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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 11:44

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Dès que les Aliens débarquent, Tom Cruise devient souvent le dernier espoir de l’humanité, incarnant la volonté de triompher de l’envahisseur, tout en nous rappelant  que les aliens existent vraiment. Enfin, cette enième invasion a la bonne idée d’ajouter un paradoxe temporel dans son intrigue, histoire de densifier un peu son scénario, et surtout de justifier de nous garder au cœur de l’action en nous faisant vivre maintes et maintes fois la même journée. Un parti pris intéressant qui trouve assez vite ses limites.

L’histoire : Un météore s’écrase en Europe, et en sortent de pugnaces mimics (rassurez vous, ils ne copient pas les gens) qui exterminent une bonne part de la population. Le commandant Cage, fervent partisan de la contre-offensive par les armes, se retrouve expédié au front par son supérieur borné (il ne se laisse pas faire chanter, le salaud).

 

edgeoftomorrow-dougliman-lepasseurcritique-image1.jpg

 

Alors, comment définir ce nouveau cru de Tom Cruise ? Il s’éloigne radicalement du film auquel tout le monde a pensé au premier abord : Oblivion. Aucun rapport, que ce soit visuel ou dans son sens de l’action, encore moins dans sa trame. Personnellement, j’avais un à-priori bien plus redoutable à en juger par le design des robots et la technique de filmage en caméra à l’épaule : World Invasion. Là encore, on peut se rassurer, ce n’est pas le cas. En fait, concernant la gestion du temps, on est clairement dans le cas d’un Jour sans fin, qui reprend toujours au même endroit quelque soient les actions du personnage. Un choix intéressant, dont on se réjouit à l’avance car il se promet de nous faire revivre à plusieurs reprises le gros débarquement, et donc de nous balancer des scènes d’action à foison. On déchante dès la première boucle. En effet, le problème de cette technique, c’est qu’elle annihile totalement l’impression de danger pour le spectateur. Si il crève, pas grave, on recommence. Dès les 20 premières minutes, les limites du concept sont découvertes, sabordant en partie la caméra à l’épaule immersive, qui à défaut de nous immerger, filme l’action d’un façon plutôt correcte (World invasion était irregardable, ici, on ne rate pas une miette de l’action, ce qui n’était pas gagné au vu de la rapidité des aliens). Comme on ne se sent plus vraiment impliqué (c’est une sorte de sauvegarde automatique de jeu reprenant sans arrêt), on peut toutefois apprécier la vulnérabilité du héros qui doit mourir une bonne soixantaine de fois pendant tout le métrage. Mais reprendre tout à chaque fois, c’est très long… Le film se laisse donc aller à la facilité (obligatoire ?) de faire continuellement des ellipses sous entendant que le héros fait tout pareil jusqu’à en revenir à ce point, ou mieux, qu’il a déjà revécu plusieurs fois la scène avant, et que donc il prévoit tout. Ce parti pris était prévisible, je le comprends tout à fait, mais il n’empêche qu’il est particulièrement facile et qu’il élude l’impact psychologique d’un tel phénomène. Mais on s’en fout de la psychologie, on est là pour l’action ! Je peux comprendre ça aussi, et sur ce niveau, le film ne ralentit pas le rythme. Sur près de deux heures, à quelques temps morts près, on est toujours dans le bain, le scénario est limpide et les enjeux clairs. Enjeux que je ne dévoilerai pas, ils sont purement ludiques et inutiles à l’analyse. En fait, il n’y a qu’une erreur qui m’ait vraiment blasé, les autres pouvant passer pour des partis pris. On peut à la rigueur accepter que Cruise soit envoyé au front sans le moindre motif apparent. Mais quand le film a passé son temps à nous montrer Cruise mourir dès qu’une couille se produisait sur le champ de bataille (il se fait tuer par tout), le voir au cours d’une scène d’action trainer sur le sol par un avion en marche qui explose avant de tomber de 3 étages dans un parking sous-terrain avec des blocs de bétons qui lui tombent dessus, et il se relève en rechargeant son fusil à pompe avec une pauvre égratignure sur le visage, je dis qu’on se fout de la gueule du public. Tom Cruise, on a failli croire que tu étais humain, mais là, ta nature divine ressort d’une façon bien trop évidente. Même quand il est sensé mourir vraiment, il trouve le moyen de revenir… Enfin bon, question action, le film délivre la marchandise, et les designs de ses exo-squelettes (très à la mode ces derniers temps) susciteront l’intérêt du geek comme du fan de SF (la prise en main catastrophique de Cruise lors de son premier jour, notamment). De la technique qui remplit assez bien les vides entre les différents éléments de l’intrigue, qui ne stagne jamais très longtemps sur ses positions et va toujours de l’avant. C’est en tout cas plus marquant qu’Oblivion, et même plutôt amusant quand on se prête au jeu des ellipses et qu’on rit de la dernière mort de Tom Cruise. Sans doute pas le film de l’été, mais un divertissement bien trempé à la hauteur des attentes.

