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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 16:20

http://www.lewebzine.com/wp-content/uploads/2008/07/batman_begins_ver6.jpg

 

http://1.bp.blogspot.com/-B0OLNzPTdWY/Tx86BlCdWfI/AAAAAAAAA1k/5Sc6jl99O3s/s1600/2008-the-dark-knight-batman-movie-poster-8.jpg

 

Alors que The Dark Knight rises arrive à grand pas, faisons un petit point sur la nouvelle ère de Batman initiée par Nolan. Le principal intérêt de la saga reste jusqu’à maintenant la maturité dont le script a fait preuve, façonnant un personnage crédible, dont le cheminement moral est tout à fait logique, et qui réussit son paris de revenir aux sources et de faire une œuvre grand public tout en soignant beaucoup la qualité du spectacle promis (Batman forever et Batman et Robin se focalisaient sur un public enfantin, une erreur qui lui a rapidement coûté leur popularité auprès des fans). Avec Batman begins, d’excellentes bases étaient posées, et on pourrait ainsi dire que cet opus est le meilleur de la saga (c’est mon avis après revisionnage des deux films) car il se focalise pleinement sur Batman, et son approche de la folie collective suscite une crainte au moins aussi troublante que celle du Joker. Proche de l’esprit des Batman sombres, tout public, mais jamais tendre (les coups de poings sont violents), Batman Begins est un bijou qui n’a pas à rougir devant son successeur, le mastodonte The Dark Knight. Ce dernier est parvenu à se hisser au dessus de son prédécesseur non pas pour Batman, mais pour sa version du joker qui prend à contrepied les attentes du public, oubliant la facétie de ce cabotin de Jack Nicholson et donnant dans la psychopathie troublante, évoquant le chaos mais se révélant finalement structurée. Un méchant mémorable, et un discours corrupteur plutôt sombre qui donne des promesses de noirceurs scandaleusement tentatrices…

 

http://a.giscos.free.fr/cinema/B/BatmanBegins/Image10.jpg

 

Batman Begins : Voilà un film qui, en un opus, parvient à poser un personnage de héros avec un sérieux qui laisse admiratif, au vu de la qualité du boulot accompli. Une réinvention, une refonte complète de Batman en éliminant les arguments les plus enfantins pour se focaliser sur Bruce Wayne et sur son parcours qui va l’amener à devenir Batman. Son passé est d’ailleurs brillamment traité (à part un trauma quelque peu expéditif : on aurait aimé qu’il dure un peu plus longtemps que quelques plans vite expédiés), par l’intermédiaires de flash back détaillés, qui cernent parfaitement la pensée du personnage, son désir de vengeance et sa quête de but qui lui donnera les armes pour se battre (les pièces de son équipement ressemblent à celle des ninja qu’il a appris à manipuler). Cette partie, légèrement bancale pour son recours au mythe ninja (un cliché maintenant, dès qu’un héros qui doit combattre cherche un but et une technique), a toutefois l’intelligence (et c’est bon de le souligner) d’évacuer tous les dialogues pompeux pseudo-philosophiques qui sont habituellement le lot de tels contextes, pour se focaliser uniquement sur l’entraînement de son héros et sur sa gestion de la peur. Allant à l’essentiel, offrant ici des scènes de combats plutôt adroites (hélas, quand batman fera de la castagne en costume, ils deviendront beaucoup moins lisibles) et organisant un retour un la maison plutôt amusant, Batman begins suit jusqu’à lors une sorte de parcours classique pour les nouveau héros (Largo Winch par exemple suivra un parcours comparable), avant de se focaliser sur sa lutte contre le crime et l’apparition d’un méchant jubilatoire : l’épouvantail (un de mes préférés, et ici plutôt bien incarné par Cillian Murphy). Une vraie petite merveille qui nous laisse encore craindre peu à peu le pire, et qui nous offrira un dernier acte tout en panique, n’hésitant pas à plonger dans la folie des milliers de civils et à laisser Batman tenter de gérer la situation. Plutôt intelligent, le script se révèle aussi subtil dans la perception sentimentale de son personnage, toujours amoureux de son amie d’enfance mais s’assurant une façade de millionnaire benêt pour donner le change. Michael Caine fait son boulot en temps que domestique, mais on l’a connu plus inspiré (il était autrement plus charismatique dans Le prestige). C’est Gary Oldman qui doit être le personnage secondaire le plus attachant, véritable antithèse de Stansfield de Léon. En résulte en tout cas un batman admirable, qui plante savamment ses nouveaux personnages et qui gère une intrigue très cohérente et suffisamment rythmée pour n’ennuyer personne. Bref, un nouveau départ réussi, qui se révèlera confirmé par sa suite. La formule est d’ailleurs suffisamment payante pour que le jeu Arkham Asylum repompe en grande partie les idées de base (épouvantail, castagne à l’usine d’Arkham, produit chimiques étranges) du film en ajoutant quelques méchants et de sympathiques moments de bravoure.

