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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 12:42

Dead-Space-Downfall.jpg

 

http://spaziodowload.altervista.org/Blog/wp-content/uploads/2011/05/Dead-Space-Aftermath.jpg

 

L’année 2008 a été marquée par un évènement du jeu vidéo qui a terrifié par mal de gamer un peu partout : Dead space. Un jeu pas foncièrement innovant dans son pitch, mais qui avec des images soignées, une ambiance bien glauque et 12 chapitres se succédant sans temps morts, nous scotchait bien 10 heures devant l’écran avant de s’avouer vaincu (et encore, le mode difficile n’était pas enclenché). Une véritable réussite, que sa suite parviendra un peu à faire renaître (mais à peine, la formule étant reprise quasiment à l’identique à l’exception des décors plus détaillés). Afin de promouvoir le jeu sur le terrain du cinéma (on se rappelle du court métrage assassin’s creed), les studios ont également décidé de produire un dessin animé sensé fournir une genèse de base au néophyte et lui donner envie d’apporter son point final à l’histoire en achetant le jeu. Louable idée que voilà, cet univers bourrin et gore offrant des possibilités à l’infini, et contenant tous les ingrédients du bon divertissement horreur. Hélas, si sur le papier c’était du tonnerre, le résultat à l’écran peine à convaincre, ne possédant presque aucune des qualités qui ont fait le succès du jeu. Toutefois, l’univers contenant toujours des possibilités, une suite voit le jour : Dead Space 2, aftermath. Las, les erreurs du passé sont en partie répétées, et les rares traits de bravoure sont gâchés par des temps morts aux antipodes du second jeu. Un saga pitoyable pour des évènements vidéo-ludiques plutôt de qualité.

 


 

Dead Space, Downfall : Ainsi, voici les fameuses bases que nous propose le préquel du jeu tant convoité. Première minute : bouh, que c’est laid ! Si le jeu vidéo avait la décence de nous faire évoluer dans de magnifiques décors, l’animation pauvrette est composée de dessins fait sur paint (ou gimp, mais assurément pas photoshop) animés avec plus ou moins de rapidité. C’est clair : le pognon fait défaut, et c’est un peu problématique, la trame du film réclamant tout de même un minimum d’ampleur. Ainsi, on se tape des images moches pendant une heure et demi, et ce n’est pas le gore mal foutu qui va rattraper le coup. Certes, se réclamant dans la lignée de Dead Space, le film ne peut pas vraiment être détesté, puisqu’il développe les bases du jeu. On retrouve notre bestiaire terrifiant, on suit l’évolution de la panique sur les différents membres d’équipages et des mutineries qui s’en suivent. Mais tout ceci s’opère mécaniquement, platement… Le spectateur est totalement déconnecté de ce spectacle, il ne parvient pas à rentrer dans le vaisseau avec les personnages principaux, et par conséquent il n’en a pas grand-chose à foutre, de ce qui peut leur arriver. Si les ingrédients attendus nous sont servi, ils ne provoquent à aucun moment le plaisir qu’ils avaient procuré sur PC. On passe d’ailleurs sur l’héroïne un peu trop bateau pour convaincre (une femme d’action… depuis Alien, le modèle ne serait-il pas un poil dépassé ?) et sur sa bande de potes, qui vont tenter de rejoindre le hangar à vaisseaux en traversant tout l’USS Hishimura (comme dans Alien la résurrection) et en bousillant quelques monstres au passage. Mais comme c’est moche, convenu et télécommandé, le spectateur, s’il regarde sans problème, oublie l’intrigue après 10 minutes de film. Il ne reste plus que la fin assez décevante de ce triste film (l’héroïne nous quitte d’une façon très drôle et très stupide) qui ouvre la porte au jeu, qui vaut infiniment mieux que cette daube certes suggestive, mais pas recommandable pour autant.

 

1.5/6

 

2008
de Chuck Patton
avec Nika Futterman, Keith Szarabajka

 

http://thomasthink.com/img/dead-space-le-film-blu-ray-2.jpg

Dieu que c'est laid...

