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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 18:19

http://2.bp.blogspot.com/-L9UkUFeOjHQ/TfAysI5bPsI/AAAAAAAABAE/lZ-a9ZTEGIE/s1600/image0.jpg

 

Les films hippies sont relativement rares, quand ils ne vont pas à l’encontre dans cette philosophie (le marrant The tripper, le nerveux Manson Family). Loin de toutes ces exagérations, Easy Driver, sorti en 1969, est un cri du cœur, une bannière du mouvement hippie qui clame haut et fort son désir de liberté. Tourné par un Dennis Hopper qu’on n’attendait vraiment pas sur un tel terrain (mirez son rôle dans Massacre à la Tronçonneuse 2), le film laisse un peu dubitatif, avant d’emporter notre adhésion en ouvrant un côté plutôt spirituel, parlant au spectateur de la vie comme la ressentent les protagonistes. Pas d’analyse à faire, tout est là.

L’histoire : Après avoir passé de la drogue à la frontière mexicaine, deux hippies s’achètent des motos et partent sur les routes d’Amérique.

 

http://www.brattlefilm.org/brattlefilm/special_engagements/2009/images/mayjun-easy.jpg


Une histoire totalement linéaire, sans twist, qui coule comme de l’eau. C’est à ça que ressemble Easy rider, un voyage sur les terres d’Amérique en compagnie de deux hippies, vecteurs d’une philosophie simple de retour à la terre et de partage général. Ceux qui ne connaissent pas trop les aspirations de cette philosophie pourront combler leurs lacunes, pendant que ceux qui sont au courant pourront savourer toute l’honnêteté de la démarche de Dennis Hopper, qui essaye de nous faire voir un film initiatique. Filmant de longs segments de route en plein milieu de paysages naturels grandioses, il nous invite à faire un voyage et à nous interroger sur notre mode d’existence. Nous plongeant d’abord dans une communauté hippie, la caméra s’attarde sur différents aspects de la communauté, parvenant assez sobrement à illustrer un mode de vie simple sans faire passer ses protagonistes pour des bouseux amoraux. Le long métrage remportera notre adhésion en bonne partie grâce à la bande originale, reprenant de grands classiques de l’époque, maintenant devenu mythiques. Par l’intermédiaire de rencontres, nos hippies pourront dialoguer avec d’autres protagonistes, qui apporteront tous un peu à l’échange qui aura lieu chaque soir au coin du feu. C’est le personnage de Jack Nicholson qui se révèlera le plus sympathique, car étant celui auquel on s’identifie le plus facilement. Le type sympa au quotidien, qui tente l’expérience et qui accompagne quelques jours nos personnages principaux dans leur périple à travers l’Amérique. Il est assez étonnant de constater combien le film arrive à s’attirer notre sympathie, pour peu que l’ouverture d’esprit soit naturelle chez le spectateur. Ce film est une pure expérience, un échange comme un soir de discussion avec un ami de longue date. Ce qui n’empêche pas le film de nous secouer viscéralement avec un dernier quart d’heure dramatique, qui révolte avec une force rare. Un vrai cri en fin de bobine, qui clot le film un peu trop abruptement pour les messages positifs qu’il délivrait dans sa première partie, mais qui permet de prendre un vrai bain d’émotion pendant une heure et demie. Un régal.

 

5.5/6

 

1969
de Dennis Hopper
avec Dennis Hopper, Jack Nicholson

 

http://www.filmsfix.com/wp-content/uploads/2010/05/dennis-hooper_mort-74-ans-easy-rider.jpg

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commentaires

Alice In Oliver 09/10/2011 00:22


ah oui, c'est indéniablement l'un des meilleurs films usa des années 60.


voracinephile 09/10/2011 11:19



Rien à ajouter : un must seen !



Alice In Oliver 08/10/2011 11:11


ah oui, c'est vraiment un très grand film: son énorme réputation n'est pas usurpée


voracinephile 08/10/2011 13:54



Je me demandais vraiment pourquoi il était cité partout comme une référence, je n'ai pas été déçu quand je l'ai découvert. Une petite merveille, qui possède suffisamment de tripes pour faire
entrer le spectateur dans ses vues.



Alice In Oliver 08/10/2011 10:11


film culte s'il en est pour un road movie atypique et peu émogieux envers les Etats-Unis.


voracinephile 08/10/2011 10:43



Oui, j'ai été surpris par une telle hargne envers les populations civiles. Ils débarquent dans une ville, les flics viennent direct les faire chier, suivi par les poivrots wasp du bar. La fin est
d'une telle violence qu'elle coupe carrément la respiration jusqu'au générique. Dennis Hopper m'a vraiment surpris en réalisant ce film.



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