 

5/6

 

2005
de Christopher Nolan
avec Christian Bale, Katie Holmes

 

http://media.paperblog.fr/i/406/4064726/batman-begins-L-j5g3my.jpeg

 

The dark knight : Véritable raz de marée au box office (le film se hisse jusque dans le top 10 des films les plus vus au monde), The dark knight est de loin le film de justicier le plus populaire, et cela grâce à un unique argument : son nouveau méchant. Le joker, incarné par un Heath Ledger possédé par son personnage, porte littéralement le film sur ses maigres épaules, arrivant à terroriser une ville entière avec des moyens très limités. C’est pour ce la que ce film est considéré comme le meilleur de la saga : il est toujours animé par une tension, une incertitude concernant la suite du plan qui laissera tout le monde haletant et prompt à encenser le film parce que des tarés aussi charismatiques, c’est rare. Loin des facéties des dessins animés ou des premiers films (qui rendaient le joker plus attachant, ici, son nouvel humour sera d’une noirceur telle qu’il faudra quelques secondes au public pour comprendre que le joker vient de faire une blague), ce joker se veut être un terroriste imprévisible, qui prend son pied devant le chaos. Sauf que le joker n’est pas chaotique (sans quoi, il serait complètement à la masse, noyé sous la tonne de rumeur qu’il propage). Il fait constamment de petits plans, aux enjeux simples et précis qui fonctionnent tous jusqu’au final très  tendu du film. Ce joker joue simplement avec les médias de la ville en prétendant beaucoup plus que ce que ses maigres moyens lui permettent d’accomplir (c’est d’ailleurs la terreur populaire qui est représentée comme le véritable ennemis à combattre). Un méchant fascinant, charismatique, mais pas aussi bien rodé que le prétendent ses plus fervents partisans. Dent est lui aussi un personnage intéressant dans son revirement de situation et sa plongée dans le chaos (son basculement est un peu expédié « le chaos est impartial… », …certes !) viennent conforter le discours du joker, qui a défaut de détruire Gottham, lui ôte tout espoir de voir la fin de ses maux. Personnage sombre, mais un peu sous exploité avec son pile/face. Le film parvient en tout cas à être à la hauteur du premier, notamment avec sa lutte contre le crime organisé, étendue ici à un contexte inter-national, et pour son évolution du statut de batman, de plus en plus considéré comme un paria pour la population. Toutefois, le batman de cet opus est décevant, se contentant de s’adapter au rythme du joker et réagissant psychologiquement de façon logique et sans grande surprise aux évènements (qui eux parviennent à surprendre). Toutefois, je ne cache pas une petite déception devant la conclusion de l’épisode « expérience sociologique », la réponse apportée représentant ici la volonté d’individus alors que les instincts de groupes nous poussaient carrément dans l’instinct de survie. Reste un film d’action excellente tenue, un batman plus sombre que son prédécesseur et qui augure du meilleur pour un dénouement qu’on espère du même niveau.