 

Dead Space 2, Aftermath : Si le projet semble toujours manquer de pognon (ce qui ne devrait pas être le cas, le concept ayant de quoi susciter l’engouement d’un large public, mais suite à l’incident Pandorum…), il essaye de partir en mode moins télécommandé, et c’est déjà une bonne surprise. En effet, exit la station orbitale du second opus, on se dirige vers un terrain tout aussi original que frustrant : la psychologie de l’espace. En effet, rare sont les survivals horreurs se déroulant dans l’espace qui ne misent pas aussi sur de la psychologie effrayante pour renforcer la sensation de malaise au cours des quelques temps morts de l’histoire. C’est ici cette terreur qui va prendre l’ascendant sur le gore brut de décoffrage du premier épisode. Le souci, c’est que ça ne fait pas peur. Jamais. On percevra vaguement des gênes et des troubles psychologiques chez nos protagonistes, mais rien de bien déstabilisant. C’est d’autant plus dommage que la bonne idée du film consiste à remettre en balance tout le spectacle auquel nous avons déjà assisté, en nous expliquant que les monstres que nous avons toujours cru authentiques n’étaient en fait que des hallucinations. Pour de la déstabilisation psychologique, il y avait de la matière, d’autant plus que le rôle du monolithe est encore plus développé devenant au moins aussi mystique que ceux de Kubrick. Mais non, le matériau est si mal exploité que rien ne viendra jamais dépasser de ce spectacle pompeux et aussi encore moins divertissant que son prédécesseur. D’autant plus qu’images de synthèse et animation paint cohabitent très mal (une inexplicable faute de goût, ou un problème technique qui condamne toute l’esthétique du film. Rien à ajouter sur ce triste projet qu’on aura vite oublié.

 

0,5/6

 

2011
de Mike Disa
avec Christopher Judge, Ricardo Chavira

 

http://www.critique-film.fr/wp-content/uploads/2011/05/Dead-Space-Aftermath-2a.jpg

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commentaires

Duncan 17/01/2012 12:17

J'ai les deux jeux sur xbox,et j'aime bien.Je connais ces DA de reputation,et ta critique confirme tout le mal que je pensais :)
Moi qui pensais à des equivalents d'Animatrix...

voracinephile 17/01/2012 18:42



Ah, clairement ici, ils n'ont pas le soin graphique apporté au jeu, et le scénario pêche sur bien des points... Pour animatrix, certains épisodes sont géniaux, mais j'ai trouvé aussi qu'à peu
près la moitié n'étaient pas indispensables (notamment tous ces entraînements qui se la pètent parce qu'on est dans la matrice).



2flicsamiami 17/01/2012 10:21

J'ai beaucoup aimé le 2ème Dead Space, je n'ai pas joué au premier.
Je n'ai pas vu ces films, mais en tout cas, ton billet ne m'a pas du tout tenté de les voir.

voracinephile 17/01/2012 18:39



Maintenant que tu connais l'ambiance de Dead Space, je te conseille vivement le premier (il y aura un air de déjà vu, mais il est tout de même impressionnant), et tu peux te passer des films, qui
sont de vrais torchons !



Leatherface 15/01/2012 22:26

Moi j'ai passé un agréable moment avec Downfall. Par contre pas vu le second.

voracinephile 16/01/2012 10:28



^^ Downfall a au moins le mérite de parler d'un truc qui nous intéresse : l'origine du phénomène qui a transformé l'Hishimura en enfer volant. Mais tu avoueras que le film est moche et par
moments très mal foutu. Les ingrédients sont là, mais je préfère 100 fois le jeu au film (à peine effrayant). Quant à sa suite, mieux vaut l'oublier, c'est une vrai merde soporifique qui
n'apporte finalement rien à la genèse du projet. Ils auraient plutôt dû nous commercialiser une cinématique de Dead Space 2 complet fait par un bon gamer.



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