple), le basculement dans le domaine de la chanson vient dramatiser tout ça. En effet, en plus d’être taquins et farceurs, les Chipmunks chantent. Cinq octave au dessus du ton juste (mais c’est cool, c’est de la parodie), mais ils chantent. Présentés au producteur de la Major de Dave, ils font un véritable tabac. Tout le monde se frotte les mains : la poule aux œufs d’or vient de tomber toute pleine d’œufs dans leur assiette. Leur carrière joue sur un buzz médiatique ahurissant, tout le monde les adore, on rit du gentil bazar qu’ils installent dans le pavillon de Dave, bref c’est le bonheur parfumé à la noisette (c’est en plus la période de Noël, histoire de rajouter une ambiance joyeuse dans la cellule familiale). Mais voilà, Dave a aussi envie de séduire une belle collègue de travail, et les Chipmunks au caractère enfantin ont un peu du mal à comprendre. Mais si ils ne sont pas pour au départ, ils finissent par se dire que c’est sa décision et qu’il faut l’aider à y arriver. Alternant la guimauve et la crème chantilly aromatisée à la noisette, Alvin et les Chipmunks compile le tout-venant des valeurs familiales lambda en les enchaînant en mode animalier. Quelques gags pour moins de 10 ans ça et là (un pet, un gag de mec bourré suivi d’un pathétique « Alviiiiin ! »…), des chansons aux paroles fondamentales (« Noël arrive en décembre ! En Décembre ! »), des trognes mignonnes, et voilà un film prêt à affronter le monde entier, en prônant des valeurs qui parlent aux mômes. On peut toutefois relever que finalement, le producteur musical devient le « méchant cabotin » de la série, et que les Chipmunks ne se laissent finalement pas déborder de cadeaux pour prendre leurs décisions. L’œuvre jouit en tout cas d’une facture technique assez bonne, ce qui est le cas aussi de Sharpay’s fabulous adventure. Avec une conclusion laissant tout le monde heureux dans le merveilleux monde de la musique (mais c’est pas pour le fric ici), on peut retenir qu’Alvin et les chipmunks est, sans grosse surprise, un produit formaté pour l’exploitation qui joue essentiellement sur ses mascottes mimi tout plein plutôt que sur son scénario. Insipide.

 

1/6

 

2007
de Tim Hill
avec Jason Lee, David Cross

 

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Alvin et les chipmunks 2 : Retour de nos mascottes à poil chanteur castra sur le devant de la scène, où les problèmes d’égo d’Alvin deviennent vite un des enjeux principaux de cette suite. Le trublion tire en effet trop la couverture à lui dans les galas de charité et dans leur scolarité. Car maintenant, les Chipmunks se sont un peu calmés niveau musical, et tentent de suivre une scolarité normale. Et comme les filles leur tournent autour (l’adolescente et les trucs mimi, ça fait du bruit), les mâles de la section sportive les jalousent. Mais pas de soucis, ces écureuils de 20 cms vont les remettre à leur place, et mieux : s’en faire des amis, rentrer dans leur équipe et gagner le match de fin d’année. Mais la principale intrigue reste sans doute celle des Chimpettes. Trois clones des Chipmunks, mais en fille (c’est dire si on n’est pas surpris de les voir tous choisir leur clone comme possible petite amie), qui chantent comme eux, et que le méchant producteur Ian veut utiliser pour prendre sa revanche sur les chipmunks et pour faire des montagnes de fric. Cette intrigue sera essentiellement alimentée par les gags tournant autour de Ian qui se contorsionne comme un diable et essayant de faire preuve d’un talent comique qu’il n’a pas (si ce n’est dans son intervention finale tellement ridicule qu’on sent l’implication d’un homme viscéralement lié à son rôle. En vérité, les chimpettes ouvrent peu à peu les yeux et se mettent à réfléchir avec des raisonnements d’enfants éclairés (alors que les adultes sont de véritables buses). Pour les chipmunks, le fait de reprendre la musique devient bientôt une nécessité, leur école devant gagner une bourse pour sauver l’atelier musique. Ils s’inscrivent donc à un concour auquel les chimpettes vont-elles aussi participer. Jalousie, tension, le menu frottin du divertissement pour jeunes se retrouve à nouveau dilué dans le long métrage, qui se débarrasse ici du sobre Dave pour le remplacer par Tony, le loser geek le plus agaçant visible ces dernières années (dans le genre crétin du village, il est d’un cliché si outrancier qu’il confine au vulgaire : sa souffrance nous laisse complètement indifférent, qu’on ait été victime ou bourreau). Mais bon, d’un coup de scénario magique, tout ce petit monde voit ses vœux exaucés en dernière partie et le cours des choses reprend normalement. Un second opus qui s’inscrit totalement dans la lignée du premier (la facture technique et identique, même si on décèle une grosse incohérence de taille avec la télécommande en fin de film), qui n’a toutefois plus l’excuse de l’originalité pour nous balancé un scénario déjà vu et très léger. Lassant.

