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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 20:23

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http://data0.eklablog.com/les-fantasmes-de-camille/mod_article646857_1.jpg

 

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Dans le cadre de notre programme Home Invasion, avec le traumatisant Mother’s day (la vraie tuerie d’ouverture de cette année), intéressons nous à du classique et à du moins classique, puisqu’il ne s’agit rien de moins que du premier film à aborder le thème sous un angle horrorifique : La dernière maison sur la gauche (bien que les relents de rape-and revenge soient aussi très forts). Chef d’œuvre de Wes Craven selon certains, le film a traumatisé le public lors de sa sortie en salle, et si le but recherché par le film était sulfureux, il fait aujourd’hui peine à voir, tant son  remake ricain l’a ringardisé. Ce remake, qui faisait un peu peur au départ, semble avoir beaucoup mieux cerné le thème sulfureux du film de Craven, et s’attache ainsi uniquement à l’illustrer, avec une sauvagerie un peu dans le ton de notre époque cinématographique, mais avec un petit côté malsain comme les œuvres de Jack Kechtum qui n’est pas pour nous déplaire. Enfin, on abordera un des nombreux rejetons de cette formule minimaliste avec le bébé de Deodatto : La maison au fond du parc. Un film au final plus ennuyeux l’original, qui tente de faire passer sa vacuité profonde par de multiples scènes de sévices à gogo…

 

