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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 10:09

On vous l’avait promis, le voici ! Le second publié de mes dialogues sur ce mythe qu’est Indiana Jones, et que j’ai complaisamment rabaissé avec des écrits qui démystifient le personnage. Je rappelle pour l’anecdote que je n’ai pas écrit le script (bien trop long pour intéresser n’importe quel producteur), et que j’ai transformé un navet en nanar assumé qui se revendique comme un successeur d’OSS 117. Fi de bavardages, voici les scènes (je rappelle que l’humour n’a pas de limites).


Scène 122 :

Après avoir récupéré un nouveau Codex Maya au Pérou, Indiana échappe aux Nazis avec presque tous ses amis en sautant d’une chute d’eau. Pour la petite histoire, Greg, un ami d’Indy, disparaît tout simplement du script dans les scènes précédentes, j’ai donc improvisé sa fin.

Ext jour, sur une plage du Rio Pascua.

 

Nos amis sont étendus sur la plage du fleuve. Indy se relève.

 

Indy :

--- Du calme, on s’en est sorti. Il est temps de faire le point.

 

Indy sort l’étui mouillé de sa poche, et en sort le codex sec.

 

Indy :

--- Emma, des choses à dire là-dessus ?

 

Emma :

--- Et bien, dans la grotte, j’ai déjà pu déchiffrer qu’il existe un cinquième et dernier codex, et que ce dernier doit se trouver quelque part en Thaïlande.

 

Indy :

--- Ca me suffit ! On part dès aujourd’hui ! On va regagner la ville la plus proche, et on y prendra un avion direct.

 

Salah :

--- Mais Indy, où vois tu une ville ici ?

 

Indy :

--- On va s’y rendre à pied ! La route qu’on avait emprunté pour venir ici continuait. Et bien elle mène à Santa Cruz !

 

Emma :

--- Parfait ! Allons y tout de suite !

 

Indy :

--- Et merde ! En parlant de la route qu’on avait fait pour venir, on a oublié Greg avec les nazis !

 

Benji :

--- Oh merde !

 

Emma :

--- Pauvre de lui !

 

Salah :

--- Tu l’as mis dans une merde pas possible, Indy !

 

Indy :

--- N’ayez crainte ! Je connais le bonhomme ! Sur qu’il va se tirer de ce mauvais pas comme tant d’autres fois auparavant.

 

Un corps tombe alors de la cascade et, tiré par le courant, vient vers la plage de cailloux. Indy se précipite à l’eau et parvient à attraper le corps de son ami, à qui on a tiré une balle dans la tempe.

 

Indy :

--- Noooonnnn ! Gregoryyyyy !

 

Indy pleure sur le cadavre de son ami pendant que les autres restent silencieux.

 

Indy :

--- Mais pourquoi ? Pourquoiiiiiii !

 

Puis ces yeux se teintent de rage.

 

Indy :

--- Ces fils de pute d’hitlériens ! Ces enfoirés de nazis ! Ces pédés d’aryens ! Je jure d’entraîner leur perte ! On ne part pas ! Il faut d’abord tous les éliminer !

 

Salah :

--- Non, Indy ! Je comprends ce qu’il t’arrive, mais ne laisse pas tes sentiments prendre le dessus. On n’a aucune chance contre eux. Il vaut mieux partir et poursuivre notre quête.

 

Emma :

--- Il a raison. Fuyons héroïquement et nous reviendrons les tuer un autre jour.

 

Benji :

--- Ca serait plus prudent.

 

Indy tient toujours le cadavre de son ami, puis il le lâche. Le corps de Greg se fait emporter par le courant.

 

Indy :

--- Greg, tu fus un bon ami. On te vengera.

 

Salah :

--- Si les nazis ont repéré le trou, ils ne tarderont pas à nous retrouver…

 

Nos amis retraversent le fleuve et partent dans la forêt. 

 

Scène 125 :

Les nazis, croyant Jones mort, préparent leur prochain itinéraire

Ext jour, près des camions.

 

Manuel :

--- Il reste un ultime codex caché en Thaïlande, probablement dans le parc naturel de Khao Sok si j’en juge par la description des plantes du codex.

 

Velasquez :

--- Rassemblez les hommes et le matériel !  On part tout de suite pour le prochain aéroport ! Comment ça en Thaïlande ? Mais qu’est ce que j’ai fait au bon Dieu pour mériter ça ! On va faire du zigzag planétaire toute notre vie ? On ne pouvait pas les faire dans l’ordre géographique, les codex ?

