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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 16:39

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Cassadaga est une petite série B qui s’apprête à sortir dans l’anonymat, et probablement par la porte du DTV. Il s’agit pourtant du nouveau long métrage du réalisateur de Terreur : Anthony Diblasi. Une histoire apparemment casse gueule, mais qui parvient à ménager quelques moments de malaises, notamment avec l’intervention régulière d’un serial killer dans le film. Mêlant Ghost story et enquête d’une institutrice sur l’identité d’un psychopathe sévissant dans la région depuis quelques temps, le film relève de la correcte série B, techniquement bien emballée et parfois efficace, sans pour autant dépasser son prédécesseur.

 

L’histoire : témoin de l’accident d’une de ses élèves, une institutrice décide d’aller se mettre au vert quelques temps pour récupérer. Une fois sur place, elle participe à une séance de spiritisme qui la met en contact avec une âme victime d’un serial killer sévissant dans la région.

 

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L’introduction m’a fait naturellement penser à tout un pan de la série B horrorifique, puisque le film commence avec un élément déclencheur pendant l’enfance du psychopathe. Ce dernier, habillé en fille, joue avec une poupée avant que sa maman ne débarque dans la pièce pour lui arracher sa robe et la découper en morceau avec une paire de ciseaux. Ce dernier, désemparé, s’émascule. Et paf ! On est en plein dans la série B, on est fixé maintenant ! Mais c’est une série B pas mal foutue, au contraire. Techniquement, la qualité est irréprochable, la musique accompagne bien l’histoire, l’éclairage est soigneusement dosé… Il y a une équipe technique très compétente. Pour ce qui est des acteurs, le niveau est assuré : chacun réussit à peu près à s’en sortir, et le casting réunissant quelques gueules (je pense au vieil homme défiguré), tout le monde s’en sort plutôt bien. Le reproche principal qu’on fera au film, c’est de diluer un poil son intrigue avec des conversations qui s’allongent parfois un peu, ou de se reposer sur des effets classiques des concepts de ghost story ou d’enquête menée par un citoyen lambda. Ainsi, on aura donc des jump scare régulier avec le fantôme et quelques fausses pistes sur l’identité du tueur (je pense surtout à la fouille illégale d’une maison, et bien sûr le proprio se ramène quand notre institutrice est à l’étage…). Du menu frottin par ci par là, mais jamais complètement indigeste. De ce film, on retiendra surtout le serial killer, dont les fantasmes déviants consisteront à transformer ses victimes en marionnettes (en leur tronçonnant les membres au niveau des articulations pour y greffer des articulations de marionnettes). Ce qui nous gratifiera de quelques scènes où des victimes troncs sont manipulées par le psychopathe tirant des ficelles reliées aux membres. Si l’idée est barrée, le résultat, impressionnant, demeure un peu sous exploité. Le divertissement se donne un air un peu méchant, mais il n’ira jamais vraiment plus loin que ce concept graphique. Un peu léger pour crier au génie, donc mais exécuté avec suffisamment de conviction pour justifier le visionnage de la bête.

 

3/6

 

2011
de Anthony DiBlasi

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commentaires

titi70 28/05/2012 08:10

Mad en avait parlé dans ces notules, de ce film, mais, malgré tes reserves,je le trouve tout de mème interressant et, si je le trouve, je pense que je le tenterais.

voracinephile 28/05/2012 14:06



Ah, le pitch a du potentiel, et les effets gores sont sympathiques. Mais après, rien n'est vraiment transcendant. Les dialogues s'enchaînent un peu mécaniquement, on fait traîner un peu l'enquête
avec des fausses pistes classiques... Le réalisateur a du talent, mais c'est une petite commande correctement exécutée (et bien plus sobre que la sanglante affiche ne le laissait présager...)



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