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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 11:19

http://www.dvdvore.fr/img2/1/5/5/amityville-la-maison-du-diable.jpg

 

http://www.horreur.net/img/Amityville_2_dvdfr.jpg

 

http://www.tamilmask.com/data/images/film/112133.gif

 

Avec Amityville, les années 70 ont connu une belle date dans le cinéma d’horreur. Il faut reconnaître que le fait divers a de quoi troubler, un meurtre aussi brutal commis dans une maison pouvant inquiéter (selon les faits, le fils aîné de la famille, ayant perpétré le massacre, avait déclaré avoir été possédé pendant l’acte). Un premier film qui joue en tout cas la carte du réalisme, et qui se garde bien de donner une origine aux phénomènes, privilégiant largement les « on-dit ». Une démarche pleine de bon sens qui a ravi beaucoup d’amateurs d’horreur, mais qui m’a laissé un peu mitigé. Devant le succès du premier opus, Dino de Laurentiis achète les droits et se lance dans une saga horrorifique autour de la maison, en brûlant toutes ses cartouches dès le second opus. Ce dernier, pompant ouvertement tous les succès horrorifiques du moment (l’exorciste, Evil Dead…), se lance dans une escalade de procédés tous plus énormes les uns que les autres, voulant combler le public par la générosité et un rythme qui décoiffe. Le résultat final a tout du nanar horrorifique, mais l’immoralité constante qui imprègne le projet le rend diablement sympathique, au point de l’avoir noté mieux que son prédécesseur. Enfin, après un troisième opus que je n’ai pas vu (mais qui s’annonce très chiant parce que tout a été fait dans le 2), un remake a vu le jour, et se révèle être un produit formaté incapable de la moindre ambiguité, un film d'horreur archétype du remake moderne. Un point qui risque fort d’agacer encore des générations de cinéphiles adeptes de « l’original, point barre ».

 

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Amityville, la maison du diable : Avec un premier film d’horreur de cette trempe, la saga était parti sur de bons rails. Pourtant, j’ai toujours du mal à me positionner face à ce spectacle intéressant sur bien des points, mais aussi assez étrange dans son approche des faits. Dans ce premier film, point de démonstratif. On part d’une situation initiale très classique d’emménagement d’une famille dans une maison où a eu lieu un fait divers terrible : le meurtre complet d’une famille. L’évocation des faits fait froid dans le dos, mais en voyant la beauté de la baraque, n’importe qui accepterait de la payer au rabais. Et c’est là que les choses commencent à se corser. Mais en douceur. Ce sont toujours des petites touches étranges qui viennent parasiter le quotidien de notre famille. Des faits qui semblent d’abord s’expliquer logiquement, mais qui deviennent de plus en plus étranges au fur et à mesure de leur persistence. Par exemple, les mouches se feront de plus en plus présentes dans certaines pièces. Et plus troublant encore, un prêtre venu pour bénir la maison sera pris de malaise et commencera à soupçonner quelque chose de louche dans l’affaire. Mais si les phénomènes parasites sont nombreux, les causes restent évasives. On ne saura jamais vraiment ce qui a fait le passé de la maison, le pourquoi des phénomènes qu’elle abrite. Aussi, le dénouement me laisse un peu déçu, la famille finissant simplement par déménager, épouvantée par tous ces phénomènes qu’elle n’arrive pas à contrôler ou à faire disparaître. Mais si, dans la globalité, je trouve l’ambiance réussi, mais le film mou et manquant de relief, certaines scènes parviennent à impressionner, ou à défaut à faire sursauter. La scène des yeux à la fenêtre est par exemple la douche froide qui m’a réveillé d’une séquence précédente un peu longuette. Si le rythme est lent et que l’ambiance ne m’a pas accroché comme a pu le faire La maison près du cimetière, il reste toutefois de bonnes bases dans ce premier Amityville, qui a l’air d’être le film le plus effrayant de la saga, et en tout cas le plus crédible.