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La dernière maison sur la gauche (1972) : Encore un jalon de l’horreur posé par Wes Craven dans les années 70, le bonhomme frappant deux fois très fort avec La colline a des yeux (il faudra attendre Freddy et les années 80 pour le nouveau succès de Craven). Ici, nous suivons d’abord le quotidien d’une famille honnête d’américains qui n’ont rien à se reprocher. Un père qui a atteint l’âge de sagesse, une mère au foyer dévouée, une adolescente un peu rebelle qui va aller voir un spectacle trash, bref rien de très nouveau dans les années 70, même si on sait avoir affaire à un morceau de bravoure. Cependant, le film peine un peu à insuffler du rythme à son histoire. Déjà parce qu’il confond scène d’exposition et scènes de dialogues insipides où nos personnages jouent en mode cliché (la récurrence implacable de la morale et de la prudence dans le discours parental) ou en mode nawak (les criminels, qui jouent assez approximativement et qui ont l’air de carrément improviser leurs dialogues sans savoir ce qu’ils doivent mettre en valeur (c’est pas en crevant le ballon d’un gosse qu’on caractérise un gars qui s’attaque aux enfants). Et je ne parle pas de la récurrence très agaçante des musiques country qui parsèment différents moments du film sans vraiment parvenir à planter une notion de décalage (c’est juste trop cliché années 70). Si au moins, le film commence à devenir un peu violent quand nos deux amies tombent aux mains  des assassins que nous suivons, leur jeu un peu trop figé n’est pas particulièrement convaincant. Il faut attendre la forêt pour que les choses s’accélèrent (entre temps, on nous aura présenté les deux flics qui ne servent à rien pendant tout le film, à part pour jouer la carte finale de la morale qui vient constater les dégâts). Là, on suit donc nos bourreaux qui se livrent à quelques jeux sadiques sur nos victimes avant que celles-ci ne tentent de prendre la poudre d’escampette. Les scènes, plutôt efficaces, collectionnent cependant quelques fautes de goût (les filles sont rhabillées quand elles tentent de s’enfuir, alors qu’elles étaient nues et humiliées quelques instants auparavant, le bras en plastique, certaines expressions un peu exagérées des bourreaux…). Et puis, l’arrivée de nos malfrats chez les parents arrive d’un coup, ces parents étant décidément particulièrement accueillants avec les étrangers, eux qui prodiguaient encore la veille des conseils de sécurité à leur fille. La situation s’éternise, nos méchants profitant décidément de l’hospitalité de ces hôtes, manifestement amusés par la situation (ils ont vu direct les photos de famille et rient de la coïncidence, détail intéressant mais témoignant d’un manque de prudence assez étrange de nos bandits, surtout lorsque les choses vont commencer à déraper. Il est notamment un peu étrange de les voir continuer à feindre l’innocence quand leur quatrième compère hurle à la mort ses regrets pour le viol et le meurtre des adolescentes, mais qu’ils tentent de faire passer ça pour du délire. Entre temps, on se tapera une autre scène du quotidien des inspecteurs, vraiment inutiles dans cette affaire. Puis la découverte du pot-aux roses a lieu. Avec le coup du médaillon (une bonne trouvaille) et la mère découvrant les vêtements pleins de sang dans la valise. Gros soucis : la mère joue très mal, et peine continuellement à illustrer les émotions qu’on attendait en pareille moment. Elle semble pour ainsi dire à peine ébranlée par sa découverte, et pendant la scène où l’un des malfrats la drague, elle semble carrément détachée des évènements, disant des trucs sans y croire une seconde, pendant que le père tente de trouver des armes à la cave. La mère doit être le personnage le plus raté du film. Pendant ce temps, le père tente le coup des pièges domestiques (Nightmare on Elm Street y reviendra), puis il commence à prendre un cours de bagarre dans le salon avec le grand méchant du film : Krug. Scène de confrontation du film, qui prend hélas une tournure comique quand on voit les efforts pathétiques du père pour donner des coups à Krug qui semble les encaisser sans le moindre problème. Sans compter la scène ridicule du « péter la cervelle ! » qui vise à illustrer l’influence morale du chef de bande sur le plus faible des méchants, mais qui se trouve gérée si maladroitement qu’il est dure de ne pas esquisser un sourire devant la conclusion de la scène. Enfin, le dénouement du film, pensé pour être politiquement incorrect et sulfureux, a particulièrement mal vieilli. Si le combat entre femme est le seul qui tente de rester sobre, la confrontation des hommes tourne carrément au ridicule, le père poursuivant pendant 10 minutes dans la même pièce le personnage avec une tronçonneuse, et découpant pratiquement tous les meubles de la pièce avant de parvenir à le coincer. Et là, la Police débarque pour faire la morale, morale qui ne sera finalement pas vraiment respectée, les parents accomplissant leur vengeance. Au final, si les thématiques du film étaient assurément rentre dedans pour l’époque, l’amateurisme de certains acteurs et quelques incohérences du script entament l’aura sulfureuse du projet, et maintenant que son remake a prouvé lui aussi sa valeur, ce film peine finalement à se hisser dans les classiques du réalisateur (les Scream et A Nightmare on Elm Street). Certes, une date dans les années 70 et une étape fortement recommandée pour les amateurs du genre, mais encore un peu trop imparfait pour que j’y vois un film culte.

 

1,75/6

 

1972
de Wes Craven
avec Sandra Cassel, Lucy Grantham

 

