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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 14:12

http://idata.over-blog.com/3/85/36/69/Images-2/Image-13/blood_camp.jpg

 

 

 

Avec Camp Blood, le cinéphile pourra flatter sa mémoire en se rappelant du très anecdotique Sleepaway Camp. Ce slasher tourné au début des années 80 ne valait pas grand-chose, ersatz de Vendredi 13 sans le sous qui se démarquait de son concurrent dans la toute dernière minute avec un twist resté aujourd’hui dans les annales. Blood Camp, c’est la suite pas du tout sérieuse et hautement nanarde de Sleepaway Camp, et c’est mauvais mais volontaire !

L’histoire : plusieurs années après le carnage de Sleepaway camp, le parc, rebaptisé Arawak, est à nouveau ouvert aux jeunes américains désœuvrés. Mais cette année, Alan, un empoté obèse, se révèle particulièrement pénible avec tout le monde.

 

http://bis.cinemaland.net/pictures/moviepic/sleepaway-camp5-pic2.jpg

 

Ce qui est assez amusant dans Blood Camp, c’est qu’on constate dès le début que le réalisateur est un fan de South Park. C’est bien simple, il ose commencer son film avec rien de moins qu’une séquence où des ados s’amusent à faire flamber leurs pets. Sérieux, la caméra filme ça. Et voilà qu’Alan débarque au milieu et se lance dans un exercice d’humiliation à base de pets foireux qui plante immédiatement l’ambiance du film. Ca va être lourd, très lourd, mais il y a une énergie régressive et crétine telle qu’il est possible de prendre un certain plaisir à la voir (c’est un nanar coupable, en quelque sorte). L’atout charme de ce film, c’est indéniablement Alan. Sorte de grand obèse au visage porcin, il est l’incarnation de Cartman et se sacrifie totalement pour son rôle. C’est simple, son caractère est monstrueux (il est égoïste, narcissique, invivable, et il se plaint du monde qui le martyrise). Car si Alan tend le bâton pour se faire battre (même le public devrait avoir envie de le baffer), il est le souffre douleur de tout le camp, ce qui en plusieurs occasions provoquera des situations injustes. Sous prétexte de son associabilité, il devient rapidement un coupable idéal pour les différents meurtres pompés sur Sleepaway Camp, exécutés par un mystérieux individu. Les adultes, eux, pensent à un éventuel retour du coupable du premier, sauf qu’à aucun moment on ne nous montre son visage (il est donc impossible de la connaître, et donc de la reconnaître). Mais dans cette affaire, ils seront aidés par un shérif à la trachée percée qui parlera comme les chasseurs de South Park. Nous aurons aussi droit aux trois potes sensés interpréter Kyle, Kenny et Stan qui traverseront le film sans trop de dommages (non, pas de mort de Kenny). Bref, si c’est lourd par moment, le portrait psychologique du crétin du film est suffisamment appuyé pour convaincre, ce genre de caractère étant souvent révélé en camp de vacances. Et on se tape par moments des fous rires nanars tant la qualité de l’ensemble du film se révèle fluctuante. Vu que la réputation du premier ne tient que sur son twist final, celui de cette nouvelle version en est la version mongoloïde, tellement non sensique et nanarde que le spectateur termine le film légèrement déboussolé, la révélation finale tenant du foutage de gueule autant que du bâclage (vous ne pouvez pas trouver le coupable encore une fois parce que ce ne sont pas les mêmes personnes qui font les meurtres et qui disent qu’elles sont coupables). Bref, c’est du nawak généreux et débile qui réjouira les nanardeurs sans jamais transcender les codes du genre…



0/6 mais un généreux 13/20 nanar

 

2008

de Robert Hiltzik

avec Vincent Pastore, Michael Gibney, Felissa Rose

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Published by voracinephile - dans Nanar (modeste)
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