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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 06:59

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Avec Re-animator, Stuart Gordon frappe un bon coup dans l’univers de la bisserie cinématographique, son film recélant nombre d’ingrédients chers à nos petits cerveaux malades (savant jouant à l’apprenti sorcier, fluide révolutionnaire fluo réanimant les cadavres…). Adapté des écrits de Lovecraft, l’œuvre peut se vanter d’être une belle partie de plaisir, et permet de contenter le réalisateur ainsi que son producteur Stuart Gordon. Après un deuxième opus un peu difficile à trouver, Stuart remet le couvert avec Beyond Re-animator, une suite pas vraiment directe du premier, mais qui a la particularité de placer son héros dans le milieu carcéral. Un projet assez bancal qui ne fonctionne au final pas si mal, car il traite ses héros de façon intéressante en ajoutant un peu à son code du zombie.

 

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Re-Animator : Histoire assez jouissive que ce Re-animator, qui propose pourtant de gentils clichés du genre (jusqu’au fluide jaune fluo sensé réanimer les corps). Mais ce qui rend le film sympathique, c’est assurément son ambiance détendue et sa volonté de nous en mettre plein la vue avec peu de moyens. L’humour ravageur est au rendez-vous (le combat contre le chat ressuscité) et emporte largement le morceau, le film ne se prenant au final pas trop au sérieux. On appréciera d’ailleurs les maquillages plutôt bien réussis et assez inventifs (le corps du méchant isolé de sa tête mais continuant à recevoir ses ordres). Pour ce qui est des histoires sociales de nos protagonistes, ils ne sont guère intéressants, car assez clichés dans leur traitement (savant fou, jeune couple heureux…). Tout au plus, la fin peut avoir une réelle portée sentimentale doublée d’une certaine cruauté (on sait que ça va dégénérer à l’avenir), mais c’est bien le seul moment qui peut se vanter d’être sérieux dans ce film. Parlons maintenant des acteurs. La tendance est bien entendue au surjeu, habituellement présent dans ce type de production, et s’inscrivant ici parfaitement dans l’ambiance générale du film. Jeffrey Combs, chouchou de Stuart Gordon, en fait des tonnes avec ses lunettes et on ne l’apprécie que d’autant plus, car il est le personnage central de l’histoire et par là même le plus intéressant (bien que son rôle soit exposé avec peu de finesse). Au final, à retenir de Re animator, il y a une ambiance de série B vraiment sympathique, des maquillages réussis et du cabotinage sympathique pendant une heure et demie. Petite déception cependant : le thème musical, qui louche vraiment trop du côté de Psychose. Loin d’être le film d’horreur du siècle, mais comme il ne se prend pas au sérieux, le manque de prétentions de la production ne manquera pas d’attirer notre sympathie. Stuart Gordon aura toujours la mienne en tout cas.

 

5/6

 

de Stuart Gordon
avec Jeffrey Combs, Bruce Abbott

 