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La dernière maison sur la gauche (2009) : Même pitch que le film de Craven, sauf qu’ici, les scénaristes ont eu la présence d’esprit de lisser un peu les imperfections du film de Craven, et surtout, le tournage a pu se faire avec un budget conséquent qui a donc pu utiliser des acteurs compétents. Le résultat fait en effet grandement du bien, annonçant déjà la couleur en zigouillant d’entrée de jeu les deux marshalls qui nous avaient tellement fait chier pendant le premier film (surtout qu’ils étaient complètement inutiles). Violence sèche, photographie contrastée plutôt agréable, avec une musique enfin appropriée au film qu’on est en train de regarder et une petite touche Jack Kechtum dans l’explosage du cliché gentille famille propre sur elle quand elle est confrontée à la violence (à ce sujet, l’épilogue sera juste parfait). La thématique de Craven est désormais au centre du film, qui ne tente maintenant plus de prendre des détours pour rallonger l’action. Cette dernière est fluide, épurée, au fil directeur limpide. Mise à part l’introduction qui annonce tout de suite la violence des évènement, on se focalise d’abord sur la vie de famille un peu trop classique pour notre grande fille, sa rencontre avec un jeune qui lui propose de l’herbe dans une boutique, puis l’arrivée des grands méchants, leur cavale, le carnage dans les bois, puis on suit les méchants jusque chez les parents. Le film, bien que prompt à céder à la violence, cultive un certain goût pour la sobriété. Evitant par exemple de démembrer un cadavre comme dans la version originale, il opte pour une violence sèche, sans cesse dramatique et réaliste, qui parvient à retrouver l’impact de celle de l’originale (rappelant la scène du cimetière) en évitant les fautes de goût déplacées. Page se retrouve ainsi poignardée trois fois dans une séquence glaçante, alors que Mary sera en revanche violée façon Irréversible (en peut être un peu moins choquant, les gros plans ayant tendance à atténuer l’action, mais les mises en scènes étant complètement différentes, le débat n’est pas là). Le film ajoute d’ailleurs des détails qui viennent consolider  un peu plus son déroulement, comme l’activité de natation de Mary qui lui permet de s’enfuir par le fleuve. Pour le reste de l’histoire, on reprend peu ou proue les mêmes éléments, mais la qualité des acteurs change ici vraiment la donne. La mère est par exemple excellente, parvenant à parfaitement retranscrire les sentiments d’une mère en face de sa progéniture au bord de la mort, sans pour autant la réduire à un rôle purement sentimental (elle est encore la première à passer à l’action, en évitant ici la scène too much de fellation castratrice et en parvenant à faire toujours ressentir son malaise pendant sa parade de séduction en face d’un des meurtriers. Le père passe quant à lui à l’action assez rapidement (sans aller perdre son temps à installer des pièges), nous offrant un premier meurtre parental gratiné (le film insistant sur des détails vicieux, comme pour le nez brisé ou le siphon-broyeur) qui annonce le carnage qui va suivre. Le reste de l’action est bien géré, jouant la carte du rape and revenge  (les meurtriers ne se doutent ici à aucun moment de l’endroit où ils se trouvent, laissant l’avantage de l’initiative aux parents). Assez énervé pendant ses quarante dernières minutes, le film se plie sobrement à la tâche qu’il s’était fixé : illustrer la réponse violente de parents qui cherchent avant tout à emmener leur fille à l’hôpital en la protégeant de ses agresseurs toujours présents dans la maison. C’est toutefois la raison qu’ils donnent à haute voix, mais le motif revanchard de leur action ne fait pas un pli quand on les découvre armés d’armes blanches tentant de prendre d’assaut la chambre d’ami. Sobre jusqu’au bout, le film conclut posément son histoire… avant d’offrir un épilogue pour le moins inattendu, qui s’aventure sur les traces du gore actuel avec une scène de vengeance carrément sadique (et dont le gore sale a l’air de chercher vers le jubilatoire) qui vient enfoncer le clou sur la cruauté engendrée par la violence, ici dénuée de toute notion de légitime défense. Au final, un remake réaliste et brutal qui, si il ne développe pas assez la psychologie de ses personnages, parvient à illustrer le message de Craven avec beaucoup plus de clarté, gagnant à aller au plus simple, à la fois en terme de suspense et de violence. Un des bons remakes de la dernière décennie…

 

4.80/6

 

2009
de Dennis Iliadis
avec Garret Dillahunt, Michael Bowen

 

