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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 10:49

http://www.cf-network.com/cfan/IMG/jpg/La_saveur_de_la_pasteque_06.jpg

 

Un véritable OFNI aujourd'hui avec La saveur de la pastèque, film asiatique assez barré dans son concept filmique qui consiste à faire dans la pornographie potagère couplée à la comédie musicale. Même si on a du mal à saisir l'intérêt de l'entreprise, le résultat contient une certaine beauté esthétique qu'il serait intéressant de développer.

L'histoire : une femme seule se sent attirée par un des colocataires de son immeuble, acteur de films pornographiques à base de pastèques et plus sensible que son métier ne laisse paraître...

 

http://medias.unifrance.org/medias/193/28/7361/format_page/la-saveur-de-la-pasteque.jpg

 

Les instants de bravoure (si on peut les appeller comme ça), La saveur de la pastèque en contient des tas. Il n'y a qu'à voir le début, où nous assistons à une scène de pornographie classique, sauf qu'ici, les organes génitaux féminins sont remplacés par une pastèque. Ce qui laisse apprécier un décalage assez bizarre pendant toute la scène où notre acteur porno s'amuse avec un légume alors qu'une fille gémit en cadence. Passé cette intro déroutante, on nous présente le personnage féminin de l'histoire, une femme seule qui elle aime la pastèque pour la manger, mais aussi pour l'impression d'être enceinte quand elmle en tient une contre son ventre. C'est clair, on sent la solitude de la dame, jusqu'à ce qu'elle croise dans son immeuble le fameux acteur. A partir de là, c'est une comédie romantique quasi muette à laquelle nous somme conviés, sauf qu'elle cultive une façade trash avec l'emploi du jeunot (on suivra ainsi une séquence porno arrosée de jus de légume). Et là, sans crier gare, notre acteur déguisé en sirène se met à pousser la chansonnette dans le château d'eau de l'immeuble. A partir de là, la narration est fréquemment interrompue par des chorégraphies chantées qui mélangent les champs lexicaux de l'amour et du potager. Si ces séquences complètement what the fuck viennent interrompre le récit, ils sont néanmoins bien étudiés, souvent sympathiques dans leurs délires colorés, mais sincères (on est loin des artifices des comédies musicales type High School Musical). Niveau intrigue, c'est clair comme de l'eau de roche : on assiste au rapprochement progressif de nos deux protagonistes avec des scènes quasiment muettes, un défi moyennement réussi, certains épisodes paraissant longs. Mais la recherche esthétique du film tend à faire passer ses délires érotico-végétariens pour une métaphore plus qu'explicite du sexe sans franchir la barre des 18 ans. Au final, si on lui enlève sa métaphore et ses scènes de comédie musicale, le film s'assimile à un banal coup de foudre qui se mue en amour. Mais le film semble surtout s'intéresser à la libido de nos deux tourtereaux, et tient dans son esthétique du jamais vu. Toutes les chansons ne sont pas du même niveau, mais esthétiquement en et termes de sonorité, le tout s'agence bien au milieu du film. Un très curieux objet au final, plutôt bien fait, mais à destination de quel public ?

 

3/6

 

2004
de Tsai Ming-liang
avec Lee Kang-sheng, Shi Chen

 

http://www.linternaute.com/cinema/image_cache/objdbfilm/image/540/9699.jpg

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Published by voracinephile - dans OFNI (m'as tu vu )
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  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
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