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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 19:03

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 En 2001, il ne se passe pas grand chose me concernant, cinématographiquement parlant. En 2002, il ne s'en passe pas plus. Et en 2003, je commence à avoir quelques échos, mon oncle étant allé à une séance de 3 heures, et nous l'avions attendu pendant une heure dans le bar d'à côté. Il a fallu attendre 2005 et la sortie en VHS pour que je découvre le Seigneur des Anneaux de Peter Jackson, en Angleterre au cours d'un voyage de pratique du language. Quel spectacle ! Quelle ampleur ! Pour ainsi dire, une fois vu, il a fallut me les procurer de retour au pays. Mais depuis, quelques langues ont persiflés, modérant leur avis sur la trilogie de Jackson, dénonçant une esthétique un peu clippesque pour les elfes, une petite désincarnation des personnages. Tels des Grimma Langue de serpent, ma conscience commençait à s'endormir... jusqu'à ce que je me procure les versions longues. Et là, c'est le même effet que Gandalf envoyant un coup de bâton dans la gueule. Tout prend du relief, et si l'aventure s'allonge de près d'une heure pour chaque épisode, le spectacle y gagne énormément. Retour sur LA saga des années 2000.

 

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Le Seigneur des Anneaux : Incontestablement, mon préféré de la saga (contrairement aux avis du grand public, qui voient dans le troisième épisode le point culminant de l'aventure (mais nous y reviendrons). Tout simplement, Le Seigneur des Anneaux pose les bases d'une aventure fantastique, et avant tout d'un voyage, aussi bien initiatique qu'enrichissant. C'est simple : en un film, on traverse plus de la moitié de la Terre du Milieu, on passe par monts et par vaux, passant de panorama en panorama tous plus splendides les uns que les autres (les repérages sont tout simplement impeccables). Plus encore, l'univers est une merveille de cohérence, parvenant à créer des races, des histoires, des peuplades, bref à restituer une idée des écrits de Tolkien avec la grandeur qu'ils méritaient. Après, Jackson insuffle beaucoup plus de rythme à ses scènes de combats par rapport à Tolkien (le combat contre le Troll des cavernes, épique dans le film, est réglé en un coup d'épée par Frodon dans le livre, ce dernier amputant le troll de quelques orteils, provoquant sa fuite). Clairement, le Seigneur des Anneaux ne cherche pas encore à donner dans l'épique, mais à planter les bases d'un univers tout entier (sur lequel s'appuieront ses suites, qui s'aventureront plus sur le terrain de la tactique militaire). Le spectateur voyage avec les Hobbits (l'identification se fait essentiellement par eux, étant désignés d'office comme une race calme, et ignorée des autres royaumes), et suit cette aventure en dépaysement total, et cela jusqu'au générique. En termes de richesse, c'est incontestablement cet opus qui est le plus fourni, illustrant à lui seul 4 cultures (les hobbits, les elfes, les elfes sylvestres, et dans une certaine mesure les nains), et cernant parfaitement son sujet : un artefact magique au centre d'un gigantesque échiquier dont on commence à percevoir le mouvement des pièces. Le mécanisme de corruption des caractères par l'anneau magique se met en place, et est tout simplement parfaitement illustré dans ce film (le personnage de Boromir nous a clairement montré à quelles extrémités l'attirance pour le Précieux pouvait pousser). Techniquement, le film est une merveille (malgré quelques faux raccords), et le rythme est tout simplement prenant. En version longue, ce sont les sentiments des protagonistes qui prennent du relief, mais aussi la poésie de Tolkien. Des poèmes sont récités, des chants retentissent, des vers sont déclamés... L'ambiance magique du livre renaît par endroit, et fait monter délicieusement le spectacle vers le cimes du chef d'oeuvre. Le seigneur des anneaux est tout simplement le début flamboyant de la plus grande épopée d'aventure depuis la saga Indiana Jones.