 

0.8/6

 

2009
de Betty Thomas
avec Jason Lee, Justin Long

 

http://lemonsarelouder.com/wp-content/uploads/2011/12/david-cross-alvin-chipmunks-chipettes.jpg

David Cross, le talent comique incarné...

 

Alvin et les Chipmunks 3 : Ici, on touche à l’indigence complète, profonde. Ne sachant plus quoi inventer, nos scénaristes décident de balancer nos 6 écureuils dans une croisière (histoire de foutre un peu le souk, en lâchant par exemple les enfants sur une aire de repos d’adulte). Un début comique des plus paresseux, qui gagne encor en lourdeur quand on s’aperçoit que Ian est encore de la partie, désireux de se venger de ces maudits écureuils. Mais la situation change quand nos écureuils, toujours avide de pitreries, s’éjectent du bateau et trouvent refuge sur un île déserte. Enfin le cadre promis par l’affiche. On se lance alors dans une sorte de Robinson Crusoé en mode comédie musicale, où nos personnages chantent pour tromper leur ennui. Le film gagne donc des minutes avec des épisodes symboliques comme la course à la mangue (une allusion surfaite au Seigneur des anneaux), la rencontre avec une survivante (lourde allusion à Seul au monde) et l’organisation au quotidien. Un prétexte pour nous asséner pendant une heure des blagues vaseuses ou des tranches de vie d’écureuils dont l’intérêt déjà relatif vire au complètement superflu devant la minceur du scénario (une histoire de trésor arrive peu à peu sur le tapis). Mais c’est peine perdue, le film ne semble jamais vraiment essayer de virer sur l’aventure comme le promettait l’affiche, se contentant de déblatérer des inepties à longueur de temps sans paraître cool pour autant. Et ce rythme lénifiant se poursuit pendant toute la durée du film, jusqu’au dénouement qui nous donne carrément dans l’éruption du volcan de l’île, probablement une sorte de remake type L’île mystérieuse. Si le dénouement ne surprend personne, le film non plus, devenant immédiatement le plus inutile de la saga. Un navet pour le coup particulièrement dispensable malgré une facture technique toujours rigoureuse.

 

0.4/6

 

2011
de Mike Mitchell
avec Jason Lee, David Cross

 

http://static.moviefanatic.com/images/gallery/alvin-and-the-chipmunks-in-chipwrecked_500x363.jpg

"J'ai trouvé le sens de la raison qui m'entraine à chaque pas sur le devant de la scène !"

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commentaires

borat8 04/09/2012 17:29

Moi c'est surtout pour les films et les rares séries. Inratables!

borat8 03/09/2012 18:17

Pourtant elles passent sur toutes les chaînes après minuit au moins ou juste avant. On ne peut pas les rater même si tu regarde sur une série américaine. Et au bout d'une certaine heure, c'est
toutes les pubs! C'est le cas notamment sur les chaînes AB type RTL9 ou NT1. Et sur la radio c'est le cas aussi.

voracinephile 03/09/2012 22:43



N'ayant pas l'habitude de regarder tard la télé, je suis passé à côté, au temps pour moi.



borat8 02/09/2012 16:01

Je vois bien le truc! Un peu comme les numéros cochons sur toutes les chaînes à partir de 23h "tu veux rencontrer des filles très coquines dans ta région, alors appelle 36 40, le 36 40 tu ne risque
pas de l'oublier!"lol Quand j'en parle, on dit toujours tu dois regarder sur certaines chaînes, mais c'est sur toutes au bout de quelques heures tardives que ce soit dans une rediff ou la série du
samedi soir!lol

voracinephile 03/09/2012 10:17



Pour ma part, jamais vu ce genre de pub à la télé (où seuls les sites de rencontre "respectables" ont réussi à prendre des espaces pub). Par contre, certaines chaînes de radio en sont truffées
(hmmm, skyrock et compagnie), et une page leur est réservée dans les magazines bon marché.



borat8 01/09/2012 22:45

Ou alors des trampolines! On pourrait mettre des pom pom girls derrière, ça ferait encore plus rock'n roll!

voracinephile 02/09/2012 13:11



J'ai vu ça souvent dans des foires. Tu as une nacelle avec des élastique, et les gosses s'amusent à sauter, à la fois avec le trampoline et les élastiques de leur harnais. Un vrai truc de
pédophile pour les gamines à jupettes...



borat8 31/08/2012 22:03

Il essaye en faisant du pseudo rock. Mais évidemment dans des petites salles. Je parlais réellement de bébés rockeurs avec la veste en cuir et la voix modifiée pour faire adulte! Dur dur d'être
rocker quand tu as cinq ans!

voracinephile 01/09/2012 21:33



Les bébés rockeurs, bonne idée, mais il va leur falloir un harnais pour faire croire qu'ils tiennent debout. On pourrait même en profiter pour leur faire faire des bonds inhumains !



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  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
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