 

Manuel :

--- Hélas, il aurait fallu les faire dans le désordre…

 

Velasquez :

--- Oui ? Ca aurait été inacceptable. Mais quand même ! La Thaïlande ! C’est pas la porte d’à côté ! Si c’était un film, je tuerais le scénariste !

 

Manuel :

--- Ne vous mettez pas les nerfs en pelote ! On va y arriver…

 

Velasquez :

---Allez, hop ! Direction la ville de Comodoro Rivadavia, sur la côte pacifique ! On va embarquer vite fait pour la Thaïlande !

 

Manuel :

--- Pardon, mais ne serait-il pas plus judicieux de prendre l’avion ? On gagnerait un mois…

 

Velasquez :

---Allons allons ! Un mois, c’est trop ! On va pousser les moteurs du bateau à fond, et on y sera en quelques jours… Et puis de toute façon, nos dépenses quotidiennes ont pratiquement vidé le trésor nazi. Il n’y a plus que le bateau qui rentre dans nos prix.

 

Les nazis terminent de charger le matériel et grimpent dans les camions.

 

Velasquez :

--- Les bridés, attention, nous voilà !

 

Scène 166 :

Ext jour, au temple de Palenque.

 

Alors qu’Indy et ses amis se sont bien éloignés d’Uxmal, Vélasquez arrive sur les lieux avec ses hommes. Il descend de camion alors que ses soldats vont vérifier l’intérieur du temple.

 

Un soldat mexicain :

--- Le temple est rempli d’eau, général.

 

Vélasquez :

--- Bien bien. Et qu’est ce que nous pouvons déduire de ça, mon petit Manuel ?

 

Manuel :

--- Qu’Indiana Jones a péri, vu le déluge que c’est là dedans.

 

Vélasquez :

--- Redites-le.

 

 

Manuel :

---Indiana Jones a péri.

 

Vélasquez :

--- Ouh… Que j’aime cette phrase.

 

Le soldat mexicain :

--- Le dieu de la pluie Tlaloc lui a tiré la chasse ! Hi hi hi.

 

Vélasquez sort son pistolet et abat le mexicain.

 

Vélasquez :

--- Quelle vulgarité, ces portos…

 

Manuel :

--- Selon nos papiers, le prochain temple à activer est celui de Palenque.

 

Vélasquez :

--- Et bien, nous ne perdons pas de temps en palabres et nous repartons tout de suite. Il me semble que ce temple est activé, alors ne nous attardons pas.

 

Les nazis et les soldats remontent dans les camions et repartent vers Palenque. 

 

Scène 173 :

Alors que nos amis font la fouille du temple du soleil, et après avoir trouvé leurs renseignements, ils se rendent compte de la disparition de Sallah. Pour l’anecdote, les grandes lignes du dialogue étaient à la base dans le scénario sans dialogue (le coup des lacets surtout), et ma petite sœur a apporté sa contribution avec le logogramme en soie (tellement stupide que je l’ai gardé).

Int jour, dans le temple du soleil.

 

Les trois amis se retournent de tous côtés, et éclairent les deux directions du tunnel.

 

Indy :

--- Mais qui l’a vu en dernier ?

 

Benji :

--- Il était derrière moi il n’y a pas 5 minutes !

 

Indy :

--- Bon sang ! Il a dû tomber dans un piège. Il est très gros, alors il a peut être déclenché un truc que je n’avais pas vu.

 

Benji :

--- On revient sur nos pas alors ?

 

Emma :

--- Bonne idée ! On voit déjà si il est sur le chemin du retour, et sinon, on pourra lui envoyer de l’aide une fois retourné en ville.

 

Ils reviennent sur leurs pas en s’éclairant avec le briquet qui tremble.

 

Tous :

--- Sallah ? Sallah ?

 

Ils s’arrêtent cinq mètres plus loin. Sur le mur de droite (ils suivaient les logogrammes sur le mur de gauche), ils trouvent une large fissure (environ 1 mètre de large) qui se prolonge. Une grande paroi de soie est tissée là. Indy approche le briquet de la paroi et distingue des traits humains.

 

Indy :

--- Merde, je crois que c’est un cadavre !

 

On voit alors la soie bouger au niveau du visage. Tout le monde sursaute en reculant.

 

Indy :

--- Bordel, des araignées géantes !

 

Indy dégaine son fouet.

 

Benji :

--- Mais qu’est-ce que vous faîtes professeur Jones ?

 

Indy :

--- Il faut ouvrir la toile, sinon il va étouffer.