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La maison au fond du parc : Avec ce film, Ruggero Deodatto propose une sorte de remake de La dernière maison sur la gauche, puisqu’il en reprend peu ou proue les mêmes éléments, à commencer par l’acteur de Krug dans la version Craven, qui vient jouer ici le rôle d’un garagiste verreux qui donne dans le viol et le meurtre. C’est simple, l’introduction lui est consacrée, montrant le personnage violer une blonde après l’avoir forcée à s’arrêter sur la route, le tout sur une douce et belle musique à la mode Cannibal Holocaust. Assurément, notre ami Deodatto veut nous offrir un nouveau scandale, mais on se demande comment il compte faire vu que la formule est maintenant connue. Qu’à cela ne tienne, le script prend une nouvelle direction, celui de la fête entre adultes où notre garagiste et son compère en blouson de cuir s’incrustent, invités par un client du garage vraiment peu suspicieux des regards libidineux des deux mâles devant sa ravissante femme. C’est d’ailleurs un des rares points positifs du film : le casting féminin est d’une grande élégance dans ce film (enfin, n’exagérons pas, mais les actrices font indéniablement plaisir à voir). Sinon, le scénario est sans aucune surprise : nos deux méchants de services finissent par voir rouge et décident de prendre en otage tout le monde, en tabassant les hommes et en violant les femmes en mode Home Invasion tout ce qu’il y a de putassier. Si encore c’était violent et poisseux, ça pourrait peut être faire scandale, mais même pas. A vrai dire, on s’ennuie un peu devant l’introduction (la fête, vu qu’on n’y est pas, on se fout de voir nos méchants danser avec leurs futures victimes, surtout si ils se déshabillent devant elles...). Et puis, une fois que la violence arrive, il n’y aura pour ainsi dire aucune tension. Ils poursuivent leur partie de poker avec pour simple détail le fait qu’ils exhibent maintenant des armes blanches (les autres joueurs n’ont vraiment pas l’air impressionné ou stressé). Et les scènes de viol… Le jeu des actrices est si théâtral qu’on croirait presque qu’elles s’amusent à exciter nos violeurs qui grimacent comme des malpropres, à rendre jaloux notre sbire de chez Jack le tueur de géants. Et nos autres victimes regardent ça platement, sans qu’aucune émotion ne passe au travers de tout ça. C’est à se demander ce que Deodatto a voulu prouver en faisant ce film, qui cherche visiblement qu’à faire souffrir un peu ses protagonistes à tour de rôle avant d’en finir pour certains. Mais avant, il faut que nos deux maquereaux se fassent toutes les nanas du casting, allant de la vierge frigide à la catin débauchée, dont les ardeurs au lit contrastent étonnamment avec l’atmosphère de viol attendue. En fait, m’est avis que Deodatto a voulu faire de la provoque en nous mettant du point de vue des criminels et en nous offrant des scènes de viol où les victimes sont quasiment d’accord. Mais en opérant ce choix, on se demande pourquoi alors le réal retourne vers une morale mastoc pendant ses dix dernières minutes, avec notamment notre blond efféminé du début qui, l’arme en main, nous balance un « Tu as souillé une vierge, sale ordure ! » avant d’abattre notre garagiste de plusieurs balles dans la piscine (hommage évident au combat femme/femme de La dernière maison sur la gauche) et de faire participer plusieurs personnes à sa mort. Puis nos fêtards reviennent à l’intérieur de la maison et rechignent à tuer le complice de notre garagiste (blessé par un coup de rasoir) parce qu’il a fait du mal, mais moins que l’autre… Non, clairement, La maison au fond du parc  est une repompée assez vulgaire, sans aucun but et atrocement mal joué de La dernière maison sur la gauche, et qui vaut surtout pour son excellente affiche qui finalement a plus de valeur tant que le film qu’elle promet n’a pas encore été vu. Un navet dans la filmo de Deodatto…

 

1/6 (pour le casting)

 

1980
de Ruggero Deodato
avec David Hess, Annie Belle

 

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Résumé du film en une image

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Published by voracinephile - dans Epouvante ( qui stresse)
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commentaires

Zogarok 30/01/2012 23:31

Je ne compte pas t'inonder de liens, mais j'ai eu quelques réminiscences sur ce coup et je me rappelle que ce film m'avait "tenu à coeur", ainsi que la rédaction de l'article, plus "structurée" que
d'habitude pour le coup - c'est bien que ce film comptait.



