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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 18:15

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Nul doute que Peur Bleue, nanar très cher de Renny Harlin, a laissé une empreinte nette dans le monde cinématographique, au point d’être devenu avec Les dents de la mer une référence dans le domaine du squale (coiffant au poteau The Reef qui reste un des meilleurs étendards du genre). Et le filon ne semble pas prêt de s’épuiser. Après le foireux Shark Night (qui sera chroniqué en mode express tant il n’y a rien à dire), c’est Bait 3D qui vient reluquer dans notre direction, et dire que le résultat peine à convaincre relève de l’euphémisme. Et  alors qu'on commençait à déprimer, voilà que The Asylum nous propose 2 hedad shark attack, qui capte immédiatement notre attention en remportant notre consentement haut la main !

 

2headed-shark.jpg


Bait 3D : Des années après un traumatisme à ailerons pendant un job d’été de garde-plage, un jeune adulte bosse dans un supermarché. Alors qu’a lieu un braquage, un tsunami débarque sans prévenir, transportant avec lui un requin blanc de belle taille, qui hante alors le rayon fruits et légumes…

Clairement, niveau prétexte scénaristique, on ne nous épargne rien, et on s’ennuie facilement avec Bait, qui présente surtout des effets spéciaux numériques calamiteux pour les apparitions du requin de service. Heureusement, pas mal de maquillages un peu gores (bien plus que Peur Bleue) viennent tenter de sauver le tout de la catastrophe technique, mais quand même, difficile d’être convaincu par la première apparition du monstre. Le véritable problème de Bait, c’est que malgré la nanardise ambiante de l’ensemble de l’histoire, le tout est d’un sérieux papal (le traumatisme du héros) et confine à un ennui aussi terrible que constant. Le supermarché offrant un terrain de jeu très réduit (où on se dit que les héros vont être sans arrêt harcelés par le monstre), on assiste donc à une bande de figurants mouillés assis sur le haut des rayons qui parlent longtemps pour ne pas faire avancer grand-chose. Le seul petit intermède comique est réalisé par le tandem bimbo / dragueur de service, coincés dans leur voiture noyée sous l’eau et cible potentielle constante du monstre. Mais peine perdue, le quota de nanardise ne dépasse jamais le sourire devant ces clichés en puissance. Après, on suit les différentes tentatives du groupe pour s’en sortir, régulièrement ponctuées de morts plus ou moins graphiques. Mais rien ne vient transcender le spectacle, pas même le duel final au fusil à pompe contre dents aiguisées. Bait, ou les fausses promesses d’un divertissement voué à l’oubli, encore plus pathétique que Shark Night. Histoire de vous consoler, on recommande davantage Amphibious 3D (le dernier de Yuzna qui propose une bêbête rigolote) ou le timbré 2 headed shark attack dont on va vous parler… toute de suite.

 

0,2/6


2012
de Kimble Rendall
avec Xavier Samuel, Sharni Vinson

 

bait-3d-shark-attack.png

 

