Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 15:19

btm-poster27x40proof_original.jpg

 

Derrière le masque est un film à petit budget sur lequel j’avais buzzé lors de son achat en 2008. Etant en ces temps friand de séries B et autres DTV de bons alois, le pitch amusant de cette péloche suscitait la curiosité, et la présence du grand Robert Englund devant la caméra avait achevé de me convaincre. Pour un résultat revu aujourd’hui largement à la baisse.

L’histoire : Leslie Vernon s’entraîne comme un dingue pour réaliser l’œuvre de sa vie : créer un authentique boogeyman dont l’heure de gloire sera l’attaque d’une bande de jeunes. Une équipe télé le suit alors dans sa préparation.

 

behind-the-mask.jpg

 

Tous les spectateurs d’horreur se sont projetés un jour ou l’autre dans les grands avatars des slashers en puissance (ma préférence va vers Freddy Kruger au passage), et sur la jouissance de confrontations expédiées à coups de lames. C’est un peu dans cette veine là que Derrière le masque veut tailler, mais rapidement, c’est l’hémorragie. En effet, il convient de dire tout de suite que le scénario de Derrière le masque est plutôt malin, puisqu’il montre son personnage de boogeyman comme un illusionniste habile doublé d’un sportif tenace. Un type capable d’improviser sur l’instant un nouveau plan de bataille et toujours en adaptation avec les situations qu’il affronte. On n’est donc plus face à un monstre ricanant et faisant n’importe quoi, mais à un individu organisé et pleinement conscient de ses actions, en pleine maîtrise. C’est la meilleure chose dans le film, avec peut être les scènes icôniques soigneusement préparées par Leslie Vernon auprès de ses victimes pour « cadrer » avec les codes du slasher façon scream. Malheureusement, ça s’arrête là. En soit, la mise en abîme de la complexité à réaliser un meurtre de masse en mode slasher dans la réalité peut prétendre à être amusante, mais il faut un peu plus que des dissertations basiques sur les slashers pour convaincre. En l’occurrence, le casting est assez transparent, Leslie Vernon peinant à donner de l’étoffe à son personnage en dehors de son déguisement. Ou plutôt, son caractère cool est aux antipodes de ce que son projet nécessiterait comme sérieux. C’est ce qui rate en partie le film, avec parfois des explications assez peu convaincantes, notamment sur la raison qui pousse ces acteurs à interpréter des tueurs en masse. Le coup de l’équilibre du monde… heu non, pas du tout ! Et puisque vous en parlez comme d’un métier, pourrais-je savoir comment vous comptez toucher un salaire ? Bref, c’est sur une multitude de détails que le film perd son charisme potentiel, essentiellement fané par la fadeur de l’ensemble, qui ne fait jamais décoller un récit pourtant intéressant. Le tout manque d’humour sincère, de flippe, de mise en scène, et finalement d’audace, la partie slasher étant complètement cheap. Malgré la bonne idée de départ et quelques gueules connues venues cachetonner (Englund, mais aussi Kane Hooder), Derrière le masque est un petit DTV qui peine à divertir malgré quelques idées malignes. Du potentiel, mais un manque cruel des ingrédients nécessaires.

 

1,8/6


2006
de Scott Glosserman
avec Nathan Baesel, Krissy Carlson

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Zogarok 27/09/2013 19:10

Au moins il t'aura fourni une belle illustration.
On se croirait vingt ans en arrière!

voracinephile 27/09/2013 19:15



N'est ce pas ? Tu auras remarqué que dès qu'une affiche amateur se donne un look vintage pour un film, j'ai tendance à la préférer à l'afficher officielle (c'est le cas aussi pour Inkeepers et
L'étrange pouvoir de Norman). J'adore ce genre de travail, qui te remet une couche de poussière délicieusement nostalgique...



Présentation

  • : Le blog de voracinephile
  • Le blog de voracinephile
  • : Le cinéma en grand, comme je l'aime. Points de vue, critiques, discussions...
  • Contact

Profil

  • voracinephile
  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.

Recherche