 

3.5/6

 

1979
de Stuart Rosenberg
avec James Brolin, Margot Kidder

 

http://www.linternaute.com/cinema/film/dossier/films-qui-vous-ont-fait-peur/images/amityville.jpg

 

Amityville II, le possédé : Voici pour moi un grand moment de plaisir, car ce chapitre d’Amityville est tout simplement mon préféré. Oubliez toute dimension horrorifique en pénétrant dans ce film, il s’agit d’une œuvre d’exploitation. Pas à un seul moment le spectateur n’aura peur. Din de Laurentiis a compris qu’il y avait un public pour les maisons hantées, et que tant que le fer est chaud, il faut le battre. Ainsi, Amityville II reprend les mêmes éléments que le premier, en brûlant ses cartouches avec l’enthousiasme d’un rambo débutant. Comprenez par là que ce film est un véritable catalogue de procédés, un cahier des charges monstrueux qui vous balance une intervention démoniaque toutes les deux minutes. Si on n’évite rarement le ridicule, impossible de dire que l’on s’ennuit dans ce film, l’histoire ne cessant jamais d’avancer. C’est simple, dès le premier jour d’arrivée de notre famille dans la maison, le lavabo se met à pisser du sang, les glaces se mettent à se briser, des bruits résonnent dans les planchers, une mystérieuse trappe dans la cave ouvre sur une cryte boueuse d’où sort des cris d’âmes torturées et des caméras qui font des plans subjectifs en steadycam comme dans Evil Dead. Et tout ça en 20 minutes ! Dès la première nuit, une caméra subjective recouvre le crucifix du couloir, peint des messages blasphémateurs dans la chambre des enfants (avec en plus des allusions à la secte de Charles Manson totalement hors-sujet : le « Pigs » est un grand moment de rigolade). Et là, le père se met à battre ses gosses de 10 ans avec son ceinturon, il bat sa femme avec entrain, les enfants hurlent, et l’aîné, en proie à une sorte de possession nanarde, se met à braquer son père avec un fusil chargé. La destruction de la cellule familiale, c’est beau, mais on n’en demandait peut être pas autant. Et le film de continuer sur cette longueur d’onde, en déballant avec l’énergie d’un possédé des concepts aussi bancals que jouissifs. Ainsi, alors que la famille est de sortie à la messe (et que l’aîné reste seul à la maison) ce dernier est victime d’une possession d’un démon d’Evil Dead. Comprenez par là qu’on retrouve exactement les mêmes effets caméra que dans le film de Sam Raimi, et qu’on aime ça. Et une fois le gamin possédé, la maison ne se sent plus pisser. Les tuyaux explosent, les meubles volent, le lit se met à tourner tellement vite qu’on explose de rire, la chaudière éclate, de la cave jaillissent de gigantesques flammes… C’est un véritable cyclone qui s’abat sur la maison, le démon ayant envie de marquer le coup parce que ca y est, j’en ai eu un ! Et on poursuit dans l’immoralité totale avec l’apparition d’un inceste assez surprenant au vu de la censure de l’époque. Mais rien de bien méchant, la naïveté de la sœur se prêtant au jeu de l’inceste faisant immédiatement rigoler, cette dernière se déshabillant devant son frère sans le moindre doute alors qu’elle doit avoir la quinzaine. Et le frère d’y aller d’un « Tu es la plus belle fille du monde, je crois… » « Tu le crois seulement ? Tu n’es pas sûr ? » « Enlève ta chemise de nuit. Là je serai sûr… ». Et enfin, le prêtre débarque pour bénir la maison. Et là, son eau bénite se transforme en sang. Pas de doute, cette putain de maison satanique est hantée. Mais le clergé est dubitatif. Pas besoin d’un scandale avec un exorcisme, on a déjà donné. Et alors là a lieu la scène du carnage du film, où notre possédé zigouille tout simplement toutes les personnes vivantes qu’il croise. Et le meilleur, c’est que c’est totalement immoral, les enfants en bas âge étant loin d’être épargnés.  Ces moments de bravoure surprennent, et rendent le spectacle diablement attachant, à défaut des terreurs promises. Un charme démonique s’empare de nous, et cela jusque dans le final pompé sur L’exorciste, où notre prêtre finit par vaincre le Mal à sa façon et où le rez de chaussée explose carrément (le Mal est en colère, ça se sent). Un pur film d’exploitation complètement gratuit, mais aussi tellement jusqu’auboutiste qu’il en devient sataniquement séducteur. Allez, soyons généreux !

 

4/6

 

1982
de Damiano Damiani
avec Burt Young, Rutanya Alda

 

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Un sacré moment de rigolade, mais quand même, quelle provoc !