 

6/6

 

2001
de Peter Jackson
avec Elijah Wood, Sean Astin

 

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Les deux tours : Les ambitions croissent avec l'appétit, dit-on... Suite au succès du premier Seigneur des Anneaux, et le public en redemandant encore (les ventes du livre ont carrément redécollées avec l'envoi du premier film), Peter adapte presque à la lettre le tome 2 des aventures, en amputant tout de même un bon passage du voyage de Frodon et Sam, qui sera reporté dans le troisième opus. Les trois films ayant été tournés en même temps (un vrai cauchemar que Peter Jackson nous résumera dans les bonus par un "Je l'ai fait une fois, maintenant, plus jamais !"). Les deux tours est nettement plus porté sur la castagne, puisque là où le premier se contentait d'une introduction dantesque et de quelques escarmouches, celui-ci nous offre de grandes scènes de batailles, avec notamment le siège du gouffre de Helm, tout simplement impressionnante (des milliers de monstres attaquant un château avec des machines de sièges ? Du jamais vu !). L'histoire se tourne nettement plus vers la stratégie militaire, et aussi sur la politique de la monarchie, en suivant la logique d'un roi en face d'une situation de crise (le royaume du Rohan attaqué en profondeur par les Urukaï de Saroumane). Game of Thrones se focalisera sur ce registre, alors que le Seigneur des Anneaux résume bien son sujet, en soulignant suffisamment les enjeux en place avant de poser les décisions, et surtout de filmer leurs conséquences (l'exode dans le gouffre, puis la grande bataille). Encore une fois, point n'est besoin de souligner l'écrasante supériorité de la version longue par rapport à la version cinéma, développant la poésie de Tolkien avec infiniment plus de subtilité, et développant réellement nos personnages (on y apprendra qu'Aragorn descend d'une lignée dotée de longue vie, et qu'il a 87 ans). L'amourette entre ce dernier et Eowyn gagne beaucoup en intensité, le désespoir lors de la préparation du siège se fait cruellement sentir. C'est surtout Faramir qui gagne au change dans cette histoire. Si dans la version cinéma son rôle se révélait être celui d'un chieur qui faisait surtout perdre du temps, sa psychologie est considérablement développée. Avec un flash back d'une dizaine de minutes, tout est exposé : sa jalousie envers le statut privilégié de Boromir, sa frustration de voir son père ne jamais reconnaître ses efforts... La phrase "L'occasion pour Boromir, capitaine du Gondor, de prouver sa valeur..." prend ici un relief énorme, car permettant enfin à Faramir de montrer à son père sa vraie valeur (et rendant encore plus courageuse sa décision finale, magnifiquement résumée par Frodon lors de leurs adieux). La trahison de Gollum est quelque peu atténuée par des violences physiques plus longues, la fatigue de Frodon se fait plus incarnée... Tout prend des proportions insoupçonnées avec le montage cinéma, ce qui rend le spectacle d'autant plus réussi. Au final, si le Seigneur des Anneaux 2 a toujours fière allure (l'épique commence à souffler fort), il sert aussi  de film de liaison (le parcours de Frodon et Sam est moins palpitant). Gérant parfaitement ses effets, avec des batailles bien senties et des effets spéciaux qui s'offrent parfois de luxe de quelques maquettes (la destruction de la Tour de Saroumane). Plus d'action, mais un peu moins de poésie (malgré une charmante tentative des poèmes Enthiques). L'épisode mineur de la saga, mais peu de minorants peuvent se vanter d'avoir obtenus 4 nominations.