 

4,3/6


2014
de Doug Liman
avec Tom Cruise, Emily Blunt

 

EDGE-OF-TOMORROW-PHOTO6.JPG

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commentaires

kevin 19/05/2015 03:36

Un peu de retard ^^
Rita sait qu'elle n'a plus sont pouvoir car elle n'a plus les visions.

Hendeca 18/07/2014 13:00

J'ai raté un épisode dans le film, ou il a y a une grosse incohérence dans le scénario ?!
On sait qu'un est dans une boucle temporelle car on se réveille après avoir été tué. Alors comment Blunt peut savoir que son pouvoir a disparu ?

Voracinéphile 24/08/2014 15:36

Intéressante interprétation de la fin. Je suis resté sur le happy end premier degré pour ma part (et puis, ce côté j'ai sauvé le monde et je suis le seul à le savoir), ça fait aussi du bien. Ce que j'ai trouvé plutôt virtuose, c'est la façon qu'a eu le film de gérer les échanges entre Tom et Full metal bitch. Ils sont cohérents, bien rythmés et par ce qu'ils échangent, on peut voir une progression dans leur relation, malgré les boucles (les prénoms échangés...). Rien que pour cette finesse d'écriture, Edge of tomorrow continue d'être mon blockbuster préféré de l'été (avec maintenant Les gardiens de la galaxie).
Le cablo larguage est logique d'un côté pour éviter les dégâts à la réception (jusqu'à présent, exo squelette ou pas, une structure en acier absorbe mal les chocs), mais dans le cas régulier des crashs, c'est une galère incroyable...

Xelloss 21/08/2014 12:00

Tout simplement parce qu'on lui à fait une transfusion sanguine ;)
Full Metal Bitch (j'adore XD) l'explique ^_^

Xelloss Metallium 18/07/2014 10:31

Nom de Zeus, que ça fait du bien !

enfin un blockuster qui nous promet de l'action et un scénar bien couillu !
(Même si la seconde bande annonce m'a spoilé le coup de la boucle temporelle ! Vive les Teasers, je dis ! )

alors, par où commencer tant il y en à a dire ?

On va se faire la 3D en premier, hein ?
Bon, là, un TopDémo sur pratiquement tout le film ! (yeah ! du rab, les gars, j'en veut plus !)
Les séquences sur la plage sont justes dantesques et a nombreuses reprises j'ai eu des mouvements réflexes d'évitement
quand le cerveau vous lâche une commande réflexe c'est qu'il s'est bien fait berné par une bonne 3D ;)
Beaucoup ont gueulé comme quoi le début était "brouillon", "illisible".
C'est normal !
La première scène de débarquement est filmée près de l'action, proche, trop proche, tellement proche qu'elle est dans l'action.
C'est parce que, comme le héros, nous ne comprenons pas ce qui se passe.
Par la suite, plus le film avance, plus les plans de la plage sont larges car le héros à pigé le truc.

Le coup de la boucle est simple et efficace.
On ne sait pas vraiment comment ça marche, mais ça marche.
"On déchante dès la première boucle. En effet, le problème de cette technique, c’est qu’elle annihile totalement l’impression de danger pour le spectateur. Si il crève, pas grave, on recommence"
Sur ce point là, je ne suis pas d'accord avec toi.
S'il crève c'est pas grave... encore faut-il qu'il crève.
Oui, car s'il n'est que blessé et soigné, c'est foutu et tout le long du film, on se dit "pourvu qu'il meurt, c'est sa seule chance de survivre"
(Mindfuck philosophique inside XD)
Du coup, le danger n'est pas la Mort elle même mais la Vie (ouaiiis, j'adore quand on inverse les codes !)

Pour ce qui est des morts du héros, il y en a tellement (à l'écran) et encore plus en suggérées que ça en file le tournis.
Et ça, c'est bon, le perso revit tellement de fois les même situations que c'en devient un automatisme (un peu comme les entrainements des soldats)
Du coup, on peut faire péter ces bonnes vielles ellipses temporelles (lol) dans un film sur... les boucles temporelles.

