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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 19:12

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Ô joie, ô merveille, ô délice suprême ! Je n’avais pas été aussi émoustillé depuis mon dernier séjour dans l’antichambre de Lucifer. Boule et Bill, sainte merde qu’on savait déjà pourrie jusqu’à l’os dès son annonce en top 5 des attentes sur allociné (j’aimerais savoir à combien se négocie le rang dans ce top, car certains pronostics sont tellement hallucinants qu’il est impossible qu’il n’y ait pas vente dans ce genre de connerie prévisionnelle), passe enfin sous la tronçonneuse de Voracinéphile, et autant dire que j’en ai mis partout pendant le visionnage. Innommable, inepte, sans fin, redoublant de médiocrité… On est souvent plus sévère avec les production de son propre pays qu’avec celles de l’étranger… Ici, non seulement c’est vrai, mais c’est après des visionnages comme cela qu’on aimerait recevoir un passeport de la Russie.

L’histoire : Boule, un petit garçonnet roux vivant en province, décide d’adopter un cocker qu’il nomme Bill. Si les débuts de cette amitié ne sont pas brillants, la situation change quand la famille doit déménager à Paris dans une banlieue.

 

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Oh, my god. On touche une fois encore à une pulsion totalement masochiste de ma part, puisqu’il était prévisible d’assister à une débâcle sans nom. Alexandre Charlot a-t-il participé à un seul bon film depuis Une affaire d'Etat ? Franck Dubosc a-t-il joué dans un seul bon film ? Y a-t-il une seule adaptation de bande dessinée qui ait été réussie en France ces dernières années ? Mais bon, faisons comme si les réponses à ces questions étaient oui. On commence donc avec toute la famille qui chante gaiment « Tout tout tout j’vous dirai tout sur le zizi ! », avant de bifurquer vers la fourrière pour adopter Bill. Ce qui frappe dans Boule & Bill, c’est la totale insipidité de l’ensemble. L’incapacité du film à se révéler notable dans un seul registre (sentiments insipides, gags éculés, aucun scénario…) le coule assez prévisiblement, et c’est sans surprises que le spectateur sombre dans une bouillie de gags qui s’enchaînent à la manière d’un Ducobu (nous sommes dans la même catégorie de divertissement). Bill, la principale attraction, est toutefois un cocker en chair et en os qui a été dressé pour l’occasion (on évite donc le numérique), et pour savoir ce qu’il pense, nous avons droit à la vieille voix off qui enchaîne les boutades nullardes sans jamais se fatiguer, malgré la nullité de l’ensemble (de quoi ressusciter Mauvais Esprit comme comédie de bon goût). Un peu de décence serait de mise pour juger de ce film qui n’est objectivement pas plus nul qu’un Les Schtroumpfs, mais son inutilité et son incapacité crasse à divertir en font un objet purement commercial qui n’existe que pour soutirer des biftons aux honnêtes familles qui ne savent pas reconnaître le navet quand il pointe à leur porte. Je préfère passer sous ellipse l’histoire d’amour entre Bill et la tortue sur fond de musique romantique, à se faire péter les méninges dans un étau. En face d’une telle médiocrité, pas surprenant de voir que notre jeunesse perd ses repères et se met à dévaliser des restaurants pour partir en spring break. Malgré l’envie, je ne reviendrai pas sur le cas incurable de Franck Dubosc, qu’aucun réalisateur ne semble prendre suffisamment au sérieux pour lui donner un vrai rôle (je finis même par être triste pour lui, quelle image laissera-t-il quand il raccrochera ?). Toujours est-il qu’on peut couper les subventions de tous les prochains projets de ce genre, on économisera un pognon fou qu’on pourra réinvestir dans les vrais valeurs du cinéma français (Du Welz, Laugier, parrainer le prochain effort d’Aja, financer OSS 117 3, permettre à Jean Louis Costes de se lancer au cinéma…).

 

0/6


2013
de Alexandre Charlot, Franck Magnier
avec Franck Dubosc, Marina Foïs

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Published by voracinephile - dans Navet (prétentieux)
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commentaires

titi70 09/08/2013 11:19

Déja, j'ai une réaction bizarre quand je vois le nom de Frank Dubosc sur une affiche : La fuite, et je vois, qu'encore une fois, j'ai eut raison. Déja que l'interet d'une telle adaptation
m'échappe. Les bande déssinés sont sympa, mais, rien qui justifie une adaptation ciné. Mais, bon, à ce train la, ils vont bientot nous sortir une version grand écran de Quick & Fluck, avec
Christian Clavier et Frank Dubosc.

voracinephile 09/08/2013 11:48



J'ai la même réaction ! J'ai regardé la filmographie du bonhomme, et c'est pas joli joli... Vivement une adaptation d'Achille Talon avec Depardieu dans le rôle et Kad Merad pour Lefuneste...



borat8 08/08/2013 22:55

Va voir plutôt The wolverine. J'y reviendrais dans quelques jours. Moi j'ai revu le premier et le 2 me donne envie de vomir. Les ralentis avec des chiens et chats numériques mon Dieu...

borat8 07/08/2013 21:22

Moi je me suis retapé Comme chien et chat hier. Plein de CGI pour de la merde quoi! Moi moche et méchant 2 continue sa montée en puissance au box office. En revanche, Les schtroumpfs 2 patinnent un
peu! :D

voracinephile 08/08/2013 00:49



J'irai voir les schtroumpfs demain ! Puis ça sera Insaisissables ou Wolverine, je me tâte...


Moi moche et méchant continue, oui... Ca m'agace beaucoup d'ailleurs, de voir que baisse de qualité ne veut pas dire baisse de fréquentation... J'ai vu Comme Chiens et chats 2 ! Du gros mauvais
goût pour enfants qui tâche, ça sera une chronique dont je me délecte déjà... Catnibal Lecter, mais mon Dieu, la faute de goût...



Zogarok 07/08/2013 11:43

Une séquence émouvante. Je ne me rappelle plus comment ça se termine pour la tortue ?

voracinephile 07/08/2013 14:08



Oh, je crois que la tortue embrasse finalement Bill avec son petit museau... Mais c'est beau, cet amour entre deux espèces ! Ca nous rappelle que c'est une question de sentiments, et pas une
question de races... Beethowen est prévu dans les prochains visionnages au fait.



Zogarok 07/08/2013 00:44

C'est scandaleux ! Comment oses-tu faire un commentaire aussi général devant autant de richesses ! Boule et Bill 2013 : mais quel foisonnement créatif à chaque instant !

Voilà, j'ai relevé le défi. C'était moins pire que prévu - et que l'effet laissé par le premier extrait.

voracinephile 07/08/2013 05:20



Un simple signe de laisser aller. Dans mon esprit, l'affiche était suffisamment explicite pour justifier immédiatement l'appellation de navet, je n'ai pas fait d'efforts au cours de la
rédaction... J'aurais pu relever qu'à la place d'une morale neuneu sur la vie en communauté dans les cités, le film préfère une fuite en avant épique avec une course poursuite en camion poubelle.
Heureusement ils retrouvent Bill dans la benne à ordures, mais le scénario y est toujours...



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