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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 13:20

http://www.filmsdistribution.com/media/films/bd_fd_film_349_affiche_film_0yyd.jpg

 

Cellule 211 est un petit film espagnol sorti dans l'indifférence en 2009, et qui utilise plusieurs pistes plutôt intéressantes dans le domaine du thriller. Si il s'appuie d'abord sur des mécanismes de suspense assez classique, le film se mue peu à peu en une sorte de petite défense des droits des criminels pendant leur enfermement. Un petit film intéressant, mais pas aussi efficace que prévu.

L'histoire : Juan, un jeune gardien de prison récemment engagé se retrouve pris dans une émeute de prisonniers. Le chaos régnant dans toute une aile de la prison, il tente de se faire passer pour l'un d'entre eux.

 

http://s.excessif.com/mmdia/i/09/5/cellule-211-de-daniel-monzon-4198095uczxm.jpg?v=1

 

Cellule 211 est une sorte de thriller dramatique, qui suit un gardien de prison embarqué malgré lui dans une émeute de détenus, et qui va peu à peu adhérer à leur cause. Juan est un jeune marié qui attend d'être papa, et pour pouvoir manger, il vient récemment d'être accepté comme gardien de prison. Mais dès son premier jour, une violente émeute éclate dans une aile de la prison, et Juan reste bloqué derrière les grilles. En type plutôt intelligent, il se débarrasse vite de ses insignes et tente de passer pour un prisonnier particulièrement zélé auprès du leader de la révolte : un certain Malamadre qui a prit perpète (Luis Tosar, que je préfère dans Malveillance). La première partie du film joue donc essentiellement sur une tension psychologique, le gardien devant tout faire pour convaincre Malamadre de sa bonne foi tout en se ménageant un moyen de sortir. Le tout pouvait donc passer pour un thriller sympathique (la police d'assaut attendant la moindre opportunité pour foncer dans le tas). Mais à partir du moment où la femme enceinte  se retrouve dans l'affaire (tabassée par erreur pendant une manifestation populaire devant la prison), le film devient lourd, car vraiment prévisible. Pour amorcer le rapprochement avec les condamnés, le film cherche à nous faire détester un gardien pourri qui utilise la torture pour faire parler, et qui se révèle cruel avec les condamnés. Pour enfoncer le clou, c'est lui qui tabasse la femme du héros. Héros qui finira (on s'y attendait) par le buter devant tous les prisonniers, lui assurant enfin la reconnaissance de ses nouveaux "pairs" (mais le film le place en état de légitime défense). Et Juan de peu à peu militer pour les conditions de détention des prisonniers, qui dénoncent certaines formes de tortures (refus de don de médicaments, durées d'isolement rallongées...). Bref, si on voit où veut en venir le film, il peine clairement à nous convaincre, son approche des faits limitées à "la surface" des faits n'impliquant que peu le spectateur. Il y a des détails efficaces, mais le traitement des faits n'ajoute aucune virtuosité. C'est tout simplement d'une plate logique psychologique. Le dénouement attendu et prévisible a lieu vraiment à la fin, et ce qui devait être un final déchirant n'attriste pas vraiment le spectateur, qui s'y attendait depuis un bon moment. Dommage d'effectuer un tel constat, l'ensemble des interprètes étant plutôt convaincant et la réalisation cherchant toujours un certains dynamisme. Bon début, mais l'intérêt faiblit peu à peu jusqu'au générique final...

 

2.8/6

 

2009
de Daniel Monzón
avec Luis Tosar, Alberto Ammann

 


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  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
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