Pour La Colline a des Yeux, j'ai vu l'original... Après le remake, bien après... En vérité, je faisais des allers-et-retour et j'en ai abandonné devant ce film que j'avais imposé, bien que je me
doutais qu'il n'était pas propice à stimuler des humeurs grégaires. Eh bien j'étais en-dessous de la réalité. Alors j'ai lâchement fui ce sinistre nanar bucolique. Les téméraires m'ont dit que je
m'étais fait avoir. Pourtant, Wes Craven ne touchera pas cet euro et je crois que ce n'est que justice.

Ok, j'exagère sans doute, mais c'est tellement peu & surtout c'est un modèle si lamentable. Et c'est censé être largement en-dessous de la "Dernière maison" originelle, que tu viens de démolir
ici. Et si ce cher vieux Wes était surcoté ?

voracinephile 31/01/2012 20:28



Ces réminiscences sont accueillies à bras ouverts, surtout que ton article était en effet bien développé et bien structuré. Pas pu m'empêcher d'ajouter un comm au vu de ton analyse méthodique de
ce bon remake.


Pour les premiers films de Craven, disons qu'on a un certain potentiel (car quoi qu'on dise, il y a des concepts derrière et une volonté d'être provoque pour l'époque), mais perso, je n'ai jamais
vraiment vu d'énormes qualités dans La colline ou La dernière maison, plombés par une mise en scène un peu cheap et des interprètes pas souvent très doués. Pour ce que je me souviens de La
Colline a des yeux, j'ai à peine ressenti un choc, et je pense que le message du film revient aux thématiques de La dernière maison sur la gauche : la juste vengeance (avec le contexte des
cannibals, différents). Après, il faut faire référence à ces dates de l'horreur, mais les remakes de ces deux films sont tout à fait pertinent dans leur traitement (un certain jusqu'auboutisme,
un budget raisonnable et des acteurs compétants, avec un petit plus pour la Colline a des yeux de Aja qui inscrit en prime un contexte d'essais nucléaires). Clairement ça sera dur de mettre la
moyenne à La Colline... de Craven qui souffre d'un côté un peu brouillon (mais je tenterai de le revoir avant de m'avancer là dessus). Ces films sont clairement surestimés, mais je continue à
aimer Scream et A nigtmare on Elm street (le 1 ET le 7) et quelques petits crus oubliés comme Le sous sol de la peur.



Zogarok 29/01/2012 21:58

La Dernière Maison/remake m'avait beaucoup marqué, mais je ne l'ai pas revu depuis. Maintenant que j'y pense, je me dis qu'il pourrait y avoir la même marge entre l'effet des première et seconde
vision que celle "ressentie" avec La Colline a des Yeux (qui reste riche, beau et puissant, mais n'est plus l'expérience qu'elle était la 1re fois).
Une excellente synthèse de ce qu'est ou peut être le film de vengeance (avec mise à l'épreuve des critères & limites morales des personnages, d'une certaine idée de la civilisation et du
spectateur).

Tu me rappelle que j'en avais fait un article, je te le met en lien au cas ou (désolé pour le côté auto-promotionnel, mais ce n'est pas du tout le but, puisque c'est un ancien blog cinéma, par
lequel je t'ai découvert et ou je t'avais incité à démarrer ton blog d'ailleurs - je me rappelle de tout cela au moment même ou j'écrit, comme quoi un souvenir en appelle un autre)
http://pinksataniste.canalblog.com/archives/2010/04/17/17533105.html

"La maison", j'ai failli le voir lors d'une période ou j'étais très axé "nanars transalpins". Belle citation tout cas.

voracinephile 30/01/2012 20:59



Oui, je me rappelle que tu y avais fait allusion plusieurs fois (quand on parlait des bons remakes ou de La Colline a des yeux), et que tu avais été plutôt entousiaste devant ce remake. Après,
l'original reste l'original, mais le manque de budjet l'avait sévèrement handicapé, alors qu'ici, le discours devient beaucoup plus fluide et beaucoup plus précis sur les dilemmes moraux qui
assaillent les parents (dilemmes qui ne passent pas d'ailleurs par des interrogations, mais par des silences et des sous entendus qui montrent clairement que leur détermination à user de la
violence augmente à chaque minute. Je pense que te confronter à une nouvelle vision ne devrait pas trop changer ton avis, car si la surprise n'y est plus (si l'on peut parler de surprise pour un
remake), l'efficacité reste intacte (de même que cette petite touche Ketchum que j'apprécie).


