Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 05:54

A0009109.jpg

 

Freddy-Chapitre-6-La-fin-de-Freddy-L-ultime-cauchemar-20110.jpg

 

http://www.avoir-alire.com/IMG/jpg/Freddy_7.jpg

 

http://img3.hebus.com/hebus_2009/05/01/090501022613_83.jpg

 

L’enfant du cauchemar : Bien qu’un peu malmené par les fans, j’aurais toujours une pensée un peu émue pour ce film, qui s’intéresse à quelque chose de vraiment intéressant et d’original dans la saga Freddy : l’héritage. En effet, le film est entièrement tourné vers la descendance, des bons comme des méchants. Déjà à propos de sa star, à savoir Freddy, dont on voit définitivement mieux le passé. On découvre ses origines : le fruit d’un viol par une centaine de détenus  psychopathes (donc, le crime est dans les gènes). L’héritage de Freddy Kruger, c’est la folie meurtrière, et c’est aussi ce qu’il veut transmettre, après en tout cas l’avoir mise en pratique. Nouvelle résurrection, et celle-ci prend de l’ampleur. Alice repense un peu à Freddy (en voilà une qui n’a pas pris son hypnocil avant de se coucher), et là voilà qui revoit son accouchement après une scène de viol qu’on imagine assez atroce. Freddy revient à la vie d’une manière assez iconique (renaissance sur l’autel de la chapelle) et s’intéresse à Alice d’une manière assez intéressante, puisqu’il commence à terroriser son bébé à l’intérieur même de son ventre (rendant la menace bien plus présente que dans les opus précédents. Après, on aime ou pas les péripéties qui nous sont proposées (les morts des amis permettent surtout de tourner autour du pot et de ménager le concept), mais sur un plan thématique, il y a un peu d’originalité qui ne fait pas de mal. Au niveau des décors, le film surprend agréablement, car il se donne une façade beaucoup plus gothique que les précédents épisodes. Ce château de contes maléfiques est assez anachronique niveau imagerie, et ce final dans un dédale d’escalier peut enfin nous faire dire que les rêves ressemblent enfin à des choses rarement vues. Très sympathique aussi, nous avons droit à une des plus belles transformations étudiante de la saga avec ce jeune qui fusionne avec sa moto, nous donnant un être organo-mécanique fonçant à toute berzingue sur la route en évoquant les designs les plus underground d’un Warhammer 40000. Cependant, dire que le film est une réussite n’est pas très juste, Freddy étant un peu bavard, et se débinant à chaque fois que sa mère bonne sœur arrive (pas courageux, le mouflet…). Pas très sympa niveau suspense… Si la transformation mécanique était réussie, le coup de la BD, commençant sympathiquement, est au final assez lourd à regarder, Freddy sombrant carrément dans le ridicule pour le final, et nous privant totalement du gore que nous aimons. Enfin, faire intervenir le bébé d’Alice en le représentant à un âge plus avancé était un pari risqué, qui ne marche jamais complètement. Bien dommage qu’on ait cette impression que ça ne marche pas, sans quoi on pourrait apprécier cette tentative de Freddy de se faire un successeur digne de ce nom… Au final moyen, c’est une suite qui se démarque un peu de ses prédécesseurs en se révélant plus réussie niveau ambiance que son prédécesseur.

 

3.5/6

 

de Stephen Hopkins
avec Robert Englund, Danny Hassel

 

http://1.bp.blogspot.com/_9AI4PCftDJI/TB4Sb5id_VI/AAAAAAAAAjI/DU5UbdNY6QY/s1600/rang1n.jpg

 

