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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 14:21

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House of the dead est à la base un jeu de Survival-Horreur produit par Sega et contenant son lot de zomblards et de monstres en tout genre. C’est resté une modeste référence du genre jusqu’à ce qu’Uwe Boll se dise que ça ferait un bon film. Ni une ni deux, notre réalisateur chevronné nous concocte une adaptation de videogame comme il a l’habitude de les faire, en y foutant en prime tout ce qui avait l’air de plaire au public pendant son époque (on était en plein dans la période matrix). En résulte un nanar de compet, une phénoménale création qui allait exploser les compteurs de connerie humaine et faire le bonheur des chroniqueurs de nanarland. Après un désastre aussi profond que douloureux, produire une suite relevait du masochisme. Et bien, Lions gate, qui n’avait pas encore balancé les saw, s’y emploie avec un professionnalisme qui fait plaisir, et réussit à nous faire une suite digne de son prédécesseur, parvenant même à égaler le mastodonte qu’est Zombie, the beginning (qui n’est rien de moins que le meilleur Bruno Mattéi). Une saga qui tient totalement ses promesses, et dont on attend le troisième opus avec impatience.

 

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House of the dead : Une bande de crétins guidés par le capitaine Spock  (si si, ils essayent d’ailleurs de faire une blague là-dessus dans le film) vont sur une île pour faire la mega teuf, mais ils tombent sur des zombies affamés. Voilà pour le scénar, le reste n’est là que pour faire gagner des minutes ou apâter le public dans les salles. On mise beaucoup sur le public masculin par de multiples plans nichons avec toutes les filles du casting, soit un argument racoleur qu’on n’avait plus osé nous faire depuis belle lurette. Passé la surprise du niveau délibérément nanar de l’œuvre, on assiste à un véritable florilège d’effets foireux, de répliques plates, d’acteurs qui jouent comme des pieds, bref tous les ingrédients du nanar en dosage maxi. On apprend que la contamination de l’île serait due à un conquistador qui a besoin de manger pour survivre (quelle bonne idée que d’avoir choisi une île isolée pour bouffer tranquilos des humains), et que chaque membre de l’équipe aura un rôle à jouer avant la fin. Déjà qu’on meurt de rire en les voyant marcher dans la forêt, que dire quand on les voit se battre. Uwe Boll se livre là à une excellente parodie de la saga Matrix en faisant un bullet time toutes les minutes, et pour chaque personne. Tous les acteurs se verront gratifiés d’un Bullet time plus ou moins réussi (on remarque que certains sont simplement des ralentis où les acteurs tentent de tenir la pause), qui achèvent de rendre illisible un combat totalement foiré dans les grandes lignes. Et sans qu’on sache vraiment pourquoi, Uwe Boll a eu l’idée de foutre des screenshot du jeu comme ça, en plein milieu des scènes. Ne nous demandez pas pourquoi, on n’en sait absolument rien, chacune déclenchant tout simplement un fou rire tant les graphismes pixélisés ont mal vieillis. Et puis, on a une séquence incompréhensible où on doit avoir du 200 plans / minute, séquence absolument inutile mais qui permet à Boll de battre le record de montage épileptique. Avec un final hautement nanardeux et un boss final à en tomber par terre, l’amateur de nnar peut simplement lever son verre à la mémoire de ce grand Uwe, qui a tendance à délaisser un peu la très mauvaise qualité ces temps ci… Enfin, si c’est pour nous offrir des films comme Rampage, on ne crachera pas dessus.