 

4.9/6

 

2008
de Christopher Nolan
avec Christian Bale, Heath Ledger

 

http://la-pellicule-brule.com/wp-content/uploads/2012/01/Batman-the-dark-night5.jpg

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commentaires

gangstermomo 06/08/2012 19:44

oui mais si je vais commenter watchmen on va me crier dessus mdr
oui oui j'aime bien dent mais ce que je veux dire c'est que tout le monde le voit pas vu que joker a une trop grosse aura est c'est dommage mais j'adore ce perso
et j'aime bien ce film aussi parce que nolan casse le cliché sur les superheros movies avec la mort de la femme de dent histoire de pas avoir le happy end bateau ou le heros embrasse celle qui
l'aime et qu'ils sont heureux et eurent beaucoup d enfants ( ce que je raconte ne serai ce pas le happy end de rise ? mdr)

voracinephile 07/08/2012 15:51



Tu ne dis rien sur Watchmen ou je te crie dessus !


Mais en effet, Nolan casse bien le cliché avec la mort de l'amour du héros (ce qui est aussi le cas dans Van Helsing, mais c'est moins réussi par Sommers). On espère que dans Rise pendant le
générique, Bruce se pacse avec Ginette et qu'ils ont Rodolphe et Henriette comme gamins ^^



gangstermomo 04/08/2012 17:33

une chronique sur nolan= commentaire de moi même si tu connais mon avis sur ce bon réalisateur
Une fois n'est pas coutume je suis d'accord avec toi begins est meilleur que dark knight meme si ces 2 films sont tres differents l'un est un film d'action au final explosif dans le tram avec un
joli combat l'autre est un thriller-polar avec une tension toujours présente et ou l'amour de bruce meurt ce qui est rare dans les film de super heros (personne ne l'a noté alors que c'est point
plutot plaisant qui ajoute une pointe dramatique a ce film) malheureusement double face est peu exploité a cause du joker en effet le film tourne bcp autour du joker meme si le perso est super le
meilleur de la saga mais il fait beaucoup d'ombre au reste

voracinephile 04/08/2012 20:39



Seulement bon ? La dernière fois qu'on s'était vu, c'est le meilleur réalisateur de tous les temps ^^


Pour le "une fois n'est pas coutume", ça me fait sourire car tous les commentaires que tu as posté sont en accord avec moi... Dis un peu du mal de ce que j'aime, ou du bien de ce que je déteste
^^ D'accord avec tout ce que tu ajoutes sur les Batman, je suis d'accord (et pour le rebondissement dramatique de The Dark Knight, je pense que nous l'avons tous en tête tellement il était
traumatisant. Ravi quand même que tu prennes quelques distances avec le personnage d'Harvey Dent qui t'avais me semble-t-il plu, mais qui en l'état n'est pas assez approfondi, vampirisé par un
Joker toujours aussi fascinant...



borat8 17/07/2012 15:58

C'est un chapitre assez long quand même et pourtant je lis beaucoup de BD.

borat8 16/07/2012 15:47

A vrai dire il y a un chapitre peut être trop long où le Jack décripte plusieurs monuments mais au final chacun à une réelle signification.

voracinephile 17/07/2012 14:33



Bon. Quelques longueurs descriptives, ce n'est pas la mer à boire !



borat8 13/07/2012 17:49

Parfois Moore force trop sur la description dans From Hell mais cela reste du bon. D'ailleurs faudrait que je reprenne la lecture. Pour Watchmen je me souviens que l'édition que j'avais payé était
à 30 euros. C'est avec une vraie couvertures pas un machin à plastique.

voracinephile 16/07/2012 13:25



Oui, le gros comic book est dans ces ordres de prix... Il faudra déjà que je le feuillette avant d'investir...



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