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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 06:57

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Un deux, Freddy te coupera en deux. Trois quatre, Remonte chez toi quatre à quatre. Cinq six, n’oublie pas ton crucifix. Sept huit, surtout ne dors pas la nuit. Neuf dix, il est caché sous ton lit. Freddy Kruger, c’est une icône. Apparemment plus populaire que Jason, mais aussi plus typé (tueur d’enfant, griffeur et adepte du mot « Bitch »), c’est une icône populaire assez connue dans le milieu de l’horreur, ayant illustré ses méfaits dans pas moins de 8 films et d’un remake pas si dégueulasse que ça niveau technique, mais ayant totalement aseptisé l’ambiance fantastique du film original. Bref, le tollé qu’il s’est pris devrait faire réfléchir les futurs investisseurs, et pendant ce temps, on se remate l’intégrale des épisodes de la saga, depuis des débuts prometteurs qui l’ont hissé jusqu’au stade du blockbuster distractif et globalement sympathique. Mais aucune saga n’est à l’abri d’accidents de parcours (Vendredi 13, Halloween…), et Freddy ne fait pas exception à la règle. Les bons : 1,3,7, 8 ; le moyen : 5 ; les mauvais : 2, 4 et 6.

 

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"Et si j'me lance en politique, j'épargnerai aucun d'mes adversaires !"


Les griffes de la nuit : Wes Craven, son terrain de jeu où il excelle, c’est le Slasher. Il l’a mainte fois prouvé depuis, enchaînant projets sur projets, pour le meilleur (Scream 1&2, My soul to take) et pour le médiocre (Cursed, Scream 4). Mais quand il présente A nightmare on Elm Street, c’est la surprise totale, car en plus de reprendre les codes du slasher, Craven ajoute une dimension fantastique totale à son personnage (inutile de se planquer, Freddy débarquera toujours quand tu dors). Une idée vraiment intéressante, le domaine du rêve représentant un monde inconnu, et imprévisible (les cauchemars peuvent se matérialiser). Une nouvelle dimension du boogeyman, ici traité au premier degré, le titre de tueur d’enfant excluant tout second degré vis-à-vis de ses motivations. Son arme de prédilection, son chapeau, tout est fait pour créer une icône (à l’image d’Indiana Jones en quelque sorte). Iconisant à mort son tueur, Craven donne aussi des portraits adolescents plutôt classiques pour l’époque, qui sans être antipathiques ne seront en tout cas pas tellement plus attachants que d'habitude (on y relèvera les débuts de Johnny Depp, dont la sortie sera réellement « graphique » pour tenter de ne rien spoiler). C’es surtout au niveau du concept que Craven brille, en nous faisant passer sans prévenir de la réalité au rêve par un simple clignement de paupière un peu lent. Où que soient les personnages, personne n’est à l’abri. Les lieux connus deviennent alors des endroits glauques, laissant apparaître des raccourcis vers l’usine de Freddy, lieu de métal assez immersif niveau ambiance (rouge sang, du métal partout alors que des crissements métalliques se rapprochent). Défaut du film en revanche, les acteurs, qui ne jouent pas toujours juste. Nancy n’a pas l’air si crevée que ça au bout de 5 jours d’insomnie, et sa mère jouant les femmes brisées ne convainc jamais totalement. Niveau technique, on peut aussi reprocher un maquillage à la va vite de Freddy dans certaines scènes, de même qu’une VF guère convaincante, Freddy déblatérant des phrases n’ayant que peu d’intérêt. Les griffes de la nuit, ce sont surtout des scènes de meurtres impressionnantes (la première a fait entrer la saga dans la légende), partant dans des débauches d’hémoglobines auquel le public ne devait pas être habitué à l’époque. Au final plus violent que vraiment glauque, Freddy 1 plante les bases de la saga et se veut sérieux, alors que les effets spéciaux ponctuant chacun de ses meurtres visent plus à le rendre impressionnant qu’à terrifier. Du film, on retiendra la première apparition de Freddy, la séquence bain (pour le coup vraiment originale, la plupart des films faisant des hommages à Psychose dans ce genre de situation), la sortie de Johnny Depp et un combat final variante de Maman j’ai raté l’avion en vicieux. En revanche, la victoire finale sur Freddy laisse dubitatif, notre croquemitaine invincible disparaissant au moindre effort de volonté de ses victimes. Plutôt original pour un Slasher, Les griffes de la nuit conserve au son potentiel sympathie au fil des années, même si il n’est pas le chef d’œuvre du slasher.

