Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 14:26

http://horrorfan.h.o.pic.centerblog.net/9icq22s8.jpg

 

Bon, en exclusivité aujourd’hui, révélation sur les goûts de l’administrateur de ce blog. « Hum Hum… Il est possible que j’ai des goûts… qui tendent un peu vers le nanar. » Voilà, c’est dit, et ça me permet d’avouer maintenant sans honte avoir pris un pied monstrueux devant Broken Lizard’s Club Dread. Un nanar volontaire de la trempe d’un Burger Kill, mais avec cette générosité et ce goût pour la débilité assumée qui font le sel des productions nanardes ayant compris ce qui est bon. Abruti jusqu’à l’os, BLCD est  un plaisir coupable de tous les instants.

L’histoire : sur une île paradisiaque destinée à accueillir des touristes pour s’amuser, picoler et s’envoyer en l’air, les moniteurs découvrent qu’un tueur psychopathe commence à les assassiner un par un.

 

clubdread.jpg

 

Seigneur, protégez nous de la médiocrité ! Car se vautrer dedans est si tentant… En 5 minutes, le film a réussi à me convaincre (mais j’étais déjà convaincu par son affiche, tellement débile que j’ai cassé ma tirelire sans réfléchir (pour 3 euros, négligeant d’acheter une baguette de pain pour mon sandwich)). C’est donc le ventre vide que j’ai regardé ce film, mais je peux vous assurer qu’il remplit bien les yeux. Déjà, il s’ouvre sur une scène dans la forêt, avec un couple en maillot de bain qui discute sur quel serait le meilleur endroit pour baiser. En plein milieu d’un cimetière. Si on n’est pas dans l’ambiance avec ça ! Arrive alors une autre fille bikini qui commence à leur proposer une partouse. Yeah ! Nos tourtereaux profane alors un mausolée pour s’y mettre à l’aise, lorsqu’un tueur à la machette les occis brutalement. Bienvenue au club Dread, vous ne serez pas déçu du voyage. Si BLCD n’a rien à envier au pire opus des American Pie, c’est essentiellement son second degré totalement assumé et sa culture de la débilité lourdeaude qui le rendent immédiatement sympathique. Clairement, on tient là une alternative à Piranha 3D dans le domaine du nanar d’horreur estival, mais avec beaucoup de budget en moins… Toutefois, vu que le QI de l’humanité présente sur l’île n’excède pas les 60, on se tape un trip régressif qui détend immédiatement le cerveau, le tout sans le côté prétentieux des divertissements bassement populaires (comprendre : personne ne regarde ce film, alors, on peut se croire plus intelligent que tout le monde en étant le seul à regarder (parce que les gens sont cons, vous voyez, mais pas vous, car vous êtes en train de me lire, du coup ça va, vous êtes intelligent)). Des personnages crétins, il y en a à la pelle dans BLCD, à commencer par tous les animateurs, qui affichent des déviances plus ou moins revendiquées. Entre un maître nageur zoophile (« On vivait dans une ferme… Y avait pas d’gonzesse, vous voyez ? »), un DJ camé jusqu’aux yeux (« Quand tu auras fini avec elle, tu m’appelles ? ») et Bill Paxton en hippie millionnaire (il semble vraiment s’éclater sur ce tournage, qu’on imagine très agréable vu le cadre idyllique dans lequel nos acteurs évoluent), le film en a à revendre et ne se prive pas pour faire exploser les quotas de nanardise. Le nanar volontaire se sent tout de suite dans les mises à morts, fréquemment absurdes, mais dont les maquillages gores sont toujours soignés. Un exemple d’entre mille : une monitrice commence à fuir l’assassin dans une voiturette de golf… avant de se faire dépasser par l’assassin qui marche à côté du véhicule. C’est con, hein ? Et bien, BLCD l’ose, et il ose aussi beaucoup d’autres trucs. Autant vous dire que la fin est d’une absurdité totale, avec un boogeyman qui refuse de mourir et qui nous fait au moins 5 retours foireux. Mais vraiment, on le tue, mais il revient ! Si le milieu est un peu monotone dans son respect des règles du sacro-saint slasher, on s’amuse bien devant ce nanar assumé, à réserver bien évidemment à un public réceptif à ce genre de spectacle généreux et mieux réalisé que la moyenne. Une très attachante merde, en somme…

 

0/6, mais un 15/20 nanar


2003
de Jay Chandrasekhar
avec Jay Chandrasekhar, Bill Paxton

 

http://cps-static.rovicorp.com/2/Open/20th%20Century%20Fox/Club%20Dread/_derived_jpg_q90_600x800_m0/(1)54822_16_11.jpg?partner=allmovie_soap

Partager cet article

Repost 0
Published by voracinephile - dans Nanar (modeste)
commenter cet article

commentaires

borat8 23/02/2013 16:27

Je crois avoir vu une bande-annonce de ce machin sur un DVD de la Fox! Je viens voir que c'est bien une prod Fox, donc légitime. Je me souviens que c'était assez ahrem entre gags lourds et la
pseudo-horreur du machin. Je ne sais même pas si c'est sorti en France!

voracinephile 23/02/2013 22:28



Oh, c'est effectivement d'une lourdeur incroyable (ce qui est honteux, c'est qu'ils osent appeler ça de la comédie). Mais le second degré fonctionne bien, dans mon cas, j'ai fini par aimer ce
degré d'abrutissement en mode slasher décomplexé. Par contre, tout le monde n'aimera pas, c'est clair...



Présentation

  • : Le blog de voracinephile
  • Le blog de voracinephile
  • : Le cinéma en grand, comme je l'aime. Points de vue, critiques, discussions...
  • Contact

Profil

  • voracinephile
  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.

Recherche