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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 19:47

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Avec Cartel, Ridley Scott retourne à la bonne vieille formule du polar à casting, avec nombre d’acteurs et actrices en vogue à des postes clefs, prompts à nous faire apprécier leurs talents, chacun dans sa position. Sauf qu’en plus d’être un des thrillers les plus mous de l’année, Cartel est coulé par une vulgarité presque révoltante de la part du réalisateur de Gladiator. Si Prometheus laissait poindre quelques faiblesses, rien ne laissait présumer une telle douche froide…

L’histoire : Un avocat s’implique dans l’assurance d’un convoi de drogue particulièrement important, prenant contact avec les différents responsables de l’entreprise. Lors d’une étape, ce dernier est piraté par des inconnus. Les têtes se mettent alors à tomber.

 

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"On se fait bien bourrer, mais on n'est pas à la bourre..."

 

ATTENTION, CETTE CHRONIQUE D'UNE HUMEUR MASSACRANTE CONTIENT DES SPOILERS !


Bon, le début est un peu cliché, mais il y a là matière à mettre les acteurs dans des positions difficiles et à leur offrir des performances dignes de leur carrure. Mais non, ça serait trop beau. On commence avec une scène suave où Fassbender discute avec sa copine, à savoir Cruz. Lui palpant l’entrejambe, il lâche « Oh, mais tu es trempée ! » avant de lui brouter la moule, et cela jusqu’à ce qu’elle jouisse. Et le titre n’est même pas encore apparu que déjà, je suis au bord du malaise. Ridley Scott, monsieur Gladiator, le génie qui a réalisé Hannibal, fait dans le porno pour bourgeoise… Bon, allez, c’est une faute de goût, ça va commencer. Et voilà que Bardem se met à parler des performances sexuelles de sa femme, Cameron Diaz, qui baise jambe écartées le pare brise de sa voiture. Fassbender et Pitt comparent leur queue autour d’une Heineken (putain, Ridley ne soigne même pas les boissons qu’ils consomment…), Diaz et Cruz parlent de leurs performances au lit, Diaz va raconter des trucs salaces au prêtre du coin… Et on attend que le film commence, on attend… Et on attend encore… Alors que le détournement du convoi de drogue a eu lieu depuis plusieurs jours, les mexicains se sortent enfin les doigts du cul pour aller kidnapper Cruz. Ah ben quand même ! Bon, il s’est passé une heure vingt, mais aller, ça démarre. Sauf que non. Elle meurt comme une merde, Fassbender chiale, fin. Heu… Quoi ? C’est tout ? Ben ouais c’est tout ! T’es pas content, connard ? Ils sont tous là ceux du générique pourtant. Et ils jouent bien. Ouais, et les musiques sont cools. Et la photographie est jolie. En fait, le film ne peut justifier son existence que pour une seule scène de moins d’une minute : la sortie de scène de Brad Pitt la plus inattendue de sa filmographie (dans le genre surprise, Cartel nous garde sa plus belle pour la fin, pourrait-on dire). En dehors de cela, le scénario consiste en un néant vague (aucun potentiel divertissant vu la mollesse de la mise en scène), l’absence du moindre effort d’originalité terrasse, et voir LE grand Ridley qui truffe ses dialogues d’anecdotes sexuelles dignes d’un Le cœur a ses raisons (le charisme sexuel magnétique de Fassbender de Shame est ici complètement inexistant, en revanche, quand il s’agit de parler fellation, ça y va…). Ouais, Ridley voulait sans doute faire le lien entre le sexe et l’excitation de l’illégalité, aphrodisiaque bien connu. Dans ce cas, il aurait dû montrer Bardem en train d’enculer Pitt et Cameron Diaz sodomiser Fassbender avec un gode ceinture. Là au moins, on en aurait eu pour notre fric. Ridley, à quand le remake d’Amour, Gloire et Beauté ?

 

1,4/6


2013
de Ridley Scott
avec Michael Fassbender, Penélope Cruz

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commentaires

Vince12 22/11/2013 20:34

Déjà il me tentait pas des masses, Ridley a viré maintenant

voracinephile 27/11/2013 22:55



Pour le coup, un thriller assez décevant.



borat8 21/11/2013 17:55

Au contraire, le rythme s'accélère et le film arrête un peu de blablater pour ne rien dire. La course contre la montre s'enclenche. Pour fassbender désolé mais le type en prend plein la tronche. Il
est victime de son avarice et cette dernière lui saute à la gueule. Preuve en est avec le discours sur le peintre. S'il n'avait pas fait cette erreur il aurait femme et probablement enfant. Là il
se retrouvera comme une sombre merde dans un motel pourri en attendant de se faire buter par un gars du cartel.
Au contraire, le film parle de pouvoir et pour certains personnages cela marche par le sexe. Voir le pouvoir de persuasion de Diaz sur Bardem. Pour Hannibal désolé mais dans le genre "je me prend
pour Argento grande époque" mais en faisant dans le gore débilos ça se pose là. Rien que Liotta qui bouffe son cerveau c'est nawak land!