 

The Amityville horror : Lors de la rédaction de l’introduction, j’avais de bons souvenirs de ce remake. Mais en le revoyant, difficile de camoufler une certaine rage tant ce film accumule les procédés du remake moderne les plus stéréotypés. Par là, comprenez que rien ne fait vraiment peur dans ce film, qui mise tout sur des effets jump scare pas particulièrement payant, quand ils ne sont pas pompés sur d’autres films. Et dès le début, on  sent qu’on a affaire à un produit formaté, inoffensif et taillé pour un public pas encore lobotomisé par Paranormal activity. La présentation des personnages est à peine convaincante, le contexte de famille recomposée n’étant ici prétexte qu’à de vagues tensions entre le nouveau père et l’aîné. Bref, la petite famille espère que le déménagement va arranger les choses, sauf qu’ils se plantent en choisissant la maison d’Amityville. Si la sobriété est de retour dans le script (quelques petits détails qui émaillent la peinture en début de film), on bascule rapidement dans la logique du remake sans âme. Le problème, c’est que ce n’est plus Amityville qu’on remake, mais bel et bien Shining. Entre le petite fille qui voit des fantômes de morts atroces, le père qui commence à devenir agressif, à péter un câble et la mettre en danger la vie de ses gosses, et Jimmy Bennett qui croise une vieille toute ridée dans la salle de bain (scène calquée sur la séquence mythique de Shining), Amityville a des doux airs d’arnaque ambulante, de pantin inoffensif qui singe ses aînés sans parvenir un instant à retrouver un climat effrayant. Si certaines images sont intéressantes (la gamine qui se pend au dessus du lit, c’est plutôt bien trouvé), l’ensemble peine vraiment à convaincre sur toute sa longueur. Si encore il y avait un mort ou deux… Mais non, jamais ! On va se coltiner les cris de tout le casting pendant deux heures. Jimmy Bennett ou pas, voilà un film qui se gâche totalement par des partis pris clichés et un manque d’inventivité qui glace. Même l’humour a du mal à dérider (avec l’intervention d’une baby sitter dont la fin est tellement bâclée qu’on en rigole encore). Toutefois, il faut reconnaître au film une envie d’être original avec l’explication du phénomène (car il nous faut une explication de nos jours, aussi abracadabrante soit-elle), même si cela n’explique pas vraiment toutes les apparitions fantomatiques du film. Pour ainsi dire, la seule séquence impressionnante aura lieu sur les toits de la maison, le reste relève du film de grincements dans toute sa splendeur. Un gâchis.

 

1/6

 

2005
de Andrew Douglas
avec Ryan Reynolds, Melissa George

 

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Published by voracinephile - dans Epouvante ( qui stresse)
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commentaires

Dam... 19/06/2012 14:09

Il y avait un réel potentiel avec cette saga. Pourtant...tous les volets sont navrants.
Stéréotypés, scénarisés à la va vite...l'ambiance horrifique semble n'être là que dans les deux premiers volets.
Bizarrement mon favori reste le dernier en date...le remake, qui à défaut d'être glaçant et mémorable, ne contient pas trop de longueurs et reste visuellement sympa.

voracinephile 19/06/2012 22:00



Je trouve aussi que la saga manque de panache, vu qu'elle rêvait de devenir une référence dans le domaine de la maison "hantée". Le second opus parvient toutefois à enthousiasmer le spectateur
avec un train-fantôme aussi fendard que politiquement incorrect, même si motivé uniquement par l'argent. Le premier ne m'a laissé que peu de souvenir, et jamais vu le 3.


Le remake possède en effet un côté glacial intéressant, mais question qualité d'image, c'est la même que le remake de Massacre à la tronçonneuse sans le filtre légèrement sepia. Les fantômes sont
très clichés (malgré quelques apparitions sursautantes, comme la fille pendue), l'ambiance est pompée sur Shining, mais on ne s'ennuit pas trop (si on supporte les clichés). J'en avais un bon
souvenir, mais mon opinion a été revue à la baisse depuis ma redécouverte de l'objet. Dommage, j'aime bien Melissa Georges et Jimmy Bennett (chacun ayant une filmographie sympathique).



Zogarok 02/05/2012 23:01

Le second est meilleur, c'est même évident avec le recul. Je me souviens du jeu aberrant de la mère, mais l'ensemble était "pimenté" (le rapprochement avec Evil Dead est bien vu quoiqu'il m'ait
surpris) alors que l'opus originel est réussi mais terne (un classique anodin en somme - contradiction totale, mais réelle pourtant).

Finalement, toute la saga est assez laborieuse ; elle ne fait pas partie de la grande famille des épopées horrifiques, au contraire des Freddy ou des Vendredi 13. Sans doute parce que ces derniers,
même s'ils sont (très souvent) médiocres, ont un ton et une identité ; ils ont fabriqué une imagerie. Alors que Amityville est déjà dans la culture américaine et que l'attente (grand-public - ni
cinéphile ni "underground") engendre la saga ; forcément, tout ça s'évapore rapidement. Amityville est un film bankable de son temps, un supplément dont seuls se rappelleront les cinéphiles et les
fans du sujet, au même titre que les Resident Evil aujourd'hui.