 

5/6

 

2002
de Peter Jackson
avec Elijah Wood, Sean Astin

 

http://img26.imageshack.us/img26/793/large468175.jpg

 

Le retour du roi : La conclusion ! Le chapitre final de l'aventure ! Film le plus long de la trilogie (version ciné comme version longue), Le retour du roi est aussi le plus ambitieux techniquement, car il se propose d'offrir la bataille la plus grandiose jamais réalisée au cinéma. Rien que ça... Et techniquement, il y parvient, le bougre ! Boostant le logiciel Massive (permettant la création de personnages numériques multiples), Peter nous offre les combats les plus magnifiquement cadrés qu'on ait jamais pu voir. Avec un bestiaire parfaitement maîtrisé (alternant harmonieusement le numérique et les maquillages) et des décors somptueux (Minas Tirith est la plus belle cité médiévale factice vue dans le septième art), le film réussit son pari technique, transcendant tous les mouvements de troupes qui avaient eu lieu jusqu'à présent sous la forme d'un affrontement mémorable. Et ça, c'est seulement d'un point de vue technique. Le récit continue d'être toujours aussi prenant (Jackson à le don pour dynamiser une histoire de 4 heures !), les personnages sont toujours aussi charismatiques (encore une fois, les charges émotionnelles des personnages sont décuplées par la version longue, il faut se la procurer), et on sera amusé de voir quelques leçons prises avec Fantômes contre fantômes appliquées dans le film, lors d'une séquence sur la route des morts (considérablement développée dans la version longue, et beaucoup plus impressionnante). Le personnage de l'intendant voit son caractère plus étoffé, teinté d'un défaitisme qui expliquera bien mieux ses réactions que dans la version cinéma. Le quotas de violence est légèrement plus poussé (mais tout reste toujours regardable par les 10 ans et plus), et cet éloge final de la monarchie comme situation d'équilibre font du Seigneur des anneaux 3 le dénouement le plus jouissif d'une trilogie, les climax à la fois sentimentaux et guerriers se rejoignant dans un véritable feu d'artifice qui impressionne tout au long de ses quatre heures. La version longue collant toujours plus au livre (la séquence où Frodon et Sam déguisés en orcs se font enrôlés contre leur gré dans l'armée de Sauron), et nous offrant une créature complètement exclue du montage ciné, au design pourtant magnifique : l'émissaire de Sauron. Et pendant que Legolas abat un Oliphan, Aragorn et Gimli sont loin de se tourner les pouces, ayant fort à faire avec le général de l'armée orc. Sans m'étendre plus sur l'intrigue, on notera quelques détails qui élèvent toujours le récit (le meurtre de Gollum est bien plus choquant, la chaîne de l'anneau a carrément entaillé le cou de Frodon...) et qui contribue à nous montrer que Le Seigneur des Anneaux est la trilogie d'héroïc fantasy la plus ambitieuse jamais réalisée, et aussi l'une des plus populaires (seul concurrent en vue : Star Wars). Tout simplement culte, indispensable. Voilà qui promet pour Bilbo le Hobbit, qu'on nous fait saliver depuis maintenant quelques années...

 

5.5/6

 

2003
de Peter Jackson
avec Elijah Wood, Sean Astin

 

http://www.linternaute.com/cinema/image_diaporama/540/le-seigneur-des-anneaux-le-retour-du-roi-10530.jpg

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Published by voracinephile - dans Aventure (la mine d'or)
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commentaires

Hdef 19/06/2014 11:50

Contrairement à toi et à oliver, je préfère les 2 derniers même si La communauté de l'anneau est un chef d'œuvre. Je te copie/colle les critiques des deux premiers opus que j'avais fait chez Ze
Ring. Je n'arrive toujours pas à en faire une pour le 3e, qui est mon film préféré.
"LA COMMUNAUTÉ DE L'ANNEAU :

