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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 19:48

http://liberaldead.com/blog/wp-content/uploads/Hostel-3.jpg

 

Si Hostel a pu marquer en son temps (dans les bons débuts du gore grand public), il est difficile d’imaginer comment une telle formule pourrait réussir à se renouveler. Avec un premier opus qui s’attaquait au capitalisme sous un angle plutôt beauf, puis un second qui faisait de l’horreur pure mais un brin répétitive (difficile d’être surpris), un troisième opus pouvait-il encore apporter quelque chose en plus ? Oui, si l’on considère que de délocaliser l’action dans Las Vegas, en plein cœur des Etats Units, pouvait attaquer le capitalisme sur son propre territoire, et qu’il y avait moyen de faire du politiquement incorrect avec du gore poisseux. Mais c’est le film dans notre tête. Sur l’écran, Hostel III est bien différent…

L’histoire : une bande de pote décide d’aller passer une semaine à Las vegas. Tout se passe bien, jusqu’au moment où…

 

hostel-part-III-02.jpg

  My God ! Des cafards ! Mais Hostel III repousse les limites ma parole !


Et paf, dès l’introduction, on sent le produit calibré pour un public qui n’a rien vu d’autre que les saw, et qui croient qu’un sévices classique remplit le cahier des charges. Si les Saw craignaient vraiment pour leurs scénario, leurs sévices avaient au moins le mérite d’être un peu tordus. Ici, rien de dépasse de ce produit pensé pour être un DTV qui, comble de la prétention, se permet d’être suggestif là où on attendait des effets gores. Certes, il se permet de faire pisser le sang à quelques moments. Le moment le plus graphique doit d’ailleurs être le passage où un boureau arrache le visage d’un de nos trouducs devant une assemblée de types en costards qui applaudissent et qui parient. Analysons la scène. Le point gore culminant du film constitue la routine de n’importe quel chapitre d’Hellraiser (donc, c’est de la merde pour ceux qui attendaient du sang). Le principe de ces nouvelles mises en scènes de torture est quant à lui totalement fantaisiste. Comment peut s’organiser le moindre pari en regardant un bourreau torturer un gars avec différents outils ? Ils parient sur les décibels de ses cris ? Incohérent dans sa logique (les premiers avaient, dans leur simplicité, acquis un statut beaucoup plus crédible), Hostel III retardera un maximum les mises à morts de ses crétins de jeunes adultes (comptez une demi heure avant d’apercevoir une goutte de sang), nous imposant de longues scènes de dialogues fades et sans aucun intérêt. Avec des idées plus couillonnes les unes que les autres, le film finit par exploiter le filon de l’hypocrisie, en laissant son héros massacrer tous ses gardiens en poussant des cris de guerre tels que : «  Vous voulez du spectacle ? Je vais vous en donner ! Tiens, prends ça enculé ! Tiens, tu aimes ! Je t’encule ! Je t’encule ! Tu aimes ? Tiens prends ça fils de pute ! Et tiens dans ta gueule !... Et j’encule ta mère ! ». Putassier, racoleur et d’une inutilité sans nom, Hostel 3 fait partie de ces films qui vous gâchent une heure et demie de vie que vous auriez pu consacrer à faire cuire des pâtes ou à déguster le foi gras de noël. Bref, si vous voulez vous chauffer cet hiver, vous savez quel dvd choisir pour faire l’allume-feu.

 

0/6

 

2011
de Scott Spiegel
avec Thomas Kretschmann, John Hensley

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Published by voracinephile - dans Navet (prétentieux)
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commentaires

Zogarok 14/01/2012 18:41

Oui, c'est à celui-là que je pensais, sauf qu'apparemment j'étais à côté de la plaque concernant les précisions... Indigne d'un fan, je dois reconnaître ; sauf qu'au-delà d'Hellraiser 4, même les
plus fastes souvenirs ne peuvent pas tenir devant la banalité suprême des opus 5,6,7,8. Je vais me renseigner rapidement.

voracinephile 14/01/2012 19:24



Le réalisateur de cette nouvelle aberration s'appelle Victor Garcia. Il va falloir que je revoie encore le quatrième opus pour laver l'affront. Espérons que les Weinstein fassent profil bas après
autant de mépris vis à vis de cet univers.



Zogarok 14/01/2012 18:08

Non non, je réagissais par rapport à la citation d'Hellraiser dans ton texte. Non pas que tu les comparais, mais finalement, c'est vrai que les films suivent un peu les mêmes principes. Evidemment,
l'univers d'Hellraiser 6 et 7 est plus étoffé, mais ça reste du carnage "exotique", du torture porn dans des pays ou contrées désaffectés (c'est bien le cas dans les 6 et 7).