La fin de Freddy : Ca me fait bien rire les titres comme ça, car heureusement, ce n’était pas la fin, et on ne pouvait décemment pas se quitter comme ça, Freddy 6 devant être une des pires fins de saga qui soient. Vraiment, cette séquelle cumule un gros lot de tares, qu’on va se faire un plaisir d’énumérer. Rien que l’introduction annonce la couleur : une reprise du Magicien d’Oz où Freddy cabonine comme un sagouin, nous délivrant une performance vraiment médiocre pour un homme de sa classe. Le spectacle ne fait qu’avancer dans le pathétique, parce qu’on se met clairement à chercher les effets spéciaux sympathiques. Et on attends longtemps, car aucune séquence ne retrouve le potentiel de ses glorieux aînés (même le 4 est meilleur). La pire mise à mort étant celle du jeu vidéo, ayant très mal résistée aux ravages du temps qui ruine la qualité des incrustations, et qui ne fait jamais rire, malgré les bruitages cartoonesques balancés à tour de bras et les accélérés foireux. Rien, plus rien ne fonctionne sur le ton habituel de détente auquel nous étions habitué. Et ça ne s’arrangera pas en cours de film. Si les chutes dans le vide peuvent encore faire illusion, il n’y a vraiment pas d’autre scènes pour relever le niveau, à part un travelling vertigineux et psychédélique sensé représenter les enfers et amorcer une séance flashs back. Au niveau de Freddy, ça devient carrément lourd, puisqu’en plus de lui faire vivre une vie de famille rangée (chose totalement en contradiction avec son enfance, montrée un peu plus tard dans le film), le film nous offre une explication assez pourrie sur les origines de notre boogeyman. C’est un morveux qui se fait malmener à l’école parce qu’il cogne sur les souris de la classe, puis qui devient accros à la scarification et à la souffrance masochiste. En gros, c’est un frustré auto-destructeur. Mais c’est quoi cette logique de merde ? Ca fonctionne comme ça, la psychologie ? On passe enfin sur le final le plus pathétique de la saga, Freddy se faisant laminé à l’aide de simples armes blanches, jouissant d’effets spéciaux minables et nous laissant seuls avec une fille moche que nous n’aimons pas. Vite, Wes, ressuscite le !

 

0.5/6

 

de Rachel Talalay
avec Robert Englund, Lisa Zane

 

http://cinechange.com/wp-content/uploads//2010/03/freddy6.jpg

 

Freddy sort de la nuit : Wes is back on the case ! Ca fait d’ailleurs bien plaisir de voir que le bonhomme arrive toujours à innover sur ses créations. Il donne d’ailleurs un ton très particulier à sa nouvelle histoire, qu’il reprendra par la suite dans nombre de ses œuvres, comme Scream 3 : il fait de la mise en abîme. Mais diable ! Comment faire une mise en abîme avec Freddy, un croquemitaine qui n’apparaît qu’au cinéma ? Facile : il suffit de faire jouer les acteurs avec leur vrais noms. Mais sans aller jusqu’à exposer leur vie. On adapte un peu leurs relations, ce qui nous permet de rapprocher ainsi les acteurs de la saga entre eux. Assez osé, mais c’est un pari qui marche, car on a un air de renouveau sur le projet, qui reprend du poil de la bête avec cette mise en abîme. Cependant, le procédé a de quoi choquer… Je me rappelle ne pas avoir aimé lors de ma découverte du mythe, parce qu’elle avait l’air de tuer l’ambiance. Mais pas vraiment, en fait. Certes, la scène d’introduction, vachement iconique, est brisée en plein milieu, et le stress ne prend pas vraiment une fois qu’on lance la main griffue. Cependant, on retrouve peu à peu l’ambiance glauque (l’accident de voiture est quand même impressionnant, relecture officieuse de la séquence du bain). Freddy se met à nouveau à tourner autour du gosse de l’héroïne (c’est pas vraiment nouveau), mais il le fait avec une efficacité accrue par ce traitement premier degré, prenant parfois des airs de Freddy 2 version the Children. Peu à peu, on voit que Wes a voulu frustrer nos attentes en début de film pour mieux les satisfaire en avançant dans l’histoire (et en prenant du recul par rapport au thème de la séquelle, lui donnant une justification carrément surréaliste en prétextant de calmer le monstre par le tournage d’un nouveau film). Une explication cathartique, carrément ! On effectue, au fur et à mesure que le film avance, un retour dans les icônes que nous aimons (et que nous apprécions d’autant plus par ces retrouvailles qu’on attendait plus) avant d’avoir un dernier acte dans un monde infernal citant sans ciller Hansel et Gretel, et nous offrant quelques images qui comptent parmi les meilleures de la saga. Le plan ou Freddy ressort du lit est tout simplement merveilleux, citant Nosfératu par son  jeu d’ombre. Freddy retrouve toute l’aura démoniaque qu’il dégageait jusqu’à présent, et qu’il restaure en un plan fantastique dans la salle de soin. Freddy 7, ce sont des retrouvailles fabuleuses avec le tueur surnaturel de nos cauchemars, qui sait fermer sa gueule quand il n’a pas besoin de l’ouvrir, et qui use d’apparitions minimalistes dans ses début pour paraître plus impressionnant quand il rejaillira. Freddy 7, c’est LA résurrection.