En gros, je met la tête de Flamby à couper (j'essaie de suivre le débat en ce moment) que des "Amityville", il y en a eu une flopée dans les 70s-80s, mais qu'ils ne peuvent plus émerger parce
qu'ils n'ont pas le bon titre.

voracinephile 02/05/2012 23:58



Ah, quelqu'un de mon avis ^^. Il est clair qu'une saga pareille a vécu grâce à l'exploitation, et dans le genre, Amityville 3D en est le plus bel exemple de par son titre (sinon, pas vu le film).
C'était le train-fantôme de l'époque, et maintenant, il a été remplacé par un drap qui s'agite à 2h00 du matin.


Ce second opus est en tout cas un divertissement royal qui fait tout sauf doser ses effets. Quelle sincérité ! Entre le mari bougon et hypocrite et la mère chrétienne qui se martyrise pour sa
famille, que d'enthousiasme pour briser le cliché de la famille proprette ! Il est en tout cas très amusant de comparer la séquence d'Evil Dead où Raimi cadre Campbell sous plein d'angles
bizarres (alors que la maison bouge), et la séquence où l'aîné se fait posséder. La copie du style est flagrante. Et ce doublage français qui pète un câble, quel régal ("T'es qu'une salooooope
!").


J'aime la comparaison avec Resident Evil, elle me semble cohérente vu que la tentative de relance de la saga a été un modeste bide. Pourtant, il se souciait un peu plus de donner à voir à son
public que certaines autres sagas populaires...


Pour ce qui est d'une résurrection, je me pense pas que le problème soit le nom, mais bel et bien l'inspiration. Le remake ne fait pas peur, il fait sursauter. Pas à un moment, le père ne m'a
fait tremblé (en tout cas, il n'est jamais à la hauteur de Bill Paxton dans Emprise, sans parler de Jack Nicholson), et à partir de là, le film est stérile. La famille ne sort pas plus unie de
lépreuve, les rapports sentimentaux sont les mêmes. Clairement, le film n'entraîne aucune conséquence pour le spectateur ou ses personnages. Mais avec un potentiel vénère (je pense par exemple à
la série American Horror Story), il y aurait de quoi bousiller Paranormal activity...



alice in oliver 02/05/2012 13:20

bah, je me suis un peu ennuyé du fait que le film appuie trop ses références sans jamais imposer son propre style. Sans plus quoi...

voracinephile 02/05/2012 23:35



Ah, c'est clair que ses références sont évidentes, mais son dynamisme impressionne. Même dans la repompe, il ne se passe pas 5 minutes de temps mort qu'une nouvelle manifestation démoniaque vient
troubler la vie de famille. Et une fois possédé, qu'est-ce qu'il devient drôle, l'aîné de la famille. Quand le prêtre arrive dans sa chambre et qu'il le voit planqué dans l'armoire : "Pourquoi te
caches-tu, mon fils ?" "Je ne me cache pas !"



alice in oliver 01/05/2012 22:10

pour le 2, le film sombre trop du côté de l'exorciste et n'évite pas tjs le ridicule.

voracinephile 02/05/2012 13:07



Certes, la première moitié, c'est Evil dead, et l'autre, c'est l'Exorciste. Mais je ne peux pas croire que tu te sois ennuyé pendant ce film. Si ce dernier est clairement risible pendant bien des
apparitions sataniques (et que sa musique devient vraiment agaçante par moments), le foisonnement d'idées du script, et la destruction totale de la cellule familiale font d'Amityville 2 un vrai
plaisir, une récréation un peu nanarde de ci de là, mais qui ne perd pas son temps en fioritures...



alice in oliver 01/05/2012 14:49

une saga plutôt décevante dans l'ensemble. J'aime bien le premier mais il doit beaucoup son succès au fait divers dont il s'inspire. Le 2 sombre du côté de l'exorciste. Je le trouve assez décevant.
Quant au remake, aucun intérêt.

voracinephile 01/05/2012 21:02



Le un m'a toujours laissé un peu de marbre. Il est inégal dans sa manière de délivrer la marchandise : tantôt il fait vraiment peur, tantôt certains des signes qu'il montre m'ennuie (car on a
déjà compris que tout ça n'était pas net). En revanche, le second est de loin le plus sympathique, car le plus généreux. On n'évite pas le ridicule, mais entre potes, ça donne une projection du
tonnerre (on était tous morts de rire). Quant au remake, il appartient à la vague de ceux qui sombreront dans l'oubli...



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