Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 19:58

http://playeject.com/wp-content/uploads/2011/09/apollo_18_01.jpg

 

Les missions d’Apollo au cinéma se résument surtout au film Apollo 13 (et à un clin d’œil dans Austin Powers 2). Et tout récemment, un nouveau film se propose de revisiter le sujet en illustrant une mission ultra secrète : Apollo 18. Une mission où, sous prétexte d’envoyer du matériel en orbite, la NASA prépare un module pour envoyer 3 astronautes sur la lune pour y installer une partie du matériel nécessaire à la bonne marche du bouclier anti missile. Un film plutôt ambitieux dans ses intentions, et qui finalement n’a pas fait l’unanimité, loin de là…

L’histoire : Trois astronautes sont envoyés en mission secrète au pôle sud de la lune afin d’y installer du matériel militaire.

 

http://www.joblo.com/newsimages1/apollo-18.jpg


Le film tente un peu de jouer la carte du réalisme (et donc de la subversion quant aux missions secrètes montées par les deux camps durant la guerre froide) et par conséquent, en suivant la logique du Prochain Blair Witch, nous caractérise les bandes qui suivent comme des archives récupérées illégalement sur la mission Apollo 18. Tout est alors fait pour étayer le côté reconstitution d’époque. Films en super 8 (légèrement accéléré avec un grain un peu plus prononcé et quelques rayures), interviews des différents spationautes, stock shots de tests de la NASA… Bref, c’est presque un docu jusqu’à ce que nos astronautes se posent sur la Lune. Là, si on commence un peu par se tourner les pouces en suivant gentiment la mission militaire qu’ils sont en train d’opérer, notre intérêt est rapidement relancé par la découverte d’un module russe en état de marche (on a eu aussi précédemment quelques pixels louches entourés en blanc, mais on n’a rien vu quand même), et la découverte de son unique occupant, apparemment tué à coup de pierres. Scène du cratère un poil stressante, mais bien supportable. Si on évite de parler de la menace pour ne pas spoiler le spectateur (l’unique originalité du film tient dans le design de ses créatures), on peut quand même rester dubitatif sur le fait que les amerlocs renvoient une mission avec des êtres vivants alors que les échantillons de roche lunaire rapportées sur Terre auraient déjà dû leur apporter les réponses attendues. Sinon, les créatures resteront plutôt discrètes, mais bien présentes, et si on a très peur pour la qualité du film à un moment (un astronaute infecté qui a l’air de se transformer en zombie… AAAhhh !), il se contentera de coller à son idée de départ sans en faire trop. Formellement, le film est désagréable à voir. On se souvient tous de District 9, de son excellente introduction documentaliste qui nous faisait accepter l’existence du vaisseau alien, puis le ton documentaire était abandonné au profit de l’histoire et de l’action. Apollo 18 représente la dérive de ce qu’aurait pu être District 9 si il avait été entièrement tourné en mode « caméra de sécurité ». Ici, les caméras sont toujours fixes, et quand elles bougent, l’image est rarement nette, ou forçant trop sur les contrastes. Dans une volonté de réalisme, certaines images ont été dégradées, tournées dans des formats différents, en noir et blanc ou avec un bruit énorme. Certaines relèvent même de la qualité web cam. Le film n’a donc qu’une esthétique très vague, les plans tentant rarement d’être jolis ou bien cadrés. Le souci documentaire annihile toute ambition artistique, et ça nuit clairement au côté spectacle qu’un tel projet (avouons le : culturellement inutile) était censé procurer. Un film de monstre qui lorgne du côté d’Alien sans en retrouver l’angoisse et sans côté divertissant, ça vous tente ?

 

1.5/6

 

2011
de Gonzalo Lopez-Gallego
avec Warren Christie, Ryan Robbins

Partager cet article

Repost 0
Published by voracinephile - dans Epouvante ( qui stresse)
commenter cet article

commentaires

Duncan 15/01/2012 10:32

Tiens,ç'aurait pu être pas être pas mal,j'aime bien cette manière de filmer,dommage.

voracinephile 15/01/2012 14:10



Si tu aimes le found footage, tu devrais quand même y jeter un coup d'oeil, le réalisme des prises de vues étant plutôt soigné, mais annihilant toute dimension divertissante.



alice in oliver 14/01/2012 22:16

En tant que tacheron et nanardeur, je la suivrai de près, de très près...

voracinephile 14/01/2012 22:43



Et moi donc !



alice in oliver 14/01/2012 20:45

ou alors de passer totalement inaperçu sauf si le film tient ses promesses

voracinephile 14/01/2012 21:24



Oh, je pense déjà qu'ils passeront totalement inaperçu, sauf auprès des bisseux comme nous. Perso, je continue à guetter leur arrivée.



alice in oliver 14/01/2012 18:18

pardon, spitch

alice in oliver 14/01/2012 18:18

voilà un speech qui s'annonce prometteur

voracinephile 14/01/2012 19:12



N'est-ce pas ? Avec Capitain Berlin vs Hitler, voilà des petits films qui risquent de faire parler d'eux à leur sortie...



Présentation

  • : Le blog de voracinephile
  • Le blog de voracinephile
  • : Le cinéma en grand, comme je l'aime. Points de vue, critiques, discussions...
  • Contact

Profil

  • voracinephile
  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.

Recherche