 

4/6

 

de Wes Craven
avec Robert Englund, John Saxon

 

http://img.over-blog.com/400x213/0/34/80/38/newnew/vlcsnap-147631-1.jpg

 

Freddy vs Jason : Là, Freddy joue carrément dans un Block buster. Du lourd, il monte en grade, bénéficiant maintenant d’une reconnaissance publique par un traitement plus commercial que précédemment, car ouvert à un plus large public. Et qui on choisit pour mener ça ? Ronny Yu… Un choix pas forcément compréhensible (à part un Chucky 4 très cool, pas vraiment de compétences en la matière), mais qui a été fait. Et au final, il ne s’en sort pas si mal, faisant oublier ses imperfections par un une débauche d’effets spéciaux un peu plus numérique, mais convaincante. Première cible : les fans de Freddy et de Jason. On commence logiquement par un onanisme cinéphile des deux côtés, un polissage par ci avec un best of des effets spéciaux de la saga, 7 exclu, et un asticage par là avec un grand classique du mythe de Jason filmé en scope avec une image léchée. C’est fait, maintenant, on peut aussi tenter de racoler du nouveau public. C’est chose faite avec les portraits adolescents, tous assez conventionnels (la gentille héroïne pure qui n’a couché avec personne depuis son dernier boyfriend, la copine qui aime critiquer tout le monde, le gentil copain interné pour une faute non commise…), et au final chiants. Il faut bien le dire, on en a vite ras le bol de ces étudiants américains flirtant entre eux, tantôt mature, tantôt régressifs (Oh, c’est un dégoûtant, il se gratte les couilles !...). Vraiment chiants, ils parasitent l’histoire, dont le pitch possède quelques idées assez jouissives concernant les deux mythes (Freddy se sert de Jason, l’hypnocil est utilisé par les parents pour droguer les gosses à leur insu, le feu et l’eau…). Mais voilà, le temps est parfois un peu long entre chaque apparition. On passe d’ailleurs sur la première partie totalement à la gloire de Jason, ce dernier prenant largement l’ascendant niveau bodycount, allant même jusqu’à piquer une victime à Freddy sous son nez (ce qui, avouez le, ne se fait pas). Jason tranche tranche tranche, puis perfore et tranche tranche… La scène du lit, la rave party tournant à l’hécatombe, il fait vraiment le film, alors que Freddy ramasse ses miettes. Heureusement, la dernière demie heure est une vraie partie de plaisir, les deux monstres se retrouvant enfin en face, d’abord chez Freddy (où ce dernier peut enfin se passer les nerfs sur quelque chose) avant de se livrer à un match de catch impressionnant dans notre monde. On ne saura remercier assez Ronny pour la générosité de ce combat, se déroulant dans un chantier et mettant largement à contribution les accessoires alentours (très marrant, ce coup des bombonnes). Vachement vicieux dans son dénouement, le film nous balance du gros gore, cumulant vraiment dans un final assez jouissif. En gros, un match nul un peu en faveur de Jason, mais où on a pas essayer de couler Freddy. Pas si mal que ça (bien que le fan que je suis soit un peu triste), mais c’est pas grave, c’était un beau feu d’artifice. Inégal dans le rythme, mais pas désagréable à voir.

 

3/6

 

de Ronny Yu
avec Robert Englund, Ken Kirzinger

 

http://idata.over-blog.com/0/04/29/98/freddy-vs-jason002.jpg

Partager cet article

Repost 0
Published by voracinephile - dans Epouvante ( qui stresse)
commenter cet article

commentaires

hdef 23/09/2013 20:32

et UNE BALLE DANS LA TÊTE ????
UNE BALLE DANS LA TÊÊÊÊÊÊÊÊTE ! AVEC CE PTN DE FINAL, CETTE TÊTE DE MORT QUI ROULE DANS LE FEU, CETTE INTENSITÉ !
APPELLE MOI QUANT TU TROUVES ÇA CHEZ STALONNE !

Non, je rigole, mais c'est vrai que je suis un inconditionnel de Woo !

Et pour l'horreur espagnole, j'ai vraiment du mal...

PS : j'ai fait une chro de REC 3 sur naveton

voracinephile 23/09/2013 21:44



Une balle dans la tête est le film qui manque à ma culture depuis 3 ans. A chaque fois je dois le chercher, j'oublie, ou je ne trouve pas, et j'hésite en face du dvd...


 


Hum... Cette purge de Rec 3 n'a rien à voir avec l'horreur espagnole. C'est de la merde, point. D'ailleurs, Balaguero n'a pas bossé dessus. Vraiment tu devrais essayer les films uniquement de
Balaguero. La secte sans nom est un pur film d'ambiance, et Darkness est le remake de Shining le plus inventif que j'ai pu voir. Tu pourrais bien en frissonner de plaisir (c'est mon cas à chaque
visionnage).



hdef 23/09/2013 16:47

Mouais...
Pour evil dead non plus, je ne suis pas du tout mort de trouille (de rire plutôt !).
Pour me faire peur, mieux vaut essayer à coups de SHINING, THE THING et ROSEMARY'S BABY !

