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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 07:20

hypnose_2.jpg

 

Tout le monde se rappelle l’excellente surprise que se révélait être Hypnose (a stir of echoes) et ses banlieusards américains capables de voir des manifestations surnaturelles. On remet le couvert avec A Stir of echoes 2, the homecoming, où c’est ici un GI’s revenant d’Irak qui est victime d’hallucination. J’ai été le premier à pourrir ce film par avance en imaginant le genre patriotique qu’il pouvait receler. Si ce n'est pas le patriotisme qui coule le film, c'est plutôt sa facture technique assez pauvrette et les enjeux discutables qui rattachent ce film au premier (et unique) opus.

L’histoire : En Irak, Ted Cogan, commandeur d’une unité de militaires, ouvre le feu sur un van suspect fonçant vers leur position, qui explose et brûle sévèrement l’enfant qui en était conducteur. Leur position est ensuite attaquée par un groupe armé, et Ted tombe dans le coma suite à une explosion de mortier. Il se réveille des jours plus tard avant d’être rapatrié au pays.

 

photo-Hypnose-2-Stir-of-Echoes-The-Homecoming-2007-4.jpg


Le point fort du film, c’est qu’il essaye de se démarquer des clichés inhérents au film de guerre pour l’aspect martial. Un patriotisme ici très peu présent, le film n’ayant absolument rien de militant pour les forces armées. Le conflit en Irak est poussiéreux et prend des airs de boucheries cheap (une gamine irakienne brûlant en full frontal, des soldats explosés au mortier…), et  qui essaye de fustiger la suffisance américaine vis-à-vis des Irakiens. La guerre en Irak est ici un contexte pour le portrait de famille américaine qu’on va avoir, et on est forcé de constater que le filon est exploité avec quand même un peu de lourdeur. Les personnages sont corrects mais parfois caricaturaux. Le soldat américain reste toujours droit dans ses chaussures (tous les petits conseils qu’il donne de ci de là), les impacts psychologiques avec sa familles sont à peu près retranscrits (le fils qui part un peu à la dérive suite à plusieurs évènements, dont une longue semaine pendant laquelle son père était dans le coma) et sa femme, qui s’éloignera de plus en plus de lui au fur et à mesure que les manifestations surnaturelles prennent de l’ampleur. Hypnose 2 est aussi un film fantastique, qui reprend en aveugle les règles de son prédécesseur. Il laisse en effet de côté l’hypnose (d’où un titre qui n’a plus aucun rapport, bravo les éditeurs français !), préférant décrire la faculté de son personnage comme un don déclenché par sa période de coma. Il essaye de reprendre pour le reste les codes du premier film, des flashs un peu bizarres, des détails grinçants (la peau brûlée est ici à l’avenant), et des apparitions spectrales ne faisant jamais vraiment peur. On reprendra aussi la grande consommation de liquide de ceux qui ont des visions (un détail qui arrive comme un cheveux sur la soupe) et sur le pouvoir des apparitions, qui augmente avec leur frustration de ne pas être écouté. Concernant l’intrigue, elle fait au départ un peu écarquiller les yeux. En effet, au départ, le GI est persuadé que c’est la fille brûlée dans le van qui le harcèle et ne voit pas comment solutionner le problème. Un problème qui ne sonne pas vraiment très juste (l’esprit a pris un charter ? Comment se retrouve t il en Amérique ?) avant de devenir franchement louche (un étudiant arabo-américain serait impliqué… C’était un problème de passeport alors ?), puis de redevenir à une histoire tirée par les cheveux, SPOILER et particulièrement agressive sur les jeunes amerlocs en face du peuple Irakien. Non seulement on peut se douter du dénouement du film rien qu'en faisant la comparaison avec le premier, mais en plus, le film prend des directions très ambigues en justifiant le crime par un mobile strictement xénophone motivé par des tourments familiaux. Ce qui gêne vraiment, c'est que le gars qui participe à l'acte en question n'a absolument aucune raison de participer à l'acte. Et pour conclure, le fait que la mère cherche à justifier son fils et à renvoyer son mari la culpabilité alors qu'il n'y est visiblement pour pas grand chose est vraiment, vraiment puant. FIN DU SPOILER Côté technique, le film est rarement à la hauteur, particulièrement pour deux séquences majeures du film : l’attaque des positions américaines en Irak et la solution de l’énigme spectrales, qui sont de longues séquences filmées avec moins de 24 images seconde, et dont le mouvement est particulièrement hâché, ce qui ne facilite pas parfois la compréhension de l’action, les scènes étant tournées caméra à l’épaule. En tout cas, A stir of echoes 2 peut se vanter de surprendre désagréablement en évitant de recopier son prédécesseur et en s'enlisant dans une histoire franchement louche ayant finalement l'air de défendre ce qu'elle voulait dénoncer. De toute façon, il y avait peu de chances qu'un TV film change la donne...

 

1/6

 

de Ernie Barbarash
avec Marnie McPhail, Colin Williams

 


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commentaires

nicos31 17/07/2011 11:34


Un film tout a fait dispensable.


voracinephile 18/07/2011 08:40



Aha, tu l'as vu toi aussi. Au départ, je trouvais intéressante son idée de parler de la guerre en Irak, mais dès qu'on nous montre du crime racial, c'est nettement moins convaincant...



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