Démarrage saisissant, sur fond de voix off féminine, dominant un somptueux prologue, forme d'avant-goût du brio créatif et visuel de la trilogie.
Si cette première partie reste la moins aboutie sur le plan intime et personnel, elle n'en plonge pas moins le spectateur dans l'extraordinaire et fabuleux univers de Tolkien, avec ses fascinants
décors (La Moria, Fondcombe, l'Argonath etc).
Au cours des trois films, Jackson reflète les métaphores de Tolkien à propos du fascisme, représenté par les forces du mal de Mordor et d'Isengard (Drapeaux noirs, statues faisant le salut nazi,
répliques éloquentes, du genre "Comment le monde peut-il renaître après de telles atrocités ?").
Présentant une brillante palette d'acteurs, chacun dans son registre propre (sérénité de Mckellen, bonté naïve de Sean Austin, panique d'Elijah Wood), le début de la quête, notamment avec la
rencontre avec le roi-sorcier d'Angmar prend l'allure d'un cauchemar d'enfant, rien de plus.

En revanche, lorsque le film avance et que la communauté est mise à l'épreuve de l'addiction à l'anneau (avec la folie de Boromir à la fin), le film prend une réelle intensité.
Sans jamais tomber dans la niaiserie, la dernière partie de ce premier opus nous attache sérieusement aux deux hobbits principaux. Cet attachement sera d'ailleurs rudement mis à l'épreuve au cours
des deux épisodes suivants.
D'aucuns diront que le film est un conte, mais il ne s'agit pour moi que d'une affirmation simplette, car toute morale est éloignée du film, notamment avec gollum, qui sauvera frodon d'un marais
avant de lui sectionner le doigt et de le jeter dans les griffes d'une araignée géante ! Bon, je sais, ce sera au programme des suivants, mais même si la critique est structurée en 3 parties pour
les 3 films, je les considèrerais souvent en globalité !
En fait, pour en revenir au conte, il est vrai que le film, avec ses balrogs, ses spectres, ses hobbits, ses nains, ses elfes, ses magiciens, nous entraîne dans un univers de conte, un univers
féérique, mais il déconstruit le conte plus qu'il ne puise dedans, notamment avec gollum, personnage au fond très immoral !

Attention : le film n'est pas tellement recommandé aux enfants (du moins en-dessous d'un certain âge), à cause de scènes qui, au cours de la trilogie, pourrait les choquer !
Je dis ça car mon petit frère l'a maté avec moi, avant de chialer toute la nuit, because l'oeil en feu et les orques !

Je sais ce que tu vas me dire, Ze Ring, c'est que c'est loin de faire 30 pages, mais c'est parce que cet épisode est celui que j'aime le moins, même si je l'adore tout de même, il n'est rien
comparé aux suivants. "

LES DEUX TOURS :


Dès les premières secondes, le spectateur est jeté au cœur de l’action, avec un combat entre le bien et le mal, c’est à dire entre Gandalf et le balrog de la moria. Très beau fight, il faut le
dire, mais un peu pyrotechnique quand même, même si tout ne tombe pas à l’eau, à l’inverse de Gandalf (hahaha).
Le dénouement du combat n’est de toute façon révélé que plus tard dans le film, et nous rejoignons pour le moment nos deux héros, Sam et Frodon.
Ces derniers se sont perdus dans les montagnes en essayant d’arriver en Mordor (« Le seul endroit de la terre du milieu qu’on ne peut pas voir de près, mais c’est celui auquel on essaye d’arriver,
juste sans pouvoir y arriver »)
Petite parenthèse : sorry pour les spoils, mais ça m’aide pour « analyser » !
Bon, on reprends ; La nuit, les deux amis sont arrachés à leur sommeil par l’étrange gollum, créature avide et passionnée maladivement par l’anneau.

Un grand débat s’ouvre ici : gollum est-il bon ou mauvais ?
A mon sens, il est bon, j’en suis sûr, car les plaisanteries qu’il fait, les taquineries, le fait qu’il aide sam et frodon, leur servant de guide, en fait un personnage très humain, mais reste en
fait une métaphore de l’homme une fois rongé par la cupidité !
Andy Serkis interprète avec folie et passion le personnage de gollum, et ses monologues épiques, où deux personnes se séparent en lui, tel dr Jekyll et Mr. Hyde !
Très théâtral, son jeu nous laisse pantois, sur le cul, comme tu dirais, et dégage un charisme tel qu’on en vient à se demander si c’est du lard ou du cochon, tout bonnement !
Et c’est ce jeu astucieux qui génère l’éternel débat autours de ce fabuleux personnage !!

