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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 17:30

http://images.fan-de-cinema.com/affiches/comedie/charlie__les_filles_lui_disent_merci,3.jpg

 

Nouveau Cru naveteux à ajouter à ma collection de mauvais goût : Charlie, les filles lui disent merci. Une sorte de godriole affligente financée par les producteurs de Saw (Lions gate, qu’on sait maintenant affranchie de toute morale concernant la qualité des films qu’ils choisissent) qui lorgne du côté des comédies tournant au dessous de la ceinture, sauf qu’il n’hésite pas ici à montrer du nichon à la pelle. Il doit y avoir un public pour ça (ceux en manque de nichon, par exemple), mais pour le cinéphile un brin exigent, les armes se révèlent inutiles devant la monstruosité du délit.

L’histoire : je tringle des meufs à la pelle, mais je ne suis pas un objet…

 

 

Charlie, les filles lui disent merci, témoigne dès l’introduction d’un tel degré d’abrutissement qu’on prend peine à s’infliger ce spectacle. Voulant probablement installer un climat de connivence avec les spectateurs, le film ne démarre rien de moins que sur une scène de touche-pipi, où nos mineurs tout émoustillés par le champomy qu’ils viennent d’avaler s’amusent à se cacher dans une armoire pour touche-pipi (mais sans faire de sexe, hein, un minimum de bienséance s’impose). Et là, le sort fait que notre héros de 10 ans tombe sur une gothique de son âge, et que celle-ci est ravie de la situation. Une petite fille d’à peine 10 ans grimée en gothique, mouais, disons qu'on peut rire de savoir que des parents marginalisent autant leur fille en bas âge. Et là, comme Charlie ne veut pas se laisser sauter par la gothique, il la repousse, et elle lui jette un sort. Bon sang, c’est comme dans cette merde de Sortilèges ! Ouh là, je sais dans quoi j’ai mis les pieds maintenant. Et bien, si les Disney channel puent sérieusement, ils ont au moins l’idée de suivre une certaine ligne morale (puante et étriquée, mais naïve dans l’idée). Là, on est en mode nawak. Charlie est un trentenaire plutôt séduisant, mais il est la cible de la malédiction de la gothique : toutes les femmes avec qui il couche le plaquent le jour même et trouvent l’homme de leur vie le jour d’après. En outre, il est accompagné par son ami d’enfance : un gros tas obsédé par les seins qui lui colle aux basques du matin au soir (sérieusement, le cliché est tel que le qualificatif « gros tas » semble être crié à chaque apparition du bonhomme). Ainsi, le jeu d’humour consiste souvent autour du polissage de nœud de Charlie, moments souvent ruinés par un détail sensé faire rire. Et du cliché, on va en bouffer jusqu’à plus soif, tellement Charlie va multiplier les compagnes pendant la première moitié du film. A un rythme tellement alarmant que c’est à se demander si la gente féminine n’est pas quelque peu assimilée à celle de la consommatrice prête à tout pour trouver l’homme de sa vie (qu’elle découvre parce qu’il bouffe la même glace dégoulinante qu’elle). Mais Charlie n’est pas qu’un pénis, il a aussi une ââââme ! Et il en a gros sur la patate, de toutes ces années de solitudes avec des coups faciles tout le temps mais jamais de partenaires sérieuses. Mais qu’on se rassure, il va trouver le bonheur auprès d’une cruche mignonne mais empotée, parfait cliché de la catastrophe ambulante. Un coup Charlie ne veut pas se rapprocher d’elle parce que sinon, elle va trouver le grand amour, un coup c’est elle qui ne veut plus parce que Charlie est vraiment trop bizarre… Mais enfin, va-t-il pouvoir la tringler sans risquer de la perdre ? Réponse : oui ! Et ça sera l’occasion de nous montrer un épilogue zoophile sensé être décalé mais qui ne vient que renforcer un peu plus le sentiment d’humiliation des acteurs une fois le film disponible dans le commerce. A se demander encore d’où sortait ce trip sur les pingouins… Effrayant.

 

0/6

 

2007
de Mark Helfrich
avec Dane Cook, Jessica Alba

 

http://images.fan-de-cinema.com/photos/comedie/charlie__les_filles_lui_disent_merci/paysage-0.jpg

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Published by voracinephile - dans Navet (prétentieux)
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commentaires

alice in oliver 14/05/2012 23:02

oui, sauf si elle te suce en pleine rue. C'est assez gênant parfois...

voracinephile 15/05/2012 21:34



Oui, la grossièreté est de mise pour un film pareil ! Vivement une suite !



alice in oliver 14/05/2012 20:42

oui, mais après, je crains le viol, les femmes ne cessant de me poursuivre pour arracher mes vêtements.

voracinephile 14/05/2012 20:49



C'est vrai que dans un super-marché ou à un feu rouge, ça peut devenir gênant... Mais pour faire sauter des contraventions (si c'est une gendarmette), c'est toujours ça de pris !



alice in oliver 14/05/2012 08:10

moi aussi les filles me disent sans cesse merci et personne n'a eu l'idée d'en faire un long métrage

voracinephile 14/05/2012 20:01



^^ Tu devrais envoyer ton numéros aux rédacteurs du script, je suis sûr qu'ils s'empresseraient de sélectionner un casting (avec Zac Effron dans ton rôle) et qu'ils nous emballeraient ça avec une
finition technique digne de ce nom... Et si en plus tu n'es pas maudit par une gothique, aucune limite sur la pellicule !



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