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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 11:04

http://missnombril.m.i.pic.centerblog.net/jbin5lrr.jpg

 

Enfin un film que j’avais envie de voir depuis bien longtemps. Oublions le drôlissime Elektra ou le premier essai vacillant de Pitof, voici son nouveau chef d’œuvre en date. Catwoman ! Descendu par des légions de cinéphiles, humilié par la presse, lapidé par les téléspectateurs… Catwoman est devenu le cas d’école de tous les choix maladroits qu’on pouvait faire sur un film de super héros. Tout simplement un des plus gros navets de la décennie 2000. Portée par une Halle Berry qui n’a jamais fait aussi bien la prostituée, un Lambert Wilson à côté de ses pompes et une Sharon Stone dans le besoin, c’est LA production Pitof à ne pas manquer.

L’histoire : elle a le minet en feu !

 

http://popmovies.blog.free.fr/public/Affiches_films/.catwoman_movie_m.jpg

 

Un navet de ce calibre, c’est rare. Pour ainsi dire, je bouillais d’impatience de le découvrir tant les critiques nous promettaient monts et merveilles (« Un sommet de médiocrité », « d’une connerie affligeante ! » « le pognon a été utilisé pour les choix artistiques les moins pertinents… »). A ma connaissance, c’est le pire film de super héros jamais sorti avec Elektra et Dare devil. Mais qu’en est-il du film réellement ? Et bien c’est au-delà de nos espérances ! Halle Berry est une victime en puissance, tellement timide qu’on ne s’attache pas à elle un seul instant (sincèrement, faut se prendre en main un minimum parfois), qui va essuyer une tentative d’assassinat et se transformer en cougar agressive, en tortillant du cul cadré sous tous les angles. Mais commençons par le début. Patience Phillips (notre future catwoman a un nom… aussi pertinent que Bavoir) est une créatrice de mode qui méprise son travail, et qui partage son bureau avec une rondouillarde accro aux produits de beauté et un gay qu’on aimerait taper (sincèrement, le cliché des créateurs de mode gay, on peut encore l’accepter, mais quand on ordonne à des figurants de jouer une mentalité de gamine de huit ans…) à chaque fois qu’il lève les yeux. Mais très vite, on se rend compte que les dirigeants de cette firme de cosmétique sont de gros vilains qui ne pensent qu’à l’argent (à grands renforts de sourires carnassiers, voilà comment on montre leur méchanceté), et qui vont lancer un nouveau produit. Sauf que ce produit, il rend les gens laids et dépendants comme une drogue. Mesdames, on va vous exploiter ! Mais ne vous inquiétez pas, notre chaudasse va vous défendre. Après s’être fait évacuée par le trou des toilettes et laissée pour morte sur une plage, Patience se prend de l’haleine de chat numérique dans la gueule, et elle ressuscite ! Halleluia ! Notre tigresse fait la connaissance d’une vieille femme à chat qui lui explique alors qu’elle a été choisie, et qu’elle est maintenant une femme chat en dehors de toute législation. Elle se met alors à faire des bonds partout, à grogner quand elle voit un chien… Me demande pourquoi Pitof n’a pas fait de longues séquences où elle se lèche, ça nous aurait intéressé au moins 5 minutes… Mais non, elle va d’abord se prouver qu’elle n’est plus une victime. Pour cela, elle va casser la gueule à des métalleux qui écoutent du métal, elle va piquer leur bécane et aller voler quelques bijoux pour se faire ses griffes en diamants. Mais c’est pas moral ! Alors, pendant qu’elle vole les bijoux, le script met 2 ou 3 braqueurs déjà sur place, histoire de donner l’illusion qu’elle est du bon côté de la loi. Et elle se retrouve avec pleins de bijoux chez elle, mais elle ne gardera que la plus belle pièce, pour en faire ses griffes diamantées. Pendant ce temps, à la bijouterie, on ne déplore que le vol du gros joyau (ils ont de la merde dans les yeux pour ne pas se rendre compte qu’on leur a piqué tous les cailloux du rez-de-chaussée) ? Un commissaire (convoité par l’homosexuel de service, le long regard qu’il lui jette est désarmant) qui vient de faire la connaissance de Patience (il l’a sauvée parce que cette conne escaladait la façade de l’immeuble pour aller caresser un chat) se charge de l’enquête, et ne sait pas trop si il peut faire confiance à Patience pour l’amour, parce qu’elle a la même coupe de cheveux et le même visage que Catwoman… Catwoman qui se met bientôt à porter du cuir et à jouer les domina SM nanarde qu’on nous promettait en bande annonce. C’est simple, Pitof ne semble intéressé que par son fondement, qu’il cadre sous tous les angles sans regarder à la dépense niveau effets caméra. De la fesse dès qu’elle commence à bondir. Catwoman, ex-petite artiste sans permis, se met alors à conduire un camion, une moto et une jaguar (quelle vole toujours), elle passe au travers des barreaux d’une cellule (elle a attendu 20 minutes avant d’oser nous faire le coup du « je suis assez mince »), Catwoman ouvre une vitre sans savoir utiliser le matériel adéquat (la technique est vieille comme le monde, un compas avec une pointe en diamant, et Pitof n’est pas foutu de comprendre comment ça marche !), Catwoman utilise les transitions numériques pour sortir d’impasse (le plus beau coup étant celui où, cernée par les flics, elle casse une ampoule et se retrouve 10 secondes plus tard chez elle)… Mais ce sont définitivement les méchants de pacotille qui propulsent Catwoman au rang de chef d’œuvre. Entre un Lambert Wilson qui essaye de jouer les tyrans dominateurs (il ne sera pas crédible un seul instant, et quand Patience le remet à sa place, tous les autres employés applaudissent ! Hallucinant, ou tous les autres créateurs artistiques se branlent de leur métier et chient à la gueule de leur patron ?) et Sharon Stone complètement à côté de la plaque en mannequin avide de fric, qui tente vainement de recycler son jeu de Basic Instinct en remplaçant le thème du sexe par celui des cosmétiques, on ne sera pas épargné par le comique involontaire, qui rend d’une futilité affligeante le combat de Catwoman (les méchants créateurs de mode vont-ils gagner ?). Pitof, en technicien revendiqué, abuse constamment d’effets numériques qui colorisent l’image, accouchant d’un résultat certes léché mais complètement à côté de la plaque (une usine ressemble à une boite de nuit, des coulisses d’un théâtre à la forêt de Pandora en pleine nuit) quand il ne se repose pas sur des séquences avec une catwoman numérique fort peu crédible. Pour achever le tout, on se contentera de dire que le masque de Catwoman est le plus ridicule de l’histoire des adaptations de super héros avec celui de Green lantern. Un navet intégral, de première bourre, avec une Halle Berry qui se trémousse le popotin devant une caméra baveuse, animée par un Pitof sanglé à une grue en pleine érection, qu’on imagine en train de crier « balance moi sur la gauche en faisant des tonneaux, ça va être énorme ! ». Catwoman, quand on vous propose de le voir, on dit oui sans hésitations !