 

Indy fait un trou dans la soie avec le fouet au niveau de la bouche de Sallah.

 

Indy :

--- Benji, aide-moi à le tirer de là !

 

Benji :

--- Mais il est gros !

 

Indy :

--- Faut bien le faire ! On ne peut pas le laisser là ! Allez !

 

Indy et benji tirent sur le corps de Sallah. La soie cède peu à peu. Le corps tombe lourdement sur le sol.

 

Indy :

--- Vite, il faut le sortir de là !

 

Indy approche son briquet du cocon. Sur le dos de Sallah sont installées confortablement une quarantaine de mygales.

 

Indy :

--- Ah, merde ! Saloperies !

 

Indy prend son fouet et fait tomber les mygales par terre. Une fois au sol, ils les écrasent sans ménagement.

 

Indy :

--- Prenez ça dans vos mandibules !

 

Indy et benji commencent à déchirer le cocon de Sallah. Ils en enlèvent des parties, et dégagent Sallah peu à peu.

 

Sallah se relève comme s’il avait la gueule de bois.

 

Indy :

--- Ben alors, qu’est-ce qu’il t’est arrivé Sallah ?

 

Sallah :

--- Ouoh, je n’en sais rien ! Il y a eu trois mygales sur moi. Elles ont commencé à tisser leur toile. Je me suis dis, si je ne bouge pas, elles ne vont pas me piquer. Et puis, il y en a une vingtaine d’autres qui sont arrivées et elles m’ont tiré dans le trou et je n’ai pas bougé ! Et voilà…

 

Indy :

--- Tu ne pouvais pas crier ?

 

Sallah :

--- Crier, c’est bouger !

 

Emma :

--- Respirer aussi ?!

 

Sallah :

--- Oui !

 

Les amis se regardent.

 

Indy :

--- Bin, on ne va pas attendre qu’elles reviennent, les mygales.

 

Sallah :

--- Tu as raison Indy.

 

Indy :

--- Comme toujours !

 

Benji :

--- Mais t’étais juste derrière moi, quand est-ce qu’elles t’ont attaqué ?

 

Sallah :

--- Et ben il y a un moment où je me suis arrêté pour refaire mon lacet de chaussure, donc je me suis baissé et je pense que c’est à ce moment là qu’elles sont montées sur moi…

 

Benji :

--- Et ben dis donc ! Elles sont fortes pour l’embuscade ces bêtes là!

 

Sallah :

--- Mais il y a un truc qui me gratte dans le dos, là !

 

Emma :

--- Attends, je regarde ; oh mais qu’est-ce que c’est ?

 

Dans le dos de Sallah, sur sa tunique, on observe un logogramme réalisé par les mygales en soie.

 

Emma :

--- Indy, regarde !

 

Indy :

--- Oh, mais c’est un logogramme ! On dirait une péniche !

 

Benji :

--- Mais qu’est-ce que ça veut dire ?

 

Indy :

--- Ces pauvres bêtes sont assoiffées ! Enfin bon. Sallah, tu as repris tes esprits, là ? Ca va mieux ? 

 

Sallah :

--- Oui…

 

Indy :

--- Ben pendant que tu bougeais pas, ben nous, on a pas chaumé ! On a les dates du règne de K’an B’alam. Retiens 583 !

 

Sallah :

--- Okay !

Nos amis se dirigent vers la sortie. 

 

Scène 199 :

Velasquez est arrêté et a son procès équitable pour la chaise électrique

 

Int jour, dans un tribunal.

 

Toutes les institutions sont déjà en place. Vélasquez entre, dans son uniforme nazi, couvert d’ecchymoses, encadré par deux policiers.

 

Le juge :

--- Messieurs les jurés, nous commençons ce procès équitable pour le général Vélasquez, accusé de crimes contre l’humanité, de génocide, et meurtres gratuit, de vol et d’interdiction de stationnement dans plusieurs endroits publics. C’est grave ! Je prône la peine de mort !

 

L’avocat de l’accusation :

--- Oui, mais quelle mort ?

 

Le juge :

--- Et bien, la pendaison, peut être ?

 

Un membre du jury :

--- Hum… Elle n’est plus pratiquée depuis longtemps. Il ne faut pas non plus exagérer, cette mise à mort est réputée amorale.

 

Le juge :

--- Il est vrai… Et que dites vous d’une piqure au cyanure ?

 

L’avocat de la défense :

--- Je m’excuse, votre Honneur, mais ce châtiment est trop doux. Il faut faire un exemple !