Et ce fameux personnage continue de ternir la frontière, que dis-je la frontière, le clivage bien-mal qui asticote tous les contes !
Très déroutant, dérangeant, ce gollum est l’individu le plus complexe de la trilogie mais aussi le plus étrange qu’il m’est été donné de voir au cinéma !

Bon, ceci dit, le film entier ne se résume pas à ce personnage, mais il constitue le gros plus de cet opus (tout en rimes !)





Oui, effectivement, LES DEUX TOURS ne se résume pas à cela, et s’il est bien plus brillant et abouti que les précédents, c’est pour un milliard d’autres raisons !
Notamment les premières grandes batailles qui ont fait la réputation du film, évidemment, je pense à celle du gouffre de Helm !!!
Déployant des moyens énormes pour cette scène qui mit 4 mois à se faire, Jackson met en scène, tel un chef d’orchestre, l’unes des confrontations guerrières les plus hallucinantes de l’histoire du
cinéma, avec des volées de flèches toutes les secondes, et des uruks qui arrivent par milliers.
Et au milieu de tout cela, n’oubliant pas (pas comme dans LE HOBBIT) que les effets spéciaux ne font pas les bons films, Jackson introduit une bonne dose de poésie, particulièrement avec la mort
d’Haldir, sur fond de douce musique lancinante...

Outre cette magnifique scène, et en plus d’un certain humour (lorsque Aragorn, au passge excellemment campé par Viggo Mortensen lance Jonathan Ryes Devis (gimli, toujours assez viril et amusant, à
défaut d’être approfondi), le réalisateur confère aussi à cette bataille, juste énorme, une réflexion d’une puissance inattendue sur l’honneur des hommes, avec le passage où Théodren court
au-devant de l’ennemi, sachant qu’il va voir la mort dans le blanc des yeux, mais va foncer comme un enragé, pour « la ruine, la terre, et le royaume ! A l’aube rouge !!! ».
Si ça, ce n’est pas de l’émotion savamment distillée, je me fais moine dans les prochaines heures !!!

Mis à part ces magnifiques passages qui confèrent au film un grand panache, il existe, bien entendu, des passages beaucoup plus intimes dans ce film, avec l’amour qu’Arwen a pour Aragorn. Hélas,
cet amour est (bien sûr) impossible, car Aragorn est un homme, donc un mortel, tandis qu’Arwen est une elfe, par définition immortelle !
Les confrontations entre Elrond (brillant Hugo Weaving, d’une sérénité et d’une tendresse absolue, mêlée à une certaine dureté), père d’Arwen et sa fille sont d’une rare intensité, et Elrond tresse
à Arwen un portrait nihiliste et désillusionné de la mortalité, à travers de sombres images de cape noire sous des arbres dépérissants, soit des plans lourds de symboles, mais non moins prodigieux,
par leur force émotionnelle subjugué par un impact visuel et poétique très puissant.

Et ainsi, ce dont on pouvait craindre la niaiserie devient finalement tout simplement empreint de…de puissance, de grandiloquence, mais pour trouver les mots et ressentir ce que je ressens, il faut
revoir ces très beaux passages !