 

4.5/6

 

de Wes Craven
avec Robert Englund, John Saxon

 

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La revanche de Freddy : Sur cette suite, on ne peut pas dire que les scénaristes ont chaumé, puisqu’au final, il y a, en dehors du personnage de Freddy, assez peu de points communs avec les règles du premier épisode (c’est ce que nous ne lui pardonnerons pas). Mais parlons d’abord des points positifs : sur les deux pistes d’exploitation du mythe possible, les producteurs ont choisi la plus spectaculaire, et laissent donc s’éloigner l’horreur du premier (comprendre : grosse baisse d’ambiance) pour rendre Freddy plus photogénique. Niveau originalité, c’est du solide. Si on respecte d’abord les règles oniriques du premier, Freddy change considérablement de tactique, puisqu’il choisit de s’incarner dans le corps de l’adolescent qui vient juste d’emménager au 1428 rue Elm Street. Plutôt que de ressortir le même scénar que le premier, on a droit à une variante d’Amityville 2 version fun, où l’adolescent et Freddy seraient la même personne (nous entraînant sur un terrain de somnambulisme meurtrier en tout point intéressant). Le problème, c’est que passé cette étape, le script ne respecte plus rien des règles du précédents opus. Certes, j’aime dire « brake the rules », mais dans une saga, le minimum qu’on puisse faire, c’est respecter les précédents opus (surtout quand on n’en est qu’au chapitre 2). Freddy a dès lors des tas de pouvoirs qu’il prend soin de dissimuler (malheureux ! Le budget n’est pas illimité), ce qui donne lieu à des séquences minimalistes proches du nawak, comme cette scène où une perruche attaque la famille avant d’éclater. What the fuck ? Très maladroit aussi, cette ultime fête adolescente où tout capote, car au final, à part faire buller de l’eau et foutre le feu à la haie, Freddy ne fait pas grand mal. A vrai dire, on commence sérieusement à se demander où est le gore promis, la seule séquence marquante étant celle de la sortie de Freddy. Le dénouement a lieu lui aussi dans une usine moins claustrophobique que son prédécesseur, et à l’éclairage plus multicolore, ce qui a bien du mal à créer une ambiance sérieuse. Et bien sûr, happy end contrebalancé à la dernière seconde. J’ai oublié de mentionner le fort contexte homosexuel du film (notre héros est un jeune garçon séduisant, il se promène dans un bar tendancieux, il sort presque avec son prof de sport avant que celui-ci ne soit fessé sous ses yeux…), qui disparaît peu à peu au profit d’une amourette gentiment suggestive et plus conventionnelle avec une autre adolescente. Je ne cherche même pas à y voir un message. Freddy 2, c’est un film inattendu, mais globalement assez en dessous de nos attentes. Dommage.

 

2/6

 

de Jack Sholder
avec Robert Englund, Mark Patton

 

