Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 11:10

http://img.omgstars.com/11518.jpg

 

Nouveau film what the fuck pas encore sorti mais qui restera de toute façon inaperçu et méconnu, Beyond the black rainbow, qu’on traduirait linéairement par Derrière l’arc en ciel noir. Mais qu’est ce que ça veut dire un titre pareil. Rien du tout, le rapport avec l’arc en ciel dans ce film étant très lointain, et l’objet lui-même étant à des lieues de nos attentes, devenant presque un aboutissement dans le genre qu’il illustre, dans ses bons comme dans ses mauvais aspects.

L’histoire : un laboratoire effectue des recherches sur une cobaye étrange, pendant qu’elle prétend pouvoir offrir la paix intérieure à ceux qui le désirent.

 

http://bostonunderground.org/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/beyond-the-black-rainbow.jpg

 

Voici un objet aussi beau qu’impénétrable, à la narration si figée, si contemplative qu’il est impossible pour le spectateur d’avancer dans le récit. Attaquons le film directement sur son principal défaut : l’absence de rythme. Imaginez que vous regardez matrix, mais que tout le film est au ralenti. Toutes les scènes d’actions. Tous les dialogues. Tout est figé. Comment le supporter plus de 20 minutes ? Et bien avec Beyond the black rainbow, c’est immédiatement ce constat qui s’impose. Le public va attendre une heure quarante un moment déclencheur, et il va voir le générique de fin en se demandant si le film a commencé à un moment. La narration ne décolle jamais, les dialogues, théâtraux, sont soporifiques comme pas possible (certes, c’est voulu, le film tournant autour de l’apaisement de l’être humain), ce qui devient très lourd après une demi-heure. A titre d’exemple, je me suis endormi trois fois devant. Et ce n’était pas de la somnolence ou de la fatigue. Ce film fait dormir. On rajoute à ça un scénario incompréhensible (je me demande encore d’où sort le personnage du tueur génétiquement modifié) qui fait évoluer des personnages dont nous ignorons tout et dont nous ne pénètrerons jamais la pensée, et on a une idée de la déconnection notoire entre le film et son public. Mais malgré ces handicaps lourds (les fans du film se compteront sur les doigts d’une main), une sorte de grâce de tous les instants opère. Visuellement, le film est une merveille. Une beauté qui recycle tous les codes visuels du cinéma de science fiction des années 70, à un point tel qu’on croirait avoir affaire réellement à un film de l’époque en copie restaurée. Les décors, minimalistes, sont superbes, les effets d’éclairages léchés comme pas permis, les acteurs ont des physiques magnifiquement choisis… Bref, c’est une sorte de vintage SF 70’s sorti de nulle part, aussi fascinant visuellement qu’impénétrable en termes de thématiques. La seule question qu’on peut se poser à la fin du film, c’est « T’as compris quelque chose, toi ? ». Mais encore une fois, le délice visuel dans lequel le film nous enveloppe est un atout-charme de poids. C’est là qu’on constate à quel point le film est abouti : c’est un délire de SF à la plastique parfaite, mais qui ne peut pas un instant inclure son public dans une thématique compréhensible. Panos Cosmatos a une personnalité artistique, c’est indéniable, maintenant, il va falloir faire un gros travail de compréhension et d’élaboration d’un scénario…

 

Visionner la bande annonce (une tuerie qui résume finalement bien le film)

 

3.5/6 (la note est très sévère au vu des qualités visuels, mais quand même, c’est chiant pendant une heure quarante)

 

2010
de Panos Cosmatos
avec Eva Allan, Michael Rogers

 

http://sphotos.xx.fbcdn.net/hphotos-ash3/p480x480/533172_305437369531316_132180743523647_669283_1383943636_n.jpg

Partager cet article

Repost 0
Published by voracinephile - dans OFNI (m'as tu vu )
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de voracinephile
  • Le blog de voracinephile
  • : Le cinéma en grand, comme je l'aime. Points de vue, critiques, discussions...
  • Contact

Profil

  • voracinephile
  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.

Recherche