Parlons de la Mort et de la scène qui m'a fait le plus hurler de rire : le moment où il se fait écraser par le camion.
Oui, dans un film classique, on l'aurai vu passer sans soucis, et je dois dire que j'ai sursauté au moment où le "scrouïtch" survient.
Comme la Mort n'est pas grave, on peut donc faire du jeu avec et même du comique.
C'est ce comique de mort subite qui rend les actions où le héros est vraiment en danger plus fortes.
Quand il est au combat, il n'a que deux choix, passer ou mourir... le reste serait fatal.

Pour finir, l'ayant vu a sa sortie (en juin, donc), j'ai particulièrement apprécié ce film Américain qui n'est pas ProAméricain. (et bordel à foin, que ça fait du bien)
L'action se passe en Europe
L'invasion part de l'Allemagne et embrase les pays voisins (il ne manquerait plus que le cerveau des Aliens possède une moustache XD)
On y suit le débarquement le plus grand de l'histoire de l’Humanité (le Jour le plus Long, quoi ;) )
Nous avons même le droit à un de ces discours servi aux soldats Alliés avant le 6 juin "Vous êtes les meilleurs, vous êtes les sauveurs, vous triompherez de vos ennemis... etc etc"
Car oui, entre le film D-Day et Edge of Tomorrow, il n'y a pas beaucoup de distances ;)
L'action se termine même à Paris au Louvres !
Dans un film Américain !

Concernant le personnage, son développement est juste jouissif !
d'habitude, nous avons un péquin qui va devenir un héros.
Là, c'est plus fort, c'est Trouduc', un vrai connard à la base.
Monsieur se permet même de faire chanter un général, vise l'enfoiré de première XD
C'est un tel trouduc' qu'il dit même "faire ça (reporter de guerre) pour ne pas avoir à le faire (la guerre)"
Cependant, il va évoluer et devenir mature et engagé.

Niveau de l'histoire, nous avons vu que les boucles marchaient bien, que l'univers était cohérent même si beaucoup m'ont servi le "coup des câbles"
Oui, on pourrait trouver un "cablo-largage" débile mais Avatar nous le servait déjà et personne n'a gueulé.
En même temps, dans le genre débile, nous avons eu le droit à des largages avec des chaloupes de débarquement ouvrant leur portes face à l'ennemi sans aucune protection pour les gens à l'intérieur.
Bordel à cul, les gens qui ont pensé le Débarquement n'ont jamais vu une phalange Grecque ou une tortue Romaine ? >_<

Mais le plus jouissif est la fin !
/!\ Spoiler /!\
Quand se finit la boucle ? Est-elle finie réellement ? est-ce un "autre Verdun" ?
Tom Croute se fait assimiler par la bestiole, est-il mort ?

-= Fin de Spoiler =-

Les bestioles, sont jute classe.
J'adore ce concept de leur avoir fait une gueule toujours ouverte sans les faire hurler.
Le fait qu'elles ne fassent pas de "beeuuuaarrggg" est bien plus terrifiant.


Ceux qui me connaissent savent bien que j'adore les CrossOver et autres théories farfelues.
Voici ce qu'il s'est passé après le réveil de Tom Croute à la fin du film :
L'Humanité fêtait sa victoire alors qu'un énorme objet se mettait en orbite autour de la Terre.
Voyant que l'avantage des boucles pouvait être retourné contre eux, les Aliens ont envoyé un autre type de combattant appelé "chacals" par les Humains
Vainqueur, les Aliens ont construit des centrales pour alimenter leur vaisseau, utilisant des clones de Tom Croute pour la maintenance...
(Zut, ma boite de pilules est vide XD )

Roggy 24/06/2014 18:06

Pour moi, les séquences illisibles sont quasiment toutes les attaques des aliens sur la plage ou dans la campagne.

voracinephile 26/06/2014 22:30



Ah... Même si la caméra bougeait, j'ai eu quand même l'impression de ne rien rater, au moins de voir ce qu'il se passait en gros.



princécranoir 24/06/2014 15:24

l'intrigue se termine dès le moment où on comprend pourquoi il tourne en boucle. Donc assez vite. Le reste du film nous juste cavaler derrière l'ami Cruise en mode warrior avec cours accélérés (je
sais, j'oublie cette émouvante romance naissante entre deux êtres si distincts mais que l'amour de la baston va réunir, snif). Disons que c'est regardable, mais surtout sa pose les limites d'un
réalisateur comme Liman : correct exécutant.

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