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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 15:09

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De retour pour minuit est une révélation. Pas la peine de chercher plus loin, il est une pépite au milieu de l’océan de déchet dans lequel il surnage. L’exploration des océans naveteux ne sont pas sans risques, les pionniers qui le sillonnent pouvant sombrer à tout instant dans la déchéance du mauvais goût. Mais pour les obstinés courageux qui continuent de sonder le fond, l’ancre accroche parfois quelque chose et le remonte lors du départ. Si la chaloupe ne se retourne pas de consternation, c’est l’euphorie qui succède à la confusion, comparable au vieil homme ayant pêché enfin son espadon annuel…

L’histoire : un directeur de prison ne parvient pas à récupérer le budget nécessaire pour rénover l’équipement sportif de ses installations. Il décide d’employer quatre détenus pour cambrioler les supermarchés de l’homme d’affaire avare chargé d’entretenir les prisons du Texas…

 

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Très gros morceau que ce De retour pour Minuit. Je ne peux que féliciter Zogarok pour sa découverte d’une autre dimension. Dans le genre monde parallèle, c’est un des objets les plus what the fuck que j’ai visionné ces derniers mois. Une incroyable plongée dans un monde merveilleux où le mérite se reconnaît à la bêtise de son personnage. Le directeur impose tout de suite le niveau minimal par une truculence de haut niveau : « Hey les gars ? Vous voulez une bonne blague ? » Prout. On sait dans quoi on marche maintenant. Et de voir tout les prisonniers s’esclaffer devant la flatulente répartie de leur directeur nous informe déjà que nous ne sommes pas sur terre, mais sur le continent qu’il y a après l’île de Lost, encore plus loin dans les réalités parallèles. Si de toute façon, on est foutu, pourquoi faire le moindre effort ? Les maigres ambitions caricaturales esquissées à la base (les clichés plats de l’investisseur texan est le seul, et lui aussi sera bien vite mêlé au reste) sont vite complètement oubliées pour donner dans la bonne grosse blague de bite scato zoophile. Vous allez faire des courses dans le monde de Woodrock, et un vendeur vient vous agresser avec une blague sexuelle et un rire suraigu dénonçant ses orientations avec la plus jubilatoire insolence que vous avez jamais vu. Envie de porter plainte ? Le chien du vigile vous arrache la jambe pendant que ce dernier vous traite de salope et vous menace de représailles si vous revenez consommer ici. Vous appelez la police ? Le texan du coin se pointe et commence à faire des avances discrètes en louchant sur votre braguette. Croyez moi que vous évitez de remettre en question la réputation de cet honorable établissement. Et dans l’univers carcéral, les détenus font du sport en s’usant les uns les autres, comme panier de basket ou comme altère. Et quand le grand patron nous chie dans les bottes (avec un accent français qui coupe les phrases en plein milieu), on se serre les coudes pour aller se servir nous même dans le gras du bourgeois. Une fine équipe de débilos se met alors en branle pour aller cambrioler l’équipement sportif. Mais ce qui est génial, c’est qu’on croit que ça sera là l’unique enjeu du film, et que le braquage va s’étendre sur toute la durée. Mais non ! C’est là le génie de De retour pour minuit, on en prend pour 4 films dans celui là ! Une gaffe en entrainant une autre, le braquage dégénère et nous permet de faire intervenir un nain gardien de prison dont la petite taille invite inévitablement au fou rire (oh, il est petit, ha ha ha) et un shérif pédé comme un phoque (dont les lourdeurs de racolage vous en feront mordre vos yeux « oh, une étoile filante ! Fais un vœux et il se réalisera. » « Tu le promets ? »), on tient une brochette de winner dont vous me direz des nouvelles. Et attendez de voir le gala du pénitencier, où dans un grand souci de légèreté, les détenus se voient confier des poupées gonflables comme partenaires de danse (mention spéciale à Patty, le tunnel hollandais). Malgré le généreux plan nichon siliconé, peu de sexe en direct, donc le film compense par des dialogues fleuris, type « Cette chienne est une salope. » Sans qu’on comprenne pourquoi on nous agresse les tympans avec autant de vulgarité gratuite. On se croirait dans un Austin Powers, en pire. Ca et la débilité de l’ensemble forment un cocktail fascinant. De retour pour minuit, c’est carte blanche pour tout le monde, le moindre excès devenant une terre de liberté dans laquelle il faut se rouler avec insistance pour montrer qu’on est libre. A noter toutefois qu’on sous estime le nombre de zoophiles dans notre société, quelques mesures politiques devraient encourager l’acceptation, après tout le dicton dit « l’amour est aveugle ».

 

0/6 mais un inespéré 17/20 nanar

 

2004

de Harry Basil

avec Rodney Dangerfield, Randy Quaid, Kirstie Alley

 

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Published by voracinephile - dans Nanar (modeste)
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  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
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