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Beyond Re-animator : après Stuart Gordon , c’est au dévoué Brian Yuzna de reprendre les rennes de la saga Re-animator. Une prise de risque assez inquiétante, le personnage étant capable du meilleur (Society, The dentist) comme du pire (Le retour des morts vivants 3, Aracnid). Mais derrière cette inconstance se cache un amoureux du bis, qui arrive parfois à divertir plaisamment son public. Coup de bol, si Beyond Re-animator est loin d’être un chef d’œuvre, c’est un cru sympathique de notre ami, qui donne dans la générosité comme il a l’habitude de le faire. Avec une introduction en demi teinte (le trauma adolescent gros comme une maison, un mort vivant attiré par du lait ??), Brian arrive pourtant à bien réintroduire le personnage du docteur West, en un seul plan qui plus est. S’ensuit un générique qui marche dans les pas du premier, avec un thème musical bien plus travaillé que son prédécesseur et s’éloignant enfin du travail de Hermann. On a donc notre professeur West balancé dans le milieu carcéral, qui en profite pour continuer ses expériences sur les cobayes des environs. Il est assez amusant de voir qu’il est plutôt un dominant malgré la carrure physique plutôt frêle de son interprète Jeffrey Combs. Ce dernier cabotine encore moins finement que dans ses précédents films (là maintenant, il sait qu’il est dans une trilogie, alors il la joue à fond), et curieusement, ça sied plutôt bien à l’ensemble, le savant pouvant reprendre du service avec l’aide d’un assistant inespéré (l’ado du départ !). On en profite du même coup pour taper gentiment sur le système carcéral, avec un gardien manipulateur et un véritable enragé comme directeur, fasciné par la pièce de la chaise électrique et battant de sa canne les détenus. Dans la démesure la plus complète, Beyond Re-animator fait l’intéressant paris de jouer avec son sujet, en innovant avec ses zombies avec des captations d’âmes sous forme de signaux électriques, sensé diriger le corps après la mort. Intéressant paris qui nous amène à tester les idées les plus folles, le directeur voyant bientôt son âme remplacée par celle d’un rat précédemment utilisé et une invasion progressive de zombies dans la prison. On répond aussi à des questions bêtes, du genre « que se passe t il si on s’injecte le sérum alors qu’on est encore en vie ? ». Bref, la dernière demi-heure est un vrai déluge de bis, nous gratifiant au passage d’une fellation castratrice et d’un mort vivant coupé en deux assez récurant. Tout un programme. Beyond Re-animator n’a pas la fin ambitieuse du premier du nom. A vrai dire, il n’y a rien de sérieux dans ce petit film. C’est une distraction bisseuse faite à seule fin de divertir un peu, avec ce qu’il faut de gore et de générosité. Ca tombe bien, on ne lui en demandait pas plus. En prime, on a droit à l’un des génériques les plus nawak de l’histoire du cinéma, avec un combat Rat ressuscité VS Bite zombie. Un truc ultra bancal, mais aimablement amusant.

 

4/6

 

de Brian Yuzna
avec Jeffrey Combs, Bruce Abbott

 

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commentaires

Hdef 25/05/2014 20:03

J'ai revu sur youtube le premier (https://www.youtube.com/watch?v=eYnyMXFuz6U), encore plus dégénéré que dans mon souvenir ! Du gore absolu !!!! Le final dans la morgue, la scène de la hache, celle
du chat, l'ouverture avec les yeux qui éclatent, QUE DU CULTE !! Le premier et meilleur film de Stuart Gordon. Un 5/6 mérité !

varlin 26/07/2011 15:22


Moi aussi,j'ai adoré le premier que j'avais vu au cinoche,le deuxième n'est pas terrible notamment le doublage français calamiteux,quant au troisième volet ,c'est un bon film à mon avis .


voracinephile 26/07/2011 16:09



Je n'ai toujours pas vu le deuxième pour ma part, mais je doute un peu de sa qualité (Yuzna est imprévisible !). Content de voir en revanche que quelqu'un a aimé le troisième, AIO étant beaucoup
plus réservé que moi à son sujet. Dans tous les cas, des petites bisseries amusantes.



Ze Ring 20/07/2011 11:08


Mon premier film d'horreur! J'avais 7 ans. :-)
J'adore Re-Animator, un de mes plus grands plaisirs coupables... Et depuis Gordon à prouvé qu'il pouvait faire un cinoche plus sérieux, la classe.


voracinephile 20/07/2011 11:20



^^ Un vrai petit plaisir, qui n'a rien perdu de sa saveur avec le temps. Ses suites sont nettement moins réussies, mais moi, ça me plaît toujours (Faut dire que je prends Yuzna en sympathie,
alors qu'on sait que ce n'est pas forcément l'amour du Bis qui fait un bon film)...



Alice In Oliver 19/07/2011 16:51


le premier reste de loin le meilleur de la trilogie. Par contre, j'ai trouvé la suite très décevante et très en dessous de son prédécesseur


voracinephile 19/07/2011 17:17



Tout à fait d'accord pour le premier. La suite a tendance à malheureusement être beaucoup moins rigoureuse. Notamment dans sa représentation de l'âme comme un simple signal électrique. Mais si on
accepte ses petites règles, il y a moyen de s'amuser. Mais encore une fois, c'est loin d'être un film sérieux. En revanche, toujours pas vu La fiancée de Re Animator, je cherche avec ardeur !



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