Je vois de quel film tu parle (une vingtaine de minutes si c'est bien ça), mais je n'ai pas l'impression qu'il soit tout à fait de la saga (Doug Bradley n'y est plus) mais plutôt un sequel fait par
un fan opportuniste... à moins que là aussi j'ai décroché trop longtemps...

voracinephile 14/01/2012 18:35



Ha, tout s'éclaire ! Je citais Hellraiser surtout pour le visage arrachée (la peau arrachée reste un grand dada dans la saga). Sinon, on ne peut pas faire beaucoup de liens entre les deux visages
de la souffrance qu'ils développent (l'un mêlant les deux alors que l'autre dénonce une dérive déviante du capitalisme).


Pour le film dont je parle, je me suis forcé à le revisionné cet après midi, la chronique sera bientôt en ligne. C'est un projet très sérieux, financé par la Weinstein company, avec un budget
famélique, d'une heure trente : Hellraiser Revelations. Pin head n'est plus interprété par Doug Bradley, et joue aussi mal que le reste des acteurs. A la limite, le projet d'un fan, même
opportuniste, me tenterais (pour peu qu'il ait un minimum d'intelligence, il pourrait nous faire un bel hommage à défaut d'un film abouti).



Zogarok 14/01/2012 13:43

Excellent final, j'imagine bien l'état dans lequel tu devais être. Je ne savais même pas qu'Hostel 3 avait dépassé le stade embryonnaire et je pensais que c'était toujours à Eli Roth de s'en
charger... Les deux Hostel ressemblent assez aux derniers Hellraiser, je trouve le rapprochement juste même si, a-priori, ça semble terrible pour la saga. Les 6 et 7 surtout sont tout à fait dans
la même logique que les Hostel. Mais ils sont beaucoup plus chiants.

voracinephile 14/01/2012 16:52



Pour Hostel 3, j'ai commencé à faire la chronique pendant le film tellement je commençais à m'emmerder, et quand le monologue du "héros" est arrivé sur le tapis, je l'ai soigneusement noté et
j'ai arrêté le film, ça devenait lourd. Clairement, Eli Roth n'a pas dû vraiment chapeauter le projet, car il n'y a plus aucune trace de son travail.


Quant à ta comparaison entre les Hostels et les Hellraisers, j'avoue qu'elle m'intrigue assez. Hellraiser 6, je crois me rappeler qu'il y avait un gars qui avait un accident, puis il se passait
des trucs chelou (genre un démon qui sort de derrière un rideau, mais je confond peut être avaec le 5), et pour le 7, c'est Kari Whurer qui découvre une des boîtes et qui découvre aussi une secte
autour de la boîte (et qui se prend un couteau dans le dos pendant 20 minutes sans avoir le réflexe d'appeler une ambulance, un kleenex fait très bien l'affaire). Donc là j'essaye de faire des
connexions et mon disque dur organique crânien plante. De quelle logique commune parles-tu ? Désolé, mais là, je cherche vraiment à les mettre en lien sans y parvenir.... ... Ah, attends !
Voudrais-tu parler de la logique du cahier des charges ? Respecter un quotas de scènes gores ou tordues en essayant de les faire se tenir par une trame vaguement innovante ? En effet, vu comme
ça, ça pourrait coller, mais les derniers Hellraisers sont dans un format quasi télévisuel, je trouve (alors que les hostels font un peu plus d'efforts à ce sujet).


Pour le dernier Hellraiser (sensé être le remake mais en fait non), le résultat devrais t'apitoyer un peu plus, vu qu'il réussit à être encore plus mauvais que Hell world (et cela malgré des
maquillages gores un poil recherché, mais à peine). Rien que tous ces acteurs qui jouent comme des pieds (Pin Head inclu), le spectacle est carrément désolant...



Leatherface 14/01/2012 13:20

Ah ben merde... Je n'étais même pas au courant dans troisième volet. Franchement je pense tourner les talons et m'en passer ta chronique me suffit amplement !

voracinephile 14/01/2012 16:18



J'avais suivi un peu de loin sa sortie, mais quand j'ai vu l'objet en question... Pouah ! C'est very bad trip pour les gorophiles.



alice in oliver 13/01/2012 22:13

et oui, un très gros navet. L'absence d'Eli Roth se fait furieusement sentir

voracinephile 13/01/2012 22:32



Quelle blague ! Heureusement que le streaming m'a évité de télécharger ce truc... Quand même, c'était presque drôle quand le jeune se bat contre un mec dans la cage en verre et qu'il se donne en
spectacle en poignardant à répétition son agresseur, le tout en dénonçant la violence du spectacle...



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