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Les griffes du cauchemar : Alors, il nous faut un titre… Voyons… Le mot griffes était bien, maintenant, il faut un connoté plus effrayant… Ca parle de quoi déjà ? De cauchemars ? Hum… Trêve de plaisanteries, Freddy 3 est un intouchable de la saga, car il est le plus divertissant, le plus généreux, en quelque sorte le plus bis de la saga. Véritable déchaînement visuel, c’est un film qui ne se refuse rien, tant au niveau graphique que scénaristique, ce qui en fait l’un des films les plus riches et les plus agréables de la saga. Ce film marque aussi le retour de notre Nancy adorée, qui apportera sa bonne thérapie pour soigner un groupe d’ado pensant au croquemitaine, bien présent dans les rêves et pas en chair et en os. Ici, Chuck Russell prend un malin plaisir à épouser le point de vue adolescent, faisant de ses personnages des échecs sociaux en plein épanouissement hormonal ayant des conversations de leur génération, le monde des adultes n’étant qu’un ramassis de conneries et de frustration pour leur jeune âge. Freddy débarque au milieu de ce petit monde et commence à y faire un carnage en relevant le défi de la surenchère graphique (on peut même dire dans une scène qu’il crève l’écran). Nous aurons donc droit à des séquences qui comptent parmi les plus impressionnantes de la saga, comme le coup maintenant célèbre du pantin humain. Malin, le script introduit parallèlement à ça l’utilisation d’un médicament expérimental, l’hypnocil, qui pourrait signifier la fin de Freddy. Imprévisible, le script part carrément, après une petite plongée dans le fantasme sexuel ado, dans une sorte de version bancale des X men, chaque ado tentant de maîtriser un pouvoir avec son imagination. Le combat final prend alors des airs plus ambitieux qu’ils ne le laissaient entendre, nos héros survivants étant confrontés à leur pire cauchemar, et se battant vaillamment contre lui. Un final dans une pièce pleine de miroir, mais malheureusement, la fin de Nancy est une demi-surprise, car un peu trop téléphonée par cette apparition soudaine de son père. La fin de Freddy est plus impressionnante que chez ses prédécesseurs, sans apporter grand-chose de plus que du spectaculaire. Mais c’était pour ça que nous étions venus à la base. Dans une ambiance décontract et avec des effets spéciaux convaincants, le film de Chuck s’avère être une bonne heure et demie, où à défaut d’avoir peur, on s’est amusé comme des fous. Jouissif.

 

4.5/6

 

de Chuck Russell
avec Robert Englund, Heather Langenkamp

 

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Le cauchemar de Freddy : qu’il serait peut être plus juste d’appeler le cauchemar de Renny Harlin. Car c’est à partir de ce film que débute la déchéance de la saga, qui s’enferme dès lors dans une politique de surenchère en matière d’effets spéciaux, sans pour autant satisfaire sur un script au moins convenable. Freddy 4, c’est beaucoup de bruit pour pas grand-chose. Déjà, au niveau de la bande son rock, on s’aperçoit vite qu’on est dans un registre de pure exploitation du public, où on essaye de mettre un maximum de trucs cool pour que les ados aiment. Le problème, c’est que ce procédé a un peu vieilli, et qu’il ne crée jamais une ambiance. Ce qui, après tant d’années, ne pardonne pas. Freddy et son cauchemar a donc un problème de rythme, et ne fonctionne au final pas vraiment bien. Car si il reprend certains personnages du précédent film, il les fait mourir d’une façon assez peu respectueuse (le sort merdique réservé au premier étudiant dont j’ai oublié le nom). Freddy 4, c’est aussi une nouvelle héroïne devant faire offie de remplacement de Nancy, et donc logiquement appelée Alice, puisqu’elle va se rendre souvent au pays des merveilles. Et si les 20 dernières minutes du film s’avèrent plus convaincantes en terme d’action, il y a en revanche de gros blancs dans la première heure, comblé par Alice, ses petits problèmes de famille et sa vie affective. Mais je m’en fous, de sa vie ! Je veux voir Freddy, et si possible un peu plus que des branquignols en face de lui). Enfin, après ces péripéties inégales, comment pardonner à Renny Harlin ce combat final ? Si le décor est gothique à souhait, ces cabrioles et ce traitement pourri du combat en mode Tae Kwondo (avec Freddy qui se marre pendant une minute alors qu’elle le frappe, puis qui gémit quand elle le tape dans le dos…), avant d’être cloué au mur par une télécommande améliorée de pacotille. Difficilement pardonnable. Cependant, tout n’est pas mauvais dans Freddy 4. Certains effets spéciaux valent largement le déplacement (l’incroyable transformation en cafard, la mort de Freddy…) et l’usine de Freddy prend un look plus proche d’Hellraiser. Niveau action, les 15 dernières minutes sont tendues avec cette opération chirurgicale impliquant l’anesthésie totale. On regrette seulement qu’Alice utilise ce temps pour mettre seulement sa tenue de combat avec des poses iconiques. Scoop en revanche, premier happy end de la saga. Bouh ! Bouh ! Dommage de se quitter sur une mauvaise impression.

