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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 08:50

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Quatrième opus de la saga, Hellraiser : Bloodline est une tentative intéressante de renouveler la formule de la saga, puisque ce film pourrait presque s’apparenter à un film à sketch. Voulant offrir au spectateur à la fois des détails sur la fabrication de la première boite et sur la fin des cénobites, le film innove beaucoup dans ses idées, parfois totalement bancales, mais dont le vent d’originalité apporte un nouveau souffle à une saga en perte de vitesse depuis le troisième épisode.

L’histoire : 2127 ap JC, sur une station spatiale construite d’après ses plans, le docteur Merchant poursuit le combat qu’a toujours mené sa famille : la destruction des cénobites.

 

hellraiser4 041


Si le troisième film peinait à offrir de nouvelles idées (une statue chelou et des cénobites un peu abusés), ce nouvel opus donne carrément dans l’inédit, puisqu’il se propose à la fois d’illustrer l’origine des cubes et de donner une conclusion à la saga Hellraiser, chose quand même louable pour une modeste série B de cet acabit. Si de délocaliser l’intrigue dans l’espace pourrait apparaître comme une hérésie, la conclusion de la saga est plutôt intelligente, dans sa manière de lier aux clés que sont les cubes une famille d’artisans qui possède à la fois la technologie du Mal et du Bien permettant d’accéder aux portes de l’enfer d’Hellraiser. Plutôt original donc, et assez amusant dans sa manière de complètement étaler son intrigue dans les siècles, plaçant ses débuts pendant la période de la renaissance française (comme le disent les anglais de Black Death : dès qu’une saloperie nous arrive dessus, c’est qu’elle vient de France) et concluant sa fin sur une plate-forme spatiale conçue spécialement pour l’éradication des démons. Au niveau des effets spéciaux, l’amateur sera servi. On tient là nombre d’effets gores, du classique (chaîne avec crochets) au novateur (le supplice des jumeaux), en passant par quelques maquillages de démons plutôt sympathique (un cerbère assez impressionnant, mais sous-exploité). C’est surtout avec ses fréquents sauts dans le temps que le film devient sympa, puisqu’il se propose de répondre à pas mal de questions. La boîte originale est de fabrication française, commandée par un noble corrompu (qui évoque clairement le marquis de Sade) qui prépare des sacrifices pour invoquer des démons. Le sculpteur, Merchant l’ancêtre, va donc réfléchir à un moyen de contrer les apparitions démoniaques par la création d’une lumière d’un éclat maximal, technologie qui pourra être avancée par un des descendants de la famille dans les années 90, avant d’être mise en application sur une station spatiale des années plus tard. Malheureusement, si le jouissif est bien là, Kevin Yagher n’est pas Clive Barker. Le film contient un lot assez énorme d’incohérences, certaines étant telles qu’on passerait à côté (la station spatiale est détournée de sa fonction première par Merchant, qui l’avait conçue déjà comme un piège à démon sans le dire à personne. Au fait, quelle est cette fonction première ? Et comment Merchant a-t-il réussit à camoufler son projet qui a du coûter des millions de dollars d’investissement ? Ah, probablement parce qu’il a fait comme son ancêtre, qui faisaient passer des mécanismes démoniaques pour de la décoration murale). Sincèrement, si vous ne supportez pas l’horreur bancale, inutile de s’attarder sur cet épisode. Cependant, me concernant, un certain charme anime son récit, le spectateur ayant enfin la chance de se retrouver en terrain inconnu avec des personnages assez nouveaux (avec ce bon vieux Pin-head qui rempile) et quelques idées marrantes qui devraient offrir un peu de bonheur aux amateurs de la saga capables de prendre leurs distances avec le premier du nom (juste un chef d’œuvre).

 

3.5/6

 

1997
de Kevin Yacher
avec Bruce Ramsay, Valentina Vargas

 

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commentaires

Leatherface 20/01/2012 23:30

Pour le troisième, ça m'étonnerai que tu le trouves en version intégrale. Pour ma part je la possède mais... en allemand ^^ Enfin bon, les différences sont bien moindre que pour Hellraiser II lui
complètement charcuté.

voracinephile 21/01/2012 20:18



Oui, je sais que Hellraiser 2 a particulièrement souffert de la censure, et que donc le seul moyen de le voir en intégral est d'acheter une collection étrangère sans sous titre fr. En l'état, mes
souvenirs me font voir Hellraiser 3 comme une petite série B sympa qui n'a pas peur du ridicule (les nouveaux cénobites... ouch !)



videodrome 28/12/2011 16:45

Il ne faut pas trop le prendre pour un f.à sketches tout de même, parce que ses faiblesses scénaristiques ne le permettent pas de faire tenir plusieurs histoires - déjà que la trame générale est
vaporeuse...
Pour moi, ça restera un défilé d'images grandiloquentes, du kitsch déviant et raffiné à sa façon ; presque du sur-mesure.
Je ne croix pas avoir lu ton article sur le 3e opus...

voracinephile 31/12/2011 13:04



Une trame vaporeuse... ^^ Jolie expression pour parler d'une histoire qui joue avec futur lointain, passé lointain, époque contemporaine en usant d'ellipse ou de flash back à foison... Je pensais
le rapprocher du film à sketch (sans vraiment le classer dans ce genre...) par ce que malgré une gestion temporelle bancale, tous les différents passages se passent sur des périodes courtes
(quelques jours) à des époques différentes, une structure qui semble pour moi lorgner un peu sur le film à sktech, et qui est en tout cas témoin du bordel scénaristique dont le script revient (il
a été mainte fois réécrit en préprod, et on sent qu'au niveau des idées, tout le monde a essayé de contribuer).


Pour le troisième opus, je ne l'ai pas encore revu (d'où mon absence de critique), mais j'essayerai de ne pas le faire trop traîner (c'est une petite bisserie sympathique, après tout, même si
j'ai deviné la fin à partir de la 20ème minute).



alice in oliver 24/12/2011 11:22

ouais perso, je trouve que la saga commence à se barrer sacrément en coui.... !

voracinephile 31/12/2011 12:40



Certes, la cohérence du film n'aide pas... Mais, me concernant, certaines idées bancales et de jolis maquillages m'ont quand même fait passer un bon moment. Un avis aussi bancal que l'objet sur
lequel il s'appuie !



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