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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 11:42

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Retour au Polar classique et efficace avec L.A. Confidential, film sorti en 1997 et récompensé par deux oscars (meilleur second rôle féminin et meilleure adaptation). Un excellent film noir qui brosse un portrait pas vraiment élogieux de la Police des années 50 dans la cité des anges. Le film se permettant de façonner des personnages crédibles et charismatiques, il ajoute encore à son capital sympathie, au point de devenir une bonne référence dans le filon du film de gangster.

L’histoire : Suite à une bavure mouillant plusieurs inspecteurs de police, un procès se prépare pour déterminer les coupables. Exley, un policier voulant prendre du galon, faire preuve d’une remarquable intelligence pour forcer son collègue Vincennes à témoigner. Toutefois, Bud, policier aux méthodes brutales, mais intègre, est écarté de la liste d’accusation, contre l’avis d’Exley.

 

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Voici un polar qui joue sous deux casquettes, se permettant à la fois une enquête complexe (elle occupe largement les deux heures de film) et une reconstitution d’époque plutôt bien menée, le charme des années 50 opérant avec brio. Mais si les qualités techniques ne manquent pas (excellente réalisation…), ce sont bel et bien les acteurs qui retiennent l’attention du spectateur. En effet, si tous sont un peu clichés au départ, ils réussissent parfaitement leur développement, les premières minutes passées. Le film se passant exclusivement dans les rangs de la Police (juste après que le chef de la contrebande sur L.A. ait été incarcéré), il était donc logique d’en voir les dérives, et c’est bien cela qui va être, peu à peu, placé au centre du film. Ce dernier commence avec une belle bavure policière (tout un commissariat éméché qui tabasse 6 suspects pendant leur garde à vue), et qui permet de planter les principaux personnages. Il y aura tout d’abord Exley, brillante recrue à l’intelligence acérée, mais largement idéaliste sur sa conception de la police (il est contre la violence physique). Vient ensuite Bud (qu’on avait déjà présenté), et qui représente l’exact opposé d’Exley. Violent, il est une montagne de muscle qui n’hésite pas à passer à l’action, et qui a une conception de la justice personnalisée, mais valide. Le dernier sera Vincennes, un agent corrompu, qui fait son boulot tout en combinant avec Hudgens, un rédacteur dans la presse à sensation. Le tout sous la houlette de l’impitoyable Smith, qui dirige la police de L.A. Le film n’hésite pas à faire admettre comme vérité générale la falsification de dossier (méthode apparemment courante quand les policiers veulent incarcérer un individu) et les passages à tabac, toujours couverts par le reste des collègues tant que les bruits ne courent pas. Ainsi, la première partie se passe en un éclair, on constate qu’en même temps que nos trois inspecteurs continuent leurs activités quotidiennes, les éliminations musclées de voyous se poursuivent, particulièrement violentes. Mais c’est le meurtre d’un flic pourri qui va tout déclencher (celui qui avait été suspendu définitivement après la bavure) lançant les enquêteurs sur une enquête apparemment routinière. Sauf que rapidement, des coïncidences frappantes apparaissent et viennent titiller nos différents enquêteurs, qui connaîtront tous des issues bien différentes. On arrête là les spoilers, mais l’enquête de L.A. confidential est bien menée, parvenant largement à divertir en utilisant ses temps morts pour développer le caractère de ses personnages. A ce propos, impossible de rester insensible à la prestation de Kim Basinger, LA blonde du film, prostituée de luxe maquillée en actrice qui deviendra rapidement un élément clé de l’enquête et un petit sujet de rivalité entre Bud et Exley. Avec un gunfight finale musclée, L.A. Confidential s’assure à la fois une façade divertissante et un fond humain attachant, ce qui est à peu près tout ce qu’on pouvait lui demander. Une belle réussite en somme.

 

5/6

 

1997
de Curtis Hanson
avec Kevin Spacey, James Cromwell

 

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commentaires

borat8 05/07/2012 22:24

Je vais surtout m'en passer! Un de moins, ça laisse de la place pour d'autres surtout qu'il sortira en DTV en France.

voracinephile 06/07/2012 13:09



Il n'en vaut pas tellement la peine, c'est clair...



borat8 05/07/2012 17:17

Les extraits ne m'avaient pas du tout emballé que ce soit Mr Mitch Bucannon ou le coup des piranhas qui s'insèrent dans le vagin avant de surgir quand nos larrons font crac crac, ce qui donnera une
belle bitte tranchée!

voracinephile 05/07/2012 21:42



Alors, tu ne regretteras rien...



borat8 04/07/2012 12:43

Et oui il était temps mais je suis passé recemment en coup de vent pour lire ta critique de Piranha 3DD. En tous cas je t'ai mis dans mes liens.

voracinephile 05/07/2012 14:57



^^ Je ne sais pas si elle t'aura donné envie, cette chronique, mais ce Pirhana 3DD, moyen, se révèle quand même marrant pendant quelques scènes. Par contre, c'est carrément vulgaire, alors qu'Aja
se tenait un peu plus... Ca pue le projet économique, mais bon, les piranhas sont toujours voraces... Le seul truc dommage, c'est qu'on oublie les très gros pirhanas de Aja (et que les nouveaux
mutent à la fin)...



borat8 03/07/2012 23:24

Coucou mon cher James, Borat débarque enfin dans ta toile! :D Voilà probablement un des plus grands films de la fin des années 90. Un polar au suspense de tous les instants, un casting cinq étoiles
(Cromwell parfait en méchant, Spacey comme à son habitude, Crowe idem, autre révélation avec Pearce, Basinger enfin dans un vrai rôle, De Vito excellent en paparazzi) et de grands moments de
bravoure (le final rappelant Rio Bravo ou la descente dans la maison avec les kidnappeurs).

voracinephile 03/07/2012 23:32



Champagne pour Borat ! Depuis le temps que j'en rêvais... ^^


Un polar que j'ai trouvé en effet très bon, sérieux dans son traitement des personnages et excellement mis en scène (belle reconstitution d'époque). L'intrigue est un peu floue au début, mais une
fois que les dominos commencent à tomber, ça ne s'arrête plus, jusqu'à cette gunfight assez tendue en effet, hommage évident aux westerns. Ravi que De Vitto t'ait plu en paparazzi, je le trouve
moi aussi assez bien calibré pour ce rôle (dommage qu'il sorte de course comme Spacey (d'ailleurs, j'aurais aimé voir un peu plus son personnage)).



Zogarok 03/07/2012 15:18

Je n'ai pas aimé : brillant et insipide pour moi. Je n'adhère pas automatiquement au genre et ici, c'est beaucoup trop premier degré vis-à-vis des clichés embarqués, l'intrigue étouffe tout, le
style est emprunté - MAIS! la réalisation est virtuose.

voracinephile 03/07/2012 17:40



Tiens, j'avais vu sur Allociné que tu voulais le voir, voilà qui est fait donc. Ici, le traitement est en effet classique (j'ai noté moi aussi des figures un peu clichées au départ). L'intrigue
broie finalement l'univers que le film a mis en place, mais après, j'avoue ne pas m'être ennuyé devant ce polar démonstratif, mais très bien exécuté (en témoigne la réalisation que tu décris).



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