 

0/6   mais sinon 18/20

 

de Uwe Boll
avec Ona Grauer, Jonathan Cherry

 

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House of the dead 2 : Chef d’œuvre de masterpiece que voilà ! Le 2 réussit étonnamment à être pire que le 1. En effet, il réussit à nous envoyer une incohérence, un faux raccord ou un comique involontaire toutes les 10 secondes pendant une heure vingt. Et cela dès le départ où on voit un campus étudiant où les garçons arrivent pour mouiller les filles avec leurs pistolets à eau. Je vous refais la scène. La fille ouvre la porte. Le garçon : « Vous aimez les grosses barres ? » Et crack, ouvrage de braguette et exhibition de popol. Après 3 minutes de film. Pour le suite, on est tout simplement mort de rire devant la débilité des adolescents du campus, qui forniquent en se faisant prendre en photos. Puis enfin l’invasion de zombies commence, et on découvre nos héros. Une héroïne sexy et un gars sexy aussi. Une contamination apparaît, ils arrivent, éliminent les zombies, partent avec un survivant en ambulance. Là ils discutent de leur vie affective pendant que le gars agonise à leurs pieds, ils lui accordent une seconde d’attention pour le buter quand il s’est transformé, puis ils reprennent leur conversation, couverts de sangs. Si ce n’est pas du second degré, on a là de beaux nazis en puissance ! On poursuit avec une équipe de rangers nanarde, avec les clichés habituels (le gros qui se chie dessus en espérant revenir en vie, le trash amoral qui fait craquer tout le monde, le gentil black qui veut sauver des vies…). Dès le deuxième zombie, il y a déjà deux morts chez les marines. A-t-on au moins briefé l’équipe avant de les envoyer sur place ? Bref, l’histoire se poursuit avec son lot de surprises nanardes (le trash détrousse carrément les zombies, un grand moment), magnifiée par un jeu totalement improbable des acteurs et des rebondissements improbables. Les personnages réagissent par exemple totalement à l’inverse de nous. Ils voient un type immobile par terre, ils vont se pencher dessus pour voir si c’est un blessé (alors que nous héros tuent clairement tous ceux qui sont mordus, transformés ou encore conscients). Le film fait preuve d’une totale incompréhension de tout système logique de morale, en éliminant des protagonistes principaux sur des coups de tête (la palme, c’est la marine qui recule, qui se fait attraper par un zombie, parvient à le tuer, avant de reculer encore et de se faire mordre par un autre zombie). Le plus drôle étant le dernier acte, ou 15 minutes avant le rasage du site, nos héros décident de retourner chercher un échantillon de sang (leur mission leur a pris au moins 2 heures, et ils veulent se la refaire en 10 minutes avec un stock de munition presque vide. Festival d’effets nanars, ils traversent les marées de zombies à la Dawn of the dead sans se faire mordre… Bref, on ne tarit pas d’éloges quant à la qualité de ce nouveau cru, d’une inestimable qualité niveau nanard.

 

0/6     mais sinon 18/20

 

de Michael Hurst
avec Emmanuelle Vaugier, Ed Quinn

 

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Published by voracinephile - dans Nanar (modeste)
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commentaires

Yuffie-chan 14/09/2011 10:52


Hum... comment dire ? Bien que j'aime les zombies, ces 2 films ne me tentent pas du tout ! Je crois que l'humour présent dedans ne va pas me plaire, d'après ce que je lis dans tes critiques... je
passe donc mon chemin.


voracinephile 14/09/2011 15:27



^^  Tu dois avoir de bons goûts pour dénigrer de tels nanards ! Définitivement, ces films font partie des pires que le genre ait jamais subi. En revanche, lors d'une soirée entre amis, ça
peut devenir drôle si on parle pendant la projection...



Leatherface 11/09/2011 18:19


Tellement nul que ça en est sympathique ! Vais me les revisionner aussi, histoire de bien me marrer et de mater ^^


voracinephile 14/09/2011 15:18



Fou rire garanti !



Alice In Oliver 07/09/2011 16:57


du Uwe Boll dans tout son art du tâcheron nanardeux: d'ailleurs, il faudrait que je les revoie, histoire de me marrer un peu.


voracinephile 14/09/2011 14:42



Fais toi la saga en un soir (avec un inhalateur à portée de main tant le risque de ne plus pouvoir respirer à force de rire est grand). Inoubliable, et culte chez nanarland.



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