2 Headed Shark attack : Ah, le grand retour d’Asylum, ici magnifié par une aberration génétique de premier plan ! Rendez vous comte que ce requin là, ben il a deux têtes ! Ce qui signifie qu’il a un deux fois plus gros appétit, et qu’il peut manger deux personnes à la fois ! La menace est donc à prendre deux fois plus au sérieux, et pour le spectateur, c’est la promesse de 2 fois plus de divertissement ! Et y a du beau monde ! Ca commence avec une intro torride, avec deux bombasses qui font du ski nautique, tractées par une équipe de 3 mecs bières en main qui s’extasient sur leur performance. Le photographe du lot commence par un « Ces nanas sont toutes mouillées ! », ce qui nous place déjà dans une ambiance estivale propice à la méditation sexuelle. Et voilà que la bête les gobe d’un coup toutes les deux, dans une apocalypse de CGI indigne Shark attack 3. Les mâles, constatant la disparition des objets de leur désir, deviennent sur place, et se font gober sans vergogne par l’animal, dans un montage aussi apocalyptique qu’incompréhensible (un surdécoupage à en rendre jaloux Uwe Boll). Sur cela, apparition du titre, on sait qu’on est entre les mains d’un professionnel, qui va nous en donner pour notre argent. Et ça ne traîne pas, on nous présente direct le groupe d’étudiants qui semblent surtout être venus pour faire du bronzage intégral. D’ailleurs, les sportifs sont de la partie, venant faire chier l’intello du groupe en lui piquant son sextant, puis en bandant leurs muscle pour ajouter « sexe – tend ! Ha ha ! ». Du rêve ! Et ça continue avec le sextant ! « A quoi ça sert ce truc ? » « Oh, tu devrais t’en foutre ! Ca sert pas à rouler les joints. » « Hé hé ! ». Mais voilà que le bateau de notre groupe de joyeux drilles est endommagé par notre requin bicéphale. Qu’à cela ne tienne, ils débarquent sur une île le temps d’effectuer les réparations nécessaires. Le spectateur se frotte alors les mains, car lorsque les jeunes étudiants s’éparpillent dans la nature, on sait très bien ce qu’ils ont en tête… Et ça ne loupe pas ! Malgré les tas d’animaux morts dévorés qu’ils retrouvent sur les plages, ils s’approchent de l’eau pour dragouiller. Ca commence fort avec une lesbienne qui drague lourdement la bimbo du groupe « Et alors, d’où tu viens ?... T’as un copain ? » « Ca t’intéresse ?... » « L’eau a l’air trop chaude ! Ca te dit pas d’y aller ? ». A poil ! A poil ! A poil ! Mais non, hélas ! Heureusement, à côté, un heureux veinard a réussi à chauffer deux étudiantes pour une partie à trois ! Ouaiiiis ! Et c’est parti, tout le monde à poil dans cinquante centimètres d’eau (à poil veut bien sûr dire topless mais on garde le bas). Et là, le requin de 10 mètres de long arrive planqué sous la surface (les chaudasses côte à côte se mettent à cracher du sang ensemble) et bouffe tout ce petit monde ! La dépravation, c’est mal, mais le voyeurisme, on en redemande ! Manque de pot, nous ne verrons plus de nichon par la suite, ce qui met sacrément en rogne. Néanmoins, le film compense par un rythme complètement lénifiant où nos incapables étudiants en océanographie (ça sert à quoi, l’océanographie, à part nous fabriquer des écolos casse couilles qui vont augmenter les impôts ?) trouvent enfin un moyen d’attirer l’animal. Mais un raz de marée inonde alors l’île, mettant tout le monde à la merci des dents en mousse de la bête. Fort heureusement, ils trouvent refuge dans une église (Amen, j’aime bien quand les films font preuve de moralité), avant de nous remaker les dents de la mer façon asylum. Mine de rien, on rigole beaucoup devant la débilité de l’ensemble, et l’absence de sérieux de l’entreprise (en plus, pour qui s’intéresserait à l’avis d’un réalisateur de nanar, je vous confirme que c’est du bon boulot, et que les professionnels qui ont tourné ça connaissent leur métier ! Il y a encore de l’avenir dans les nanars, faut juste y mettre un peu d’énergie et de bonne volonté. En plus des nichons, bien sûr !

 

0/6 mais un 15/20 très professionnel !


2012
de Christopher Ray
avec Carmen Electra, Charlie O'Connell

 

2headshark1.jpg

Un film pour les filles !

 

naked-lesbian-kiss-in-2-headed-shark-attack.jpg

Un film pour les garçons !

 

2-headed-shark-attack-1.jpg

UN FILM POUR LES CATHOLIQUES !!!

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Published by voracinephile - dans Nanar (modeste)
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commentaires

Vince12 05/03/2014 09:46

Ma parole mais c'est Klaus qui trône sur le blog !

Sinon en fin vu ce 2 Headed shark attack, effectivement jouissif. ET merde la fille la plus intelligente est...blonde !!! Sinon on retrouve les clichés du genre poussé à l'extrême! Excellent nanar
asylum allez à quand 3 Headed shark attack !

voracinephile 05/03/2014 13:00



Après la lecture de ton article sur Marlon Brando, je voulais revenir aux acteurs et actrices de grosse carrure. J'ai fait plusieurs bannières avec Klaus, que tu découvriras au fil des mois.


 


Ah, heureux de savoir qu'il t'a plu. Rien ne m'énerve plus que les nanars à potentiels qui se révèlent ennuyeux. Et 2 headed shark attack parvient à vraiment éviter ça avec ses clichés ridicules,
ses plans foireux et ce sexe de supermarché qui provoque d'incontrôlables fous rires. Je te tiens au courant de mes prochaines découvertes en la matière (Zombeaver est dans ma ligne de mire...)



borat8 15/07/2013 22:40

Pareil on sera fixé en même temps! Manquerer plus que la télékinésie!

borat8 15/07/2013 18:36

Malheureusement, Pacific rim s'est fait volé la vedette ce week end par l'autre merde avec les minions et la nouvelle production Adam Sandler. Soupirs...

voracinephile 15/07/2013 19:06



J'irai le voir dès mercredi pour ma part. Première séance de l'aprem.



borat8 14/07/2013 18:28

Et oui Asylum! Quand je vois leurs derniers titres c'est magnifique: Jack the giant killer (qui ironiquement était le titre initial du film de Singer!) et Atlantic rim! On ne sait absolument pas
d'où viennent ces titres.

voracinephile 15/07/2013 18:31



Putain de Guillermo Del Toro ! Parce qu'il fait une grosse production, il croit qu'il peut voler les titres des petits films indépendants intègres qui tentent de faire du spectacle à leur échelle
! Y a des procès qui se perdent...



borat8 14/07/2013 00:03

D'ailleurs dans son genre Shark attack 3 est magnifique! Ah ces giffs complètement nazes!

voracinephile 14/07/2013 15:32



Le meilleur du monde ! Mais Asylum est en train de gagner du terrain. Sharknado envoie quand même du lourd niveau bande annonce !



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