 

0/6 mais un respectable 15/20 nanar

 

2003
de Pitof
avec Halle Berry, Benjamin Bratt

 

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Une haleine de chat à vous réveiller une morte !

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Published by voracinephile - dans Navet (prétentieux)
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commentaires

borat8 20/07/2012 19:54

Le chat sentait trop fort de la goutière!lol

voracinephile 20/07/2012 23:09



Il avait une pelotte de poil qui ne passait pas...



Duncan 19/07/2012 21:10

Ah nan, j'ai pas regardé les bonus, par contre, j'avais regardé ceux de Vidcqu, l'autre merveille de Pitoff que j'avais eu aussi en edition prestige, mais pas payé au prix fort par contre :)
J'avais pas de goût à l'époque :)

voracinephile 20/07/2012 23:13



^^ Il va fallor que je les trouve, je serai amusé de voir l'enthousiasme de Pitof pendant le tournage de ce film "révolutionnaire" à l'époque... La scène nicheon était-elle agréable ? En
revanche, la déchéance de ce réal jusque dans les griffes de Syfy, c'est un peu triste... Mais bon, il faut refaire les bases et repartir à neuf. Fais nous une bonne série B, et on en reparlera.



borat8 19/07/2012 16:48

Sans compter les animateurs s'occupant des SFX! Rien que les chats numériques miam!

voracinephile 20/07/2012 17:45



Incapables de dresser un chat pour cracher son haleine sur Berry...



borat8 19/07/2012 00:08

Tu as fait encore pire que moi mon bon Duncan. Moi c'était l'édition simple. J'espère que tu t'es amusé à regarder les bonus! ça doit être drôle!

voracinephile 19/07/2012 14:47



Pitof qui doit dire comment il se prend pour Kubrick en filmant les fesse de Berry, ça doit en effet valoir son pesant d'or...



Duncan 18/07/2012 21:54

Ah ah, j'ai l'édition prestige en dvd, achetée plein pot à l'époque, sisi, je vous jure :D

voracinephile 19/07/2012 14:45



Tu es un dieu, Duncan ! Au passage, vraiment content d'avoir de tes nouvelles, on s'inquiétait tous un peu ! Bon retour parmis nous !



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