 

1/6

 

de Renny Harlin
avec Robert Englund, Lisa Wilcox

 

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Published by voracinephile - dans Epouvante ( qui stresse)
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commentaires

hdef 20/11/2013 20:29

merci ;-)

hdef 18/11/2013 17:15

PS : dis à borat que c bien, moi, il ne veut pas me croire :(

voracinephile 19/11/2013 21:13



^^ J'attendrai l'occasion, et je relancerai le sujet.



hdef 18/11/2013 17:14

Ah, tu vois qu'il est quand même plus intéressant. Et comme je te le dit, c'est un film sur les tentations de l'adolescence, générées ici par Freddy qui possède Jesse.
Un film donc très pessimiste !

voracinephile 19/11/2013 21:45



Il a un intérêt, effectivement. Et les tentations de l'dolescence sont très variées (du cuir sans moustache !). Une petite parabole derrière, hélas insuffisante pour dépasser l'abracadabrantesque
troisième épisode. Une redécouverte agréable en tout cas.



hdef 17/11/2013 14:18

oui, le 1er est brutal, mais le 2 bcp plus !! Je te conseille de le revoir, car vraiment, à part Freddy vs Jason, c vraiment le plus violent.
La VHS comme... dans Meurtres en VHS :D

voracinephile 17/11/2013 18:07



Je l'ai enfin revu. Je me rappellai bien de cette intro avec le bus. Effectivement, le côté horrifique sérieux n'est pas si mal géré. En revanche, moins de gore que dans le premier je trouve (un
petit cerveau, LA scène de sortie de Freddy, quelques ados tailladés à la griffe, mais pas de détails (mis à part le coup de la porte, surtout du rouge qui coule par ci par là). Une certaine
violence, mais rien de très impressionnant (à l'inverse du premier). En revanche, je ne me rappellai pas que Freddy 2 était aussi... gay ! Les ados apparaissent souvent torse nu humecté de sueur,
les adultes les palpent à plusieurs reprises, il y a carrément le cauchemar avec le prof de sport sans recul... Et la scène de sortie de Freddy, dans les circonstances avec le pote en caleçon,
ressemble clairement à un coming out (et hop, jeu de mots et d'homos!). Le plus violent, peut être dans le réalisme, mais pas le plus marquant.



hdef 16/11/2013 22:14

En revoyant le 3, il était un peu plus con que dans mon souvenir (les 20 dernières minutes, outch ! ma chro complète est là : http://www.allocine.fr/membre-Z20130605192328773766466/).
J'aime par contre bcp le 2, qui est une fable dure et négative sur l'adolescence ! Il mérite 4/6 au moins pour son flip intense (la scène où Freddy sort de Jesse !!).
C'est aussi le plus gore de la saga, le plus sérieux, mon préféré.

Dommage qu'il soit aussi méprisé, alors qu'il a mieux marché que le 1 (source : wiki).

voracinephile 16/11/2013 23:07



Hey, mais c'est très intéressant, ça ! Un petit égratignage du 3 (ouvertement le préféré de la communauté cinéphile) pour souligner les tentatives du 2... Je me rappelle effectivement de cette
sortie de corps assez impressionnante, qui demeure la seule scène dont je me souvienne vraiment d'ailleurs... J'acquiesce pour le sérieux, mais il ne m'a pas marqué. Il ne se livre pas encore à
cette débauche de latex et ne se révélait pas particulièrement flippant... Bon, je ne veux négliger aucun avis, j'y reviendrai (surtout que tu dis qu'il s'agit du plus gore de la saga, alors que
je ne me souviens de rien).


Pour son chiffre au box office, j'estime que c'est une reconnaissance tardive des qualités du premier. Après avoir cartonné en VHS (j'imagine que la sortie du premier avait été assez censurée vu
sa violence), il y avait une véritable attente...



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  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
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