 

Le juge :

--- Au temps pour moi, maître. Je prône alors la chaise électrique.

 

Murmures d’approbations dans la foule.

 

Le juge au jury :

--- Combien de voix pour la chaise électrique ?

 

La quasi-majorité du jury lève le bras.

 

Le juge :

--- Et bien, je vois que nous sommes vite d’accord. J’aime ça, on voit toute l’efficacité de la justice américaine.

 

Vélasquez :

--- Votre Honneur, je proteste ! Je fais appel !

 

Le juge :

--- Refusé ! Vous êtes condamné à la peine de mort. Sentence applicable dès demain.

 

Vélasquez :

--- Et vous ne poursuivez même pas Indiana Jones en justice ? Il a tué tous mes hommes et plusieurs autres personnes au cours de cette aventure !

 

Le juge :

--- Tout le monde ici connaît le professeur Jones et son merveilleux travail. Tenter de nuire à sa réputation est la plus belle preuve de mauvaise foi que vous pouviez nous faire. Allez griller en enfer, sale aryen congénital !

 

Vélasquez :

--- Je demande à être extradé dans mon pays pour être jugé.

 

Le juge :

--- Refusé ! Vous payerez ici, sur notre sol, votre faute.

 

Indy, se levant dans l’assistance :

--- Hey, Vélasquez, tu ne veux pas mourir sur la chaise ! Très bien ! Fais face à ton destin !

 

Indy dégaine son arme et loge une balle dans le cœur de Vélasquez. Ce dernier tombe à terre. Toute l’assistance applaudit Indiana Jones. Un petit garçon avec son père applaudissent au premier rang.

 

 

Le garçon :

--- Plus tard, je veux devenir inspecteur.

 

Le père :

--- Du calme, Harry. Il faudra terminer tes études avant.

 

 

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Published by voracinephile - dans Créations personnelles
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commentaires

borat8 24/07/2012 01:35

Oh non. Tout le monde était étonné de me voir aussi osé. De plus j'étais probablement celui qui n'était pas bourré de la soirée.

voracinephile 25/07/2012 00:32



Alors, ça va !



borat8 23/07/2012 18:46

Depuis on ne me voit plus comme un mec discret je me suis vraiment dévergondé ce soir là. Par contre les trucs que j'ai dansé...

voracinephile 24/07/2012 00:07



C'est bon de casser l'image de temps à autre. Après, j'espère que ça n'était pas en mal... J'ai cassé l'image récemment aussi, mais je n'étais pas très fier le lendemain (avec pour le coup, les
gros clichés type des gars que tu ne connais pas viennent te saluer en disant que tu as assuré...).



borat8 23/07/2012 00:25

Moi c'était en mai dernier pour celui de mon cousin. Peut être pas gâvé mais fini à 6h. Belle déconnade avec Borat qui réveille à 2h sur le dance floor!lol Autant dire qu'il a mis de l'ambiance.
Pour le reste, c'est un dessin que j'avais fait une fois comme ça et que je l'ai repris. Si tu veux c'est Edward et Bella qui prennent un plaisir incroyable à s'embrocher!lol

voracinephile 23/07/2012 18:02



Si le borat a mis l'ambiance, la fête restera dans les mémoires (plus marquante que celle de Projet X en tout cas...). Pour le dessin, j'attends une éventuelle mise en ligne pour juger. Faudra
que j'en profite pour scanner quelques uns de mes dessins, même si ça sera hors-sujet d'avec le cinéma...



borat8 22/07/2012 23:01

J'ai dessiné un peu mais pas du grand art. A part une parodie de Twilight. Twilight en vrai et avec les Cullen qui s'entretuent! Fendard! En sachant que j'ai fait déjà un article sur le nouveau
Superman et j'ai toujours ma critique du Labyrinthe de Pan à finir.

voracinephile 23/07/2012 00:05



De quoi t'occuper, c'est déjà ça... Pour ma part, je sors d'une cérémonie de mariage gavé comme une oie, donc le temps de récupérer un peu, et je me relance dans mes travaux d'écriture et de
tournage... Marrante ta parodie, une bonne idée en tout cas ! On lira tes chroniques dès leur sortie !



borat8 22/07/2012 21:37

C'est déjà fait et j'ai laissé un com. Je n'ai que ça à faire je suis en vacances à la mer!lol

voracinephile 22/07/2012 22:20



^^ Plein de temps pour dessiner ou écrire des trucs marrants, ça ^^



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