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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 17:54

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Eli Roth, pour se lancer, a commencé sa filmographie avec un petit film gore – hommage : Cabin Fever. Une référence mesurée à Evil Dead et un postulat alléchant (une maladie de peau) inspirée de sa santé quand il était gosse (il a contracté une maladie de peau pendant son enfance). Si le résultat se révèle beauf niveau psychologie, sa gestion assez malsaine de la contamination et son insistance sur des détails cracra en font un premier jet plutôt honnête, qui ne pêche pas en termes de nanardise ou d’ambiance. On est dans le gore poisseux. Sa suite, amorcée par un Ti West qui n’avait pas encore vraiment fait ses preuves (il gagnera notre confiance avec le sympathique House of the Devil), se livre quant à elle à une peinture plus légère (et consensuelle) de la jeunesse américaine, citant préférentiellement Carrie (la similitude avec le nom de l’héroïne est frappante) et donnant dans la surenchère gore. Une suite moyenne.

 

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Cabin fever : Rien de mieux qu’une période de maladie et un séjour forcé au plumard avec des médocs en guise de repas pour redécouvrir une saga gore du calibre de Cabin Fever. Si ce premier opus fait immédiatement penser à Evil Dead (le chalet notamment), il est assez frais dans sa peinture des clichés qui vont nous servir de personnages principaux. C’est la bande classique du couple débridé, des amoureux potentiels et du traditionnel boulet de la promo. Le genre de personnage bien relou qui sera le vecteur d’un humour gras du bas et qui sera la peinture du looser en puissance. Celui-ci est un bon phénomène dans son genre, un parfait crétin qui se comporte en irresponsable à la première occasion, et qui sera en quelque sorte l’élément déclencheur du film. Toutefois, son comportement est un peu trop exagéré, ce dernier laissant carrément un agonisant dans un fossé pour ne pas avoir l’air con devant ses potes. Un comportement que je trouve un peu aberrant, dans la mesure où ça ne lui coûterait aucun effort de donner l’alerte. Toutefois, la peur de la contamination est ici bien exploitée, les instincts de survie ne tardant pas à prendre le dessus pour tirer notre groupe dans tous les sens. Définitivement, Cabin fever est un film qui rappelle le goût râpeux de la maladie, dans la façon qu’il a de rendre parano dans les possibles vecteurs de contamination (l’eau étant ici le plus insidieux), et dans sa mise en image des ravages de ce virus mangeur de chair. S’attaquant aux muqueuses avant de sévir un peu partout sur le corps, le film profite de quelques scènes pour gratouiller l’écœurement du spectateur, au cours de scènes qui jouent beaucoup sur la nausée (il y a bien sûr la blonde au visage ravagé, le cadavre dans l’eau…). La plus efficace doit être celle de la baignoire, qui transforme un rasage épilatoire en véritable cauchemar sanguinolent. Question ambiance, si le film s’amuse à retarder les hostilités (nos étudiants ne signalent au final jamais leur accident, si ce n’est à un flic complètement stone qui sera un élément comique attachant). La dernière partie du film consiste en une sorte de partie de chasse au contaminé plutôt efficace, qui nous offre un carnage à la mesure d’Evil Dead. Toutefois, Eli Roth perd un peu pied quand il décide d’élargir le cadre de son film en emmenant à l’hôpital un de nos survivants. Outre la scène absurde avec un lapin, le passage n’est finalement pas particulièrement utile, la conclusion nous faisant revenir sur les lieux. Au final, le film se révèle être un sympathique divertissement porté par des acteurs convaincants, qui dose assez bien son humour et ses effets gores. Le potentiel d’Eli Roth est là.

 

4/6


2002
de Eli Roth
avec Jordan Ladd, Rider Strong

 

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Cabin fever 2 : Voici une suite fréquentable, puisqu’elle parvient sans problèmes à retrouver le ton de son prédécesseur, à la fois en matière de gore et d’humour. Indéniablement, Ti West tente d'être un bon artisan, puisqu’il s’approprie les codes du premier Cabin Fever pour les appliquer à la fameuse prom night d’un lycée d’une ville avoisinant les lieux du carnage du premier film. Ainsi, ce contexte étudiant est prétexte à dresser une petite satire du milieu lycéen, le nombre de clichés étant à présent multiplié. Le nombre de victimes potentielles aussi. L’eau reste une fois encore le principal vecteur de contamination, passant cette fois ci par l’intermédiaire d’une marque d’eau dont la source a été contaminée. Toujours amateur d’humour scato (le bol de ponche à la pisse sanguine) et cracra (de la bave de grenouille voltigeuse), ce nouvel opus se focalise finalement sur un trio amoureux : le beau looser, le bel enfoiré et la bonnace du lycée, qui vont se tourner autour pendant que la soirée avance et que le virus se répand. Le film joue d’ailleurs un peu avec la morale, en propageant la contamination par des boissons non alcoolisées et par des rapports sexuels non protégés, qui nous gratifieront d’une scène vraiment cracra pour les messieurs. Le principal lien entre les deux films, en dehors des effets dévastateurs du virus, reste l’agent de police baba cool, qui constate l’expension du virus avant de donner l’alerte. Un nouveau prétexte à faire de l’humour absurde qui prolonge le plaisir du premier, sans toutefois esquiver une petite lourdeur (à la logue, le personnage finit par agaçer). En termes d’intensité, le final tient ses promesses, on aura du gore pour notre argent, et l’épilogue continuant de montrer l’expansion de la contamination prolongera quelques secondes le plaisir. Toutefois, le film n’est pas exempt de défauts. En dehors du plaisir de la truculence gore, la satire n’ira pas vraiment plus loin que les poncifs du genre teen movie, et on relève ça et là quelques fautes de goût (les générique notamment, se voulant être des dessins animés trash, sont bâclés et d’une laideur assez énervante). Malgré cela, le film parvient à se hisser à la hauteur de son prédécesseur, et s’avère être un héritier valable. Peut mieux faire, mais déjà on ne s'ennuie pas.

 

3/6

 

2009
de Ti West
avec Alexander Isaiah Thomas, Rider Strong

 

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Published by voracinephile - dans Epouvante ( qui stresse)
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