Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 13:54

http://img.wikio-experts.com/800x600-rhq9qzgh5/0/01/03/68/2011-03/affiche-du-film-labyrinth.jpg

 

Jim Henson, malgré la richesse des univers qu’il a été amené à développer (le magnifique Dark Crystal), c’est révélé relativement peu productif, se consacrant davantage à la télévision (le muppet show) qu’au cinéma. En 1986, il nous offre Labyrinthe, sorte d’adaptation d’Alice in Wonderland à laquelle a beaucoup collaboré David Bowie, qui s’est fendu de l’écriture de plusieurs chansons du film, et qui prête sa carrure au roi des gobelins. Le dépaysement est de taille, tant l’univers qu’on découvre est passionnant en termes de dépaysement et de promesses. Le jeu Labyrinth adapté au cinéma, ça vous dit ?

L’histoire : Sarah, condamnée à passer ses weekends à garder son petit frère, prononce une formule magique qui invoque des gobelins, leur commandant de le faire disparaître. Pour éviter les foudres de ses parents, elle parvient à conclure un pacte avec le roi des gobelins : venir récupérer son frère dans un château au cœur d’un gigantesque labyrinthe, en moins de treize heures.

 

http://www.macultureconfiture.com/wp-content/uploads/2010/04/bowie_labyrinth.jpg


Intéressant de noter que c’est Jennifer Connely qui interprète la fille en question. Sans être transcendée par son rôle, sa prestation se révèle néanmoins potable, sa beauté et certaines de ses expressions faisant oublier quelques monologues insipides (« … Oh… Il faut que je comprenne que je ne dois pas me fier à ce que je vois… »). Rappelons que dans Legend, la princesse jouait comme un pied. Si l’héroïne reste tolérable, c’est l’univers du film qui ravira le spectateur, tant celui-ci se révèle à la hauteur de ce qu’il pouvait espérer. Avec un labyrinthe dont les murs n’arrêtent pas de bouger, qui contient un réseau souterrain, des sites naturels, un bestiaire varié et son lot de rebondissements, le voyage se révèlera tout simplement enchanteur, apportant enfin au rêve une illustration enchanteresse qui fait véritablement plaisir (le plaisir totalement innocent de se laisser porter par un récit imprévisible et envoutant). On redevient un gosse pendant une heure et de mie en suivant ces aventures au rythme pépère, mais aux effets spéciaux à l’ancienne qui rayonnent à chaque plan. Seul gros faux pas dans ce parcours : une bande de singes roses atrocement mal incrustés dans un décor pourtant prometteur, qui chantent en jonglant avec des parties de leur corps. Mis à part cela, des compagnons de route attachants, une inversion de bon nombre de codes des créatures magiques (les fées sont de vraies teignes) et un maitre des gobelins ambigu, mais assez attachant dans sa démarche et ses sentiments peu à peu révélés au grand jour. A titre personnel, j’ai eu un peu de mal avec la bande originale du film, qui a beaucoup vieillie (trop électro, au même titre que L’histoire sans fin et Ladyhawke). Malgré cela, le film se suit dans une réelle bonne humeur, offrant un vrai vent de rafraichissement au spectateur, qui a rarement vu univers aussi atypique (son seul rival est ironiquement The Dark Crystal).  Vrai plaisir de gosse, fantasme pour amateur de marionnettes, le film nous transporte dans un monde qu’on aimerait visiter encore et encore. Inutile d’aborder le message familial (Sarah se rend peu à peu compte qu’elle aime malgré tout son frère), le voyage justifie à lui tout seul la vision de cette petite merveille.

 

5/6

 

1986
de Jim Henson
avec David Bowie, Jennifer Connelly

 

http://www.austinpost.org/files/articles/labyrinth-1986-01-g.jpg

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Alice In Oliver 27/09/2011 16:45


un film fantastique incroyablement kitsch, mais aussi un véritable OFNI. Sans forcément partager totalement ton emballement, je dois reconnaître que je reverrai ce film avec plaisir.


voracinephile 28/09/2011 16:00



J'adore le kitch à outrance (ce qui explique mon amour pour Les aventures du baron de Munchausen), donc j'ai été servi à lorsque je l'ai revu. Un poil naïf (notamment dans l'introduction), mais
après, c'est Alice au pays des merveilles, mais en film. Impossible d'être objectif devant une telle générosité !



Présentation

  • : Le blog de voracinephile
  • Le blog de voracinephile
  • : Le cinéma en grand, comme je l'aime. Points de vue, critiques, discussions...
  • Contact

Profil

  • voracinephile
  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.

Recherche