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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 09:16

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INTERDIT AUX MOINS DE 18 ANS !!

Grand risques de santé consécutif au visionnage du film, et claque morale accessoirement

 

Jean Louis Costes est un artiste français relativement peu connu, qui s’est illustré dans des performances et dans le domaine musical, en passant par la case cinéma avec la réalisation de petits films. Et dire qu’il ne bénéficie pas de subventions relève de l’euphémisme, puisque son style est tellement radical qu’en l’espace d’une minute, sur mon échelle de valeur, il a été propulsé dans la catégorie prestigieuse des non-humains tellement vomitifs qu’ils en deviennent fascinants (type Divine, Feed dans une moindre échelle). Un trash pour ainsi dire insupportable, particulièrement dans I love Snuff (confession de son auteur : le plus trash de sa filmographie), qui repousse à l’horizon les limites de la morale et du respect du public.

L’histoire : Un époux impuissant congédie sa femme dans des hurlements tonitruants. Cette dernière est alors kidnappée par un couple formé d’une domina SM et d’un travesti franchement glauque (Costes himself), qui demandent une rançon à son mari en passant eux aussi leur temps à hurler.

 

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Après Where the Dead go to die, on pouvait encore se demander sérieusement si il était possible de choquer davantage. Et bien oui ! Si il n’y a pas d’enfants ici ni de chiens satanico-métaphoriques, on a une domina SM tarée dans sa tête, mais surtout un travelo complètement siphonné du bulbe. Et dire qu’on dépasse toutes les limites avec eux relève d’une piètre description en dessous de la réalité. Sans aucune pudeur, on assiste, en live, aux hurlements incessants des acteurs, qui dans la cacophonie générale, à l’enfoncement d’objets dans le fondement de notre travelo, des gros plans de fellations sur gode-ceinture… Mention spéciale pour la séquence tournée dans une rue où notre soumis joue au chien et défèque sous l’œil attentif de la caméra qui ne se prive pas de nous montrer tous les détails de cette éblouissante leçon de cinéma. Cette intensité du jeu d’acteur, on ne la retrouvera que plus tard dans le film, notamment lors d’une séquence hallucinatoire traitant du thème de l’érection avec une séquence tellement stupéfiante qu’on se demande comment est-ce qu’un esprit humain a pu concevoir un truc pareil. Mais en dehors de l’exploration des performances anatomiques de notre personnage masculin, I love snuff raconte une histoire ! En effet, notre couple soumis / dominatrice doit payer ses factures et manque d’argent. Insulter le soumis défoule pendant une minute, mais ça ne rapporte pas de fric. Notre dominatrice décide donc de prostituer notre soumis, mais le résultat est à la hauteur du film : affligeant. Passant par là, la femme de leur voisin, récemment virée par ce dernier à coup de bouteilles, les salue. Ils la kidnappent et décident de demander une rançon. Et pour s’assurer du payement, ils décident de faire une vidéo en torturant un peu Rose (c’est son nom) pour montrer qu’ils ne plaisantent pas. Et quand le mari visionne la vidéo, miracle ! Sa virilité lui revient et il semble enfin apprécier pleinement sa femme ! Devenant accro à ce nouveau genre vidéo, il décide de ne pas payer la rançon, et continue de recevoir des vidéos de plus en plus hard question sévices. Le prétexte de la surenchère est admirablement trouvé, puisqu’il s’ouvre à une glauquerie monstrueuse, décrivant un amour pour le snuff aussi absurde que cynique. Et aussi monstrueux que soit le résultat de ce script malade, impossible de ne pas noter l’étrange humour qui imprègne l’ensemble du film. Provenant de l’excès constant du jeu de l’ensemble des acteurs qui y vont à fond (Costes est véritablement possédé par son rôle), l’atmosphère qui se dégage du film est pour ainsi dire la seule chose permettant de conserver l’attention du spectateur (avec la surenchère trash).Du jamais vu en France dans un tel registre. La facture visuelle, monstrueuse (tourné avec un caméscope DV digne de The Necro Files), s’inscrit parfaitement dans la mocheté de l’ensemble, et érige Jean Louis Costes (et son co-réalisateur Hyves Pierog) en princes du mauvais goût à un point que je n’aurais jamais pensé dépasser. Aussi imprévisible que révoltant, I love snuff dure à peine 51 minutes, c’est assez pour être marqué à vie…

 

Concernant son auteur, une interview vient récemment d’être publiée sur le site Sadique Master, où ce dernier nous donne un peu plus de détails sur sa vision artistique, ses influences, sa vision du monde… Bref, faut y aller, pour une fois qu’on a un screamerclauz fait au pays de la baguette, on ne va pas se priver !

