Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 19:19

http://cdn.wegotthiscovered.com/wp-content/uploads/expendables-2-final-poster.jpeg

 

C’est peu dire d’affirmer que j’avais de sévères doutes quant à l’annonce de la bourrinade de Stallone à venir. Expendables premier du nom m’avais un peu refroidi, la faute à un scénario un peu paresseux, à une surabondance de clichés et quelques dialogues chiants. Forcé je suis aujourd’hui de constater que notre ami Stallone a su efficacement gérer sa barque (avec la réalisation compétente de Simon West), puisqu’Expendables 2 enterre littéralement son prédécesseur, et cela dans tous les domaines.

L’histoire : L’équipe d’Expendables doit récupérer un petit ordinateur perdu dans un crash aérien. Mais au cours de leur mission, ils se font doubler par un terroriste qui avec cet ordinateur compte retrouver 5 tonnes de plutonium enfouies pendant la guerre froide.

 

http://www.lexpress.fr/pictures/753/385668_les-acteurs-jean-claude-van-damme-et-sylvester-stallone-le-15-aout-2012-a-hollywood-en-californie.jpg

 

Ouaip, ben c’était pas forcément bien parti Expendables 2, car au vu de l’abondance de noms connus qui se disputaient l’affiche, on était en droit de craindre le pire. Mais le film réussit habilement à jongler avec tout ce petit monde, même si certains en pâtissent plus que d’autres (après une intro survoltée où il nous prouve enfin qu’il est un homme, Jet Li disparaît pendant tout le reste du film, et Jean Claude est carrément inutile pendant la première heure et demie). Mais sinon, la bande annonce dévoilée au public ne contient pratiquement que des scènes de l’intro. Ca veut dire qu’Expendables 2 fait littéralement péter tous les quotas d’action des films de ces dernières années. La dernière fois qu’un essai avait été aussi dynamique, c’était avec L’agence tout risque, qui quoi qu’on en dise, balançait le pâté en termes de rythme. Ici, tout le monde vide ses chargeurs à fond la gomme, et chose rare, le gigantesque tandem de tous ces acteurs d’action fonctionne merveilleusement. La réussite en revient essentiellement aux dialogues. Dans le premier expendable, les scènes de remplissage étaient nombreuses, alternant dialogue de bar ou tatouage inutile (le caméo de Mickey Rourke). Ici, une vanne est balancée toutes les 30 secondes, et elle marche. Impossible de prendre le film au sérieux un seul instant tant notre équipe ne cesse de se faire des blagues, quand ce ne sont pas des références cinéphiles qui réjouiront les légions de fans. Si l’intro est assez vache avec Schwarzy (il est attaché et sévèrement malmené, les expendables hésitent à le libérer, et il se fait voler sa réplique), ce dernier se rattrape au cours d’un dernier acte qui fait littéralement tout péter, prenant un aéroport comme terrain de jeu et se livrant à un carnage en masse (épaulé par un Chuck Norris finalement très sobre, bien loin de mes espérances nanardes). Autant dire que si les dialogues ne volent jamais haut (« Je parie que tu as envie de me faire mal ? » « Je ne vais pas te faire mal… Je vais t’ôter la vie ! »), les hommes se renvoient la balle avec une réelle bonne humeur qui contribue beaucoup à la réussite du film. Un peu je me la pète, toujours lourd en termes de cliché (le jeune qui a une copine française, qui en a marre de tuer des gens et qui va raccrocher est celui qui meurt). Toutefois, un petit gâchis que le personnage de Jean Claude Van Damme, pour le coup méchant, mais totalement inutile pendant tout le début du film où il ne cesse de déléguer à ses hommes l'exécution de nos héros. Un combat final musclé vient un peu relever le niveau, mais on est loin de la performance de Universal Soldier Regeneration. Un autre problème d’Expendable, il est incapable d’aller sur le terrain des sentiments sans devenir lourd (la mine tristounette de Stallone devant une pauvre paysanne qui lui raconte ses malheurs fait plus rire qu’autre chose). Mais on se console avec des tueries très sales (assez drôle de voir les Expendables s’appeler des gentils quand ils coupent des mecs en 2 à la mitrailleuse) et un sens du spectacle régressif très bien exploité. Pour le coup, pas impossible de recroiser expendables 2 à la fin d’un top 2012…

 

4.5/6

 

2012
de Simon West
avec Sylvester Stallone, Jason Statham

 

http://cdn-premiere.ladmedia.fr/var/premiere/storage/images/cinema/news-cinema/premiere-seance-du-22-aout-expendables-2-ecrase-ses-concurrents-3467570/62959504-1-fre-FR/Premiere-seance-du-22-aout-Expendables-2-ecrase-ses-concurrents_portrait_w532.jpg

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Nicos31 22/03/2013 18:23

Perso, j'ai beaucoup aimé cette suite qui est bien supérieur au premier (qui n'était pas mauvais mais un peu mou). Bien bourrin mais c'est surtout sa palette d'acteur qui fait tout le film sans
eux, il n'aurait aucun intérêt.

voracinephile 23/03/2013 12:01



Je suis du même avis. Les dialogues fonctionnent mieux, il y a plus d'action, on retrouve nos icônes avec quelques rides... C'est du vintage pour fan d'action ^^ Après, il y a de gros défauts,
comme le sentimentalisme de comptoir ou Jean Claude complètement lessivé, mais c'était une récréation plaisante !



valery 07/12/2012 10:52

http://jeanclaudevandam.me/ - Hommage au cinéma de JCVD

voracinephile 07/12/2012 12:42



Dommage qu'il en soit réduit à un cabotinage aussi mauvais dans Expendables 2. Il se rattrape nettement dans Universal Soldiers 4, où il joue un méchant déjà d'une plus grande envergure...



princécranoir 28/08/2012 11:29

Bon j'ai fini par sortir les flingues pour affronter cette nouvelle équipe de Punishers emmenés par Stallone. J'arrive en effet à la même conclusion : bas du front mais efficacement réalisé (la
recrue Simon West y est sans doute pour quelque chose), mais les tunnels de dialogues auraient mérité un bon élagage pour laisser place à encore plus de bourrinade. Tant de violence à l'écran,
paradoxalement, ça repose la tête.

voracinephile 29/08/2012 21:44



Ah, ravi de te voir plutôt encourageant sur le cas Expendables. Clairement, certains dialogues sensé être profonds (les états d'âme de plusieurs persos) auraient carrément dû sauter, donnant dans
le comique involontaire (la bouille de Stallone qui essaye d'avoir l'air triste). Mais dans l'ensemble, le rythme survolté et une réalisation efficace font enfin passer expendables dans la
catégorie des films d'action capables de bien vieillir.



borat8 25/08/2012 21:23

C'est vrai qu'on ne le voit quasiment pas mais comparé à Jet Li, il est dans tout le film!lol

borat8 25/08/2012 19:18

Tu parle probablement de Randy Couture, ex star du catch.

voracinephile 25/08/2012 20:09



Oui, c'est Randy... Pas de sitôt qu'il va avoir droit à sa séquence bravoure, celui là...



Présentation

  • : Le blog de voracinephile
  • Le blog de voracinephile
  • : Le cinéma en grand, comme je l'aime. Points de vue, critiques, discussions...
  • Contact

Profil

  • voracinephile
  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.

Recherche