Je t'en prie, fais-toi mousser ! ^^ Dans la mesure où tous les bloggueurs se conseillent des articles ou font échos à leurs anciennes créations, les liens sont évidemment les bienvenus. Je n'ai
pas oublié à qui je dois mon "introduction" dans la blogosphère (dois-je t'appeler "Maître" ? ^^), donc aucun soucis pour les liens.


Quant à La maison au fond du parc, je crois qu'on peut définitivement l'oublier. Le seul bon film de Déodatto doit vraiment être Cannibal Holocaust (enfin, je dis ça, je n'ai vu que Cannibal
Holocaust et La maison, donc...).



alice in oliver 29/01/2012 14:44

hélas, tu oublies assez vite que c'est l'original qui a influencé le remake. Sans ce film, pas de remake. Ensuite, je trouve qu'il supporte assez bien le poids des années. Encore une chose, le film
original de Craven s'inspire beaucoup de la Source, de Bergman.
Pour ceux qui préfèrent le remake à l'original, ce sont souvent aussi ceux qui préfèrent le remake de MAT au film de Tobe Hooper. Très peu pour moi !

voracinephile 29/01/2012 15:26



Evidemment que le remake part avec le malus de surprise. Mais ici, le remake pouvait se justifier dans la mesure où l'original abonde de fautes de goûts (la country, les marshall qui ne servent à
rien, la mère qui joue comme une statue...). J'ai lu dans plusieurs critiques l'inspiration de La Source, de Bergman, que je compte bien découvrir prochainement. Peut être qu'alors l'opinion que
j'ai de l'original Last house on the left changera...


Quant au remake de TCM, je ne fais pas partie de ceux qui préfèrent le remake à l'original. Si l'occasion de faire un remake se justifie, je suis tout à fait d'accord pour leur laisser leur
chance. Et l'original de Tobe Hooper contient toujours d'excellentes choses, de l'atmosphère aux personnages de tarés (les acteurs sont ici bien plus convaincants que ne le sont ceux de La
dernière maison sur la Gauche).



2flicsamiami 29/01/2012 10:51

J'ai vu le remake de la Maison sur la Gauche (pas l'original). Un film assez dérangeant (en tout cas le viol m'a vraiment mis mal à l'aise), qui propose une réflèxion, certes simple mais tout de
même utile, sur la violence.

voracinephile 29/01/2012 14:44



J'ai découvert moi aussi le remake avant l'original, et je trouve que le remake a un peu mieux cerné la thématique sur la violence que ne l'avait fait Craven (notamment avec cette séquense finale
sans aucune ambiguité). Après, l'original conserve toujours un certain intérêt pour l'originalité de l'idée (et le politiquement incorrect qu'il soulève), mais si il n'avait pas l'excuse d'un
budjet de misère, ce serait très dur d'y voir un classique tant les fautes abondent (déjà, rien que le fait de se taper de la country pendant tout le film sans que ça ne crée le moindre décalage
à la orange mécanique...)



Duncan 29/01/2012 10:35

Ah ouais quand même,je n'ai vu que l'original,mais j'ai lu beaucoup de mauvaises choses sur le remake.
Je reste dubitatif :)

voracinephile 29/01/2012 14:38



^^ Pour les remakes, c'est à toi de te faire ton avis, mais personnellement, je rangerais bien ce remake avec le Halloween de Rob Zombie ou La colline a des yeux d'Aja. L'histoire est
pratiquement identique, mais je trouve l'efficacité au rendez vous. De mon côté, j'avais entendu plus de bonnes choses sur le remake que sur l'original...



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