 

 

L'interview en question


 

5/6 (Oui, c’est incompréhensible, mais le mauvais goût, je n’y résiste pas…)

 

1996

de Jean Louis Costes, Hyves Pierog

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commentaires

Vince12 22/06/2013 11:20

Le genre de séquence que tu pourrais trouver dans Eraserhead

Vince12 16/06/2013 17:38

Ah tu as peut être raison pour Irréversible. Moi j'ai lu qu'il faisait le copain du ténia donc j'ai pensé que c'était le gars qui se faisait défoncer. C'est vrai que ça n'y ressemble pas (notamment
la carrure) mais dans ce Rectum on voit pas grand chose.
Pour Charly et Paquita à voir comme une curiosité par on est dans du porno de base chiant comme la mort.
Le film est en effet plein d'humour "les PD sont méchants ils m'ont enculé puis ils ont volé mon sac !"
"Tiens de la moutarde ! De Dijon en plus c'est la meilleure !"

voracinephile 17/06/2013 20:38



Je suis sûr de moi pour Costes, il joue un perso qui s'appelle "fistman", donc aucun doute possible. D'ailleurs, il est devenu culte pour ceux qui ont vu le film...


Personnellement, le vrai traumatisme est cette séquence chantée expérimentale avec le visage du mec qui se forme sur son membre... Une séquence pas humaine !



Vince12 16/06/2013 11:21

putain de film ! un gros coup de coeur je pense. Quel mauvais goût dans cet humour mais perso j'ai rigolé pendant presque tout le film. Dés le début le ton est donné ! Des acteurs en mode super
cabotinage et du trash porno déjanté.
Costes est en effet génial dans son perso. Comment un film qui va aussi loin peut il garder une ligne d'humour et de sympathie totale.
Merci de m'avoir fait découvrir cet OFNI qui va avoir sa place sur Naveton.
Sinon il paraît que Costes est également le mgars qui se fait défoncer la gueule à coups d'extincteur dans Irréversible.
Dans le genre pono je ne sais pas si tu as vu Charly et Paquita. Un pur porno (ou je me suis fais chier et c'est le cas de le dire) de 2 heures à tendance scato absolument ignoble. Dans le genre
scato ils vont plus loin que nos deux "héros" de I Love Snuff.

voracinephile 16/06/2013 11:45



N'est-ce pas ? Un chef d'oeuvre pareil, ça se savoure sans modération ! J'ai d'ailleurs récupérer un nouveau cri de ralliement dans ce film : "caca maîtresse !". Tout en finesse, dans un dîner
familial, il met une ambiance pas possible... L'humour diffu et absurde du film fait toute la différence ! Il faudrait trouver ses autres films, parce qu'on risque de devenir accro à son style.


Ah, c'est lui le défoncé de Irréversible ? Perso, je ne le reconnais absolument pas... En revanche, je l'aurais bien vu disant "Mais fiste moi, mec ! Fiste moi ça vaut mieux !" D'ailleurs, à en
juger par wiki, j'ai raison ^^


Merci pour Charlie et Paquita, un article à côté de Blanche fesse et les 7 mains serait d'un goût parfait ! Raaaah, je manque de mauvais goûts ces temps ci !



Vince12 15/06/2013 17:54

Mais RRRRRAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARRRRRRRRRRRRRRRRRGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGG quoi ! comment vais je voir ce chef d'oeuvre de mauvais goût qui me fais déjà envie rien qu'au scénar.

voracinephile 15/06/2013 18:19



Du calme... Il est impossible de le trouver. Consulte tes mails.



Vince12 15/06/2013 09:18

Putain je veux le voir, mais le lien sur Sadique Master ne passe pas !

voracinephile 15/06/2013 13:21



Malheureusement, après la publication de cette interview, le film n'est plus dispo sur Sadique...



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  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
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