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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 10:35

http://4.bp.blogspot.com/-KoJSQDW-iw0/TYJJ2wIAU1I/AAAAAAAAQNw/soqvDRqZ_sY/s1600/Cujo_061030015342314_wideweb__300x420%25252C1.jpg

 

La série B animale, c’est un genre que j’aime et que je défend. Quoi de plus basique et ludique qu’un bon film de créature, où Dame Nature en met plein la gueule de l’homme ? Et ici, il s’agit en plus d’une adaptation de Stephen King, avec Cujo, l’antithèse de Beethoven.

L’histoire : Cujo, un Saint Bernard adulte, est mordu par une chauve souris et contracte le virus de la Rage. Peu à peu, il devient agressif.

 

http://www.dreadcentral.com/img/reviews/cujo2b.jpg

 

Bon, Cujo n’a pas vraiment inventé la poudre au niveau suspense. Cujo est une sorte de huis clos qui met un peu de temps à s’amorcer (le temps de filmer l’évolution de la maladie et les premières victimes du chien enragé), mais qui est limpide une fois amorcé (il est résumable en un plan grue assez bien pensé, immédiatement identifiable dès qu’on voit le film. Toutefois, si le dressage du Saint Bernard est largement à la hauteur (il se déchaîne sur la voiture avec une belle énergie) et que sa mise en image est plutôt efficace (pour accentuer la menace, le chien est souvent cadré pour remplir l’image), le film peine à retrouver la fraîcheur de King dans la narration et dans les portraits des personnages. Si les propriétaires du chiens sont des rednecks plutôt bien dépeints, la famille proprette au centre du récit est d’une banalité assez énervante, le quotidien de la parfaite petite famille ne nous étant pas épargné. La tentative d'introduire un galant amoureux de la dame ne fait que rallonger l'histoire, permettant au réalisateur de rajouter quelques minutes alors qu'on aurait très bien pu s'en passer... On retrouve le thème du monstre dans le placard, figure chère à Stephen King (son ça jouait sur cette peur de l’inconnu), sa ville favorite Castle Rock… Mais si les éléments du roman sont là, ils semblent un peu datés, et en tout cas filmé par une réalisation un peu molle qui peine à impliquer. Si le spectateur connaît le livre, il pourra apprécier certains détails du film (très fidèle, seule la fin fait un très léger écart avec le bouquin, histoire de faire durer le suspense jusqu’à la dernière minute). Mais sinon, Cujo passe pour une moyenne série B avec un chien plutôt impressionnant, mais des acteurs moyens (le gosse joue maaaal ! Impossible de ne pas sourire quand il tente de simuler une crise d’épilepsie) et une VF à chier (le doubleur du môme s’en donne à cœur joie et nous braille littéralement dans les oreilles). Reste toutefois une louable tentative, pas vraiment réussie, mais honnête, et probablement avec le chien le plus réussi dans un film de genre (on est loin des dobermanns naveteux de Resident Evil ou du Rottweiler crétin de Brian Yuzna).

 

 

3.6/6


1983
de Lewis Teague
avec Dee Wallace, Danny Pintauro

 

http://members.shaw.ca/brian.bogdan/blog_images/february/horror/cujo2.jpg

Cette image est un fake, mais qu'est-ce qu'elle est drôle (on y croirait presque...) !

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commentaires

alice in oliver 07/09/2012 13:43

il faut bien amener le sujet. Ensuite, cette partie huis-clos constitue la plus grande partie du film

voracinephile 08/09/2012 21:03



Oui ! Mais voilà, le jeu des acteurs est fluctuant. Bon, je vais relever de quelques points le film, mais je reste un peu sur mes réserves...



alice in oliver 06/09/2012 13:47

en tout cas, le suspense est tjs au rdv. En tout cas, tout le passage dans la bagnole, soit l'essentiel du film, est des + convaincants.

voracinephile 07/09/2012 13:41



Certes, le passage est convaincant, et le suspense de cette partie est bien géré. Mais pour en arriver là, et en attendant le dénouement, on se tape des digressions inutiles.



alice in oliver 06/09/2012 11:30

Pour moi, ça reste une bonne série B ds le genre agressions animales, la grande force de ce film résidant dans l'évolution psychologique du cabot

voracinephile 06/09/2012 12:55



L'évolution de la maladie du cabot est en effet bien gérée, mais le film m'a moyennement convaincu par son rythme mou et ses acteurs moyens (même si la mère y met du sien, je le reconnais). Le
chien est très bon en tout cas !



celine 05/09/2012 18:13

on dirait les chiots dans le film de beethoven! Comme ils sont trognons!

voracinephile 05/09/2012 22:41



^^ Oui, justement, je crois que ce sont les chiots de Beethowen 2. Un détournment amusant, les chiots du démon (qui font mourir... d'envie ceux qui les regardent).



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