borat8 21/11/2013 11:52

A partir de la décapitatiin du motard. L'histoire part en vrille, les manipulations commencent et la descente aux enfers se précise. Justement j'ai trouvé ça plus amusant que Savages dont
l'argument était juste inutile. Alors que là cela donne une certaine dose de fun, d'autant que rien n'est sérieux. Pour faire un parallèle avec Fassbender, ce n'est pas aussi cru que Shame.
Enfin ce bon vieux ridley a quelques trucs douteux à son actif que ce soit A arme égale (où quand Demi Moore gueule qu'elle a des couilles) ou Hannibal d'une vulgarité incroyable.

voracinephile 21/11/2013 16:22



Oui, l'histoire est sensée partir en couille dès la mort du motard. Certes. Mais qu'est-ce qui montre que tout part en couille ? Il n'y a aucune tension qui s'installe (Fassbender chiale un coup,
puis jette son portable, puis il se remet en route pour aller voir son associé qui lui dit "démerde toi j'en sais rien" avant de repartir pour un pays étranger et se planquer dans un motel
jusqu'à la fin ? Bon, je sais qu'être réaliste, c'est un plus. Mais faut raconter un truc un peu plus consistant que ce qu'on devine à la simple lecture du début du script...


Fass bender est moins cru que dans Shame : certes. Mais la sexualité n'est pas le sujet. Or, concernant ce thème, Fassbender était excellent dans Shame, et ici, il parle de fellation à ses
clientes, il n'a que ses sourires carnassiers et ses pleurs morveux... Jolie direction d'acteur !


Hannibal... Vulgaire ? On n'a pas vu le même film, c'est évident.



Punisher-28 21/11/2013 01:09

Complétement d'accord avec Nyarlathotep, j'aurais pas dis mieux. Chronique très drôle même si ça aurais était sympa de prévenir pour les spoils... La fin de la critique est épique même si
personnellement j'aurais pensé à une autre combinaison impliquant Diaz, Cruz et le gode-ceinture...^^

voracinephile 21/11/2013 09:10



Ah... Désolé pour les spoilers. Enfin, vu que je trouve le film mauvais, soit tu seras d'accord et tu acquiesceras pour les meilleurs moments du film, soit tu aimeras, et tu seras agréablement
surpris par l'ensemble (ça arrive, je lis parfois des chroniques qui notent très bien Cartel...). Merci pour la fin épique, j'étais hésitant au début, puis bon, tant qu'à taper dans la sexualité
gratuite, autant faire de la provoc utile... Depuis Basic Instinct, on avait rarement vu une actrice devenir un sex symbol pareil (et vu le tatouage de la Diaz, on peut dire Cougar d'office !)



borat8 21/11/2013 00:38

Alors certes ce film est décevant, certes pas parfait, certes ça met une heure à démarrer, certes cela cause trop par moments. Mais quand c'est en place ça fonctionne. Violent, sexuellement débridé
(j'ai bien rigolé devant le numéro de Cameron Diaz!), bien interprété et une belle descente aux enfers. Reste que l'on est très loin de la prétention foireuse de Prometheus et tant mieux.

voracinephile 21/11/2013 08:58



A partir de quand Cartel fonctionne-t-il ? Parce qu'il semble que j'ai raté cette étape décisive. Même quand Cruz est enlevée, le rythme ne décolle pas. C'est bien de chialer avec la morve au
nez, ça fait réaliste, mais bon, faut pas s'attendre à ce qu'on soit impressionné. Hugh Jackman parvenait à un meilleur résultat devant une photo de chaussure...


Violent : oui, mais de façon très localisée (le motard (encore heureux qu'il soit le seul à utiliser la route), les deux courtes gun fight, la mort de Pitt). Je suis scandalisé par le
sexuellement débridé, qui me semble au moins aussi inutile que le discours de Savages sur le ménage à 3 me semblait l'être... Franchement, tout le monde se marre devant Diaz qui baise un pare
brise... parce que c'est effrayant de vulgarité et complètement gratuit. Un peu de mauvais goût, c'est marrant, mais on parle de Ridley Scott, merde...


Bien interprété, soit. Ce ne sont les personnages qui sont mauvais, pas les acteurs. Quant à la descente aux enfers... Désolé, mais j'y reste complètement hermétique, vu la mollesse du scénario.
Dans un film comme Killer Joe, il y avait des messages derrière le constat social impitoyable, ici...



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