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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 06:59

http://img.incine.fr/affiches_film/big/La-maison-de-la-terreur_8773_1287493546.jpg

 

Lamberto Bava (son copain Mario sera surement chroniqué sur le blog), on l’aime bien, surtout depuis qu’on a vu Démons et que c’était une belle petite claque, tout comme sa suite. Voir le bonhomme s’attaquer au slasher était donc totalement logique, et même attendu de la part de ses fans, qui attendaient du maître un film nerveux comme il se doit. Il nous sort alors un petit film : La Casa con la scala nel buio, une sombre histoire d’assassin perpétrant ses crimes à l’arme blanche…

L’histoire : Bruno est un compositeur de musique de film, qui s’installe temporairement dans une maison pour y composer la partition d’un film d’horreur. Cependant, il découvre bientôt un agenda étrange dans un placard, avant de rencontrer plusieurs femmes qui entrent mystérieusement dans sa maison avant d’être tuées mystérieusement par un mystérieux tueur.

 

http://cutleblog.files.wordpress.com/2008/11/la-maison-de-la-terreur.png


Comme le lecteur l’aura mystérieusement noté, le mystère occupe une bonne partie du film, à savoir découvrir l’identité du tueur. Le petit souci, c’est qu’entre chaque meurtre, il ne se passe pas grand chose. Certes, le métier du personnage principal (compositeur de BO horrorifique) a de quoi stimuler. Mais quand c’est pour le voir jouer du piano pendant 10 minutes alors que rien d’autre ne se passe, merci bien. Là où une mise en abîme intéressante aurait pu avoir lieu, il n’y aura jamais plus que de la belle musique gratuite lors des scènes de compositions. Un réalisateur sans doute plus fin aurait tenté d’instaurer une meilleure relation entre le compositeur et le tueur, par exemple si ce dernier forçait le compositeur à inventer ses meilleures musiques pour mettre en scène ses meurtres. Mais ça ne sera jamais le cas, et la superficialité des implications des personnages égale le jeu outrancier des acteurs. Bref, on se fait bien chier entre les meurtres, qui si ils ont le mérite d’être originaux, manquent beaucoup d’impact. Pour tout dire, on n’en retiendra qu’un : l’étouffement brutal avec un sac plastique dans la salle de bain, particulièrement sanglant. Mais à part ça, pas grand-chose à se mettre sous la dent. On met tellement en avant le caractère féminin du tueur, et de façon tellement complaisante qu’on se dit que c’est très louche, et au final, la découverte de la nature de l’assassin ne surprendra personne. Bien dommage que ce film soit aussi peu rythmé, son introduction et son meurtre principal étant parfaitement réussis. La musique est à la hauteur, mais les acteurs déclarent rapidement forfait. Par ailleurs, l’absence d’apparitions d’élément sur leur tueur autre que ses mains et ses chaussures à talons frustre rapidement, la mise en scène rechignant vraiment à nous donner des indices. La maison de la terreur est donc un film très mineur de la filmo de Bava, une bien piètre expérience pour notre sympathique réalisateur.

 

1/6

 

1983
de Lamberto Bava

 


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commentaires

Alice In Oliver 11/07/2011 12:23


tu vas en avoir pr ton argent: sa filmo est riche !


voracinephile 11/07/2011 12:57



Voui, un rapide coup d'oeil m'a confirmé que je ne m'ennuyerai pas...



Alice In Oliver 11/07/2011 11:23


Lamberto Bava reste un réal inégal. Par contre, je n'ai pas vu la maison de la terreur et je m'en dispenserai


voracinephile 11/07/2011 12:06



Je vais tenter de poursuivre un peu mon exploration de la filmo de Bava, mais j'ai découvert ici ses limites (sur un slasher, c'est vraiment dommage...)



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