Outre ces somptueuses scènes, le film arrive à son apothéose lorsqu’il donne dans l’opéra, grâce à la BO ô combien mirifique d’Howard Shore
(déjà compositeur de nombreux films de Cronenberg et de l’excellent
Silence of the Lambs) qui emporte le film vers un côté grandiose tout simplement exaltant !!!!!!!!! Pas d’autres mots !!!!!! On s’y croit, on pense rêver, mais c’est devant nous, et comme les plus
grands films de l’histoire, ça dépasse l’écran, ça dépasse le cinéma, à cause de la beauté, et de la grâce infinie des images !
Par exemple, à Osgiliath, Frodon tente de donner l’anneau à un nazgûl, et la scène apparaît au ralenti… Nous voyons donc frodon sortir l’anneau de sa cape, et le tendre lentement à l’immense dragon
que chevauche le spectre, et le-dit dragon bat des ailes au ralenti pour se poser et l’image d’Elijah Wood aux yeux fous tendant lentement l’anneau à cette gigantesque créature est (ça va paraître
tout con ce que je vais dire) inoubliable.
Elle précède le grand discours humaniste de Sam, sur le monde violent et détruit de toute morale et de toute pitié.

HAUT LES COEURS !!!"

En ce qui concerne le début du Retour du roi, j'ai toujours trouvé le meurtre de Deagol très impressionnant non seulement en raison de la prestation d'Andy Serkis mais aussi pour la sublime contre
plongée qui accompagne le meurtre et qui fait du soleil, masqué par les arbres, le seul témoin de l'acte irréparable de Smeagol. Ce rôle étrange donné au soleil rapproche le film de la fin de Pour
une poignée de dollars. Explications en commentaire ici :
"Lorsque Joe sort de la fumée générée par les explosions, le film bascule dans

Alice In Oliver 22/10/2011 17:46


thanks ! J'en ferai de même de mon côté.


voracinephile 23/10/2011 12:04



You're welcome !



Alice In Oliver 22/10/2011 16:28


pas vu the human centipede 2 mais j'en ai évidemment entendu parler... Si tu as un lien pr le voir, je suis preneur.


voracinephile 22/10/2011 17:32



^^ Je recherche activement un lien moi aussi pour le voir (le buzz de sa bande annonce ultra poisseuse ne laisse personne indifférent !). Si j'arrive à en débusquer un, je ne serai pas ingrat !



Alice In Oliver 22/10/2011 13:37


après, nous avons vu largement pire. Mais dans son genre, ça reste un film surprenant et intéressant.


voracinephile 22/10/2011 15:44



Une bonne surprise, c'est vrai. Après, je rechigne un peu à lui donner le titre extrême (car si la fin est bien trash, le film traite son sujet plutôt finement dans sa première partie), mais
c'est un drame bien fait. Dans le titre le plus trash de l'année, je pense que The Human Centipede 2 est bien parti pour remporter le titre (il a l'air plus tordu, et en tout cas plus agressif
que son prédécesseur, car prenant pour héros un fan tordu du premier film).



Alice In Oliver 22/10/2011 11:33


birn glauque tout de même ! Franchement, les 20 dernières minutes sont vraiment insoutenables


voracinephile 22/10/2011 12:37



Glauque pendant 20 minutes... C'est pas vraiment ça qui fait le film pour moi. C'est surtout pour moi une tentative d'étudier une affaire de rapt en s'intéressant à des points de vues plus
proches de la victime (et en les mettant en opposition avec les avis dans la presse). En fait, la conclusion m'a plus étonné parce qu'elle rompait totalement le ton du film, plus que ce qu'elle
montrait (on ne se fait aucune illusion sur le sort d'une jeune fille enlevée par un pervers). C'est ultra glauque, et ça conclut d'une manière pessimiste (le coup du tonneau est en effet
particulièrement gerbant), mais c'est un peu en dehors de ce à quoi le film s'intéressait jusqu'à lors. Une sorte d'épilogue vénère qui a ce qu'il faut pour impressionner et qui à lui seul
imprime les avertissements que le film donne sur les contacts internet, mais que j'ai vu plutôt comme un "plus" trash que comme une finalité en soit. En revenche, le public peut adepte du genre
risque d'être bien secoué, oui.



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  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
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