Et pour les 90's, VOIT D'URGENCE JOHN WOO, UNE BALLE DANS LA TÊTE, LES ASSOCIÉS, A TOUTE ÉPREUVE, VOLTE-FACE !!!!

LOL

voracinephile 23/09/2013 20:02



Glasp ! Ah, mais si tu veux avoir peur, il va falloir que tu te controntes à La secte sans nom et à Darkness. Deux petits bijoux de l'espagnol Balaguero. C'est autrement plus efficace que Rec...


 


J'ai vu A toute épreuve et Volte face. Les deux sont bons, je connais la renommée d'A toute épreuve... Ze Ring aura beau avoir fait la meilleure chronique jamais écrite sur le film, je n'ai pas
assimilé le choc comme un film majeur. Quant à Volte face, cru inventif et efficace, mais là encore, je reste au niveau d'un Rock...



hdef 22/09/2013 15:02

pour ce qui est de la saga freddy, loin d'être fan, je suis détracteur (non, pas celui d'HARRY POTTER III !) !
J'ai toujours trouvé l'idée tirée par les cheveux (un gars qui pénètre les rêves !!!!)...
Alors même si je vais passer pour l'emmerdeur de se(r)vice, je tiens ma position !

Le 1e, je me vante de n'en avoir jamais eu peur !
Le 2 est juste complètement ridicule, copiant sur le 1 déjà pas terrible.
Le 3, en revanche (c'est Chuck Russel !), c'est mon point faible ! Petit chéri de ma DVDthèque horriffique en devenir, je ne me lasse pas de son gore maîtrisé et savant !
Je préfère ne pas parler du IV, vu que Renny Harlin transformant, à l'inverse du roi Midas, tout ce qu'il touche en m**** ! Suffit de voir ce qu'il a fait quant il s'est essayé au polar (CLEANER),
au film d'action (58 MINUTES POUR VIVRE) et au film d'horreur (il paraît que l'EXORCISTE : AU COMMENCEMENT est un navet en puissance).
Le V, je ne peut pas non plus l'encadrer (même si ta chronique, voracinéphile, est très intéressante ! elle est meilleure que le film, en tout cas ;) )
Le VI est peut-être le pire de la saga.
Le VII ne m'a vraiment pas intéressé, avec cette histoire de mise en abîme, même s'il était bcp plus soigné que ses prédécesseurs.

Et enfin, en ce qui concerne FREDDY vs JASON, je suis presque fan de ce film, complètement barré comme blockbuster, et très rigolo lorsqu'on le prend au 1000e degrés...

voracinephile 22/09/2013 20:20



Ah, merci pour cet avis détaillé sur la saga ! Mon boogeyman préféré pour ma part, même si son mode d'action est quelque peu alambiqué, il est le plus cabotin des tueurs en série increvables, et
il y a un constant excès graphique dans ses manifestations qui a provoqué de vifs enthousiasmes de ma part quand j'achetais les films un par un...


Le 1, j'étais mort de trouille ! Moins qu'Evil Dead, mais quand même, la nuit après la découverte a été difficile. J'étais quand même entier le lendemain, donc ça allait.


Le 3 est probablement le meilleur de la saga. Chuck Russell a bien compris qu'on ne pouvait plus avoir peur, alors il donne dans la surenchère de latex généreuse, tout ce qu'on attendait !


Pour le 4, bouse. Mais 58 minutes pour vivre est loin d'être un film honteux. Les derniers die hard nagent loin en dessous. Et de Renny Harlin, je vénèrerai toujours Cliffhanger, un sommet de
l'action des années 90.


Content que ma chronique t'ait plu pour le 5, le défendre n'est pas une mince affaire...


Et content de lire cet engouement sur Freddy vs Jason, c'est également à mon goût l'opus le plus fun avec le 3. Un portnawak total, hyper généreux, même si les fans de freddy sont au final un peu
déçus... Et la VF est géniale en comparaison de la VO.



Leatherface 22/06/2011 17:50


Je veux pas passer pour un intello qui cherche la merde mais c'est Krueger et non Kruger ;)


voracinephile 22/06/2011 18:59



Tsss. Pinailleur, va. Je corrigerai ça demain.



Leatherface 22/06/2011 15:45


Moi aussi !


voracinephile 22/06/2011 15:58



^^ Oui, je le trouve bien plus efficace une fois modifié. Il te défonce une porte d'acier en 4 minutes. Un vrai pro !



Présentation

  • : Le blog de voracinephile
  • Le blog de voracinephile
  • : Le cinéma en grand, comme je l'aime. Points de vue, critiques, discussions...
  • Contact

Profil

  • voracinephile
  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.

Recherche