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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 13:01

http://3.bp.blogspot.com/_mpJRvQpHWXU/TMcyz3KgaRI/AAAAAAAAG-4/_vhVV8T3VjQ/s1600/Jeepers+Creepers+(2001).jpg

 

http://b.imdoc.fr/1/divers/film-horreur/photo/1528169152/161753837a6/film-horreur-jeepers-creepers-2-img.jpg

 

En 2001 sort un petit slasher, semblant inoffensif de prime abord, mais gardant dans ses tripes un condensé de terreur qu’on n’attendait pas d’un tel projet. Jeepers Creepers sort sans faire de grosses vagues, et pourtant, on tenait là un projet des plus réjouissant, partant de la trame basique d’un tueur solitaire poursuivant deux jeunes proies sur une route abandonnée avant de virer peu à peu sur un registre fantastique inattendu, et surprenant une fois le jeu totalement dévoilé au public. Une suite pointe son nez en 2003, avec toujours le même réalisateur, qui applique avec joie la recette de la bonne suite (on garde le croquemitaine, on garde les bases, mais on change tout le reste). Le résultat en a déçu plus d’un, cette nouvelle suite n’essayant tout simplement pas de faire peur (à part quelques sursauts), nous montrant seulement un bus scolaire aux prises avec le monstre que nous connaissons. Sa nature étant dévoilée dès la scène d’introduction, plus de suspense à son sujet : on est là juste pour parier sur les victimes qui s’en sortiront ou pas. Avec un contexte homosexuel décuplé par rapport au premier opus, le film s’achèvera sur un dénouement plutôt maousse, ouvrant la porte à une suite qu’on espère particulièrement énervée. Elle serait actuellement en cours de préparation…

 

http://www.films-horreur.com/wp-content/uploads/2009/09/Jeepers.jpg

 

Jeepers Creepers, le chant du diable : Avec une musique grinçante qui ouvre le film et qui nous accompagnera continuellement, le film annonce d’emblée ses ambitions sérieuses en matière d’horreur premier degré, qui espère nous terroriser avec des éléments classiques, mais bien présentés. On commence avec un camion patibulaire, un frère et une sœur dans une vieille voiture (au moins, leur relation semble crédible) pour un voyage qui s’annonce long. L’élément perturbateur arrive en longeant une église, où l’on retrouve le conducteur du camion patibulaire, jetant des paquets enveloppés dans des draps dans une sorte d’égoût. Après une brève course poursuite, nos personnages ont le choix entre repartir et donner l’alerte ou aller voir. On se doute bien de ce qu’il vont faire, et une fois descendu dans la crypte de la chapelle, l’ambiance gothique devient presque terrifiante, tant on mesure l’ampleur du carnage (une gigantesque fresque composée de cadavres). A partir de ce point là (où l’on commence à saisir la folie que peut générer un tel projet), le récit s’aventure en terrain inconnu, le tueur étant une énigme complète (on ne connaît pas son visage, on a à peine aperçu son allure défraîchi entre deux arbres) qui ne cessera de s’épaissir alors que l’intrigue avance. Vivant d’abord par la présence de son camion (un bel hommage à Duel, comme en témoigne Victor Salva dans le making of), il va s’intéresser peu à peu à nos héros (le pillage de leur voiture) alors que ces derniers s’enfoncent dans leur peur suite à l’appel d’une médium du coin n’arrêtant pas de les mettre en garde (le coup des chats, sans être virtuose, fait son petit effet). Le plus du film, c’est qu’il permettra de découvrir peu à peu des éléments sur ce mystérieux tueur, dont l’identité paraîtra de plus en plus floue avant de nous cueillir lors d’une séance d’explication plutôt surprenante. Avec un tueur qui apparaît sur le toit d’une bagnole, qui possède un visage plutôt abîmé et qui se révèle d’une rapidité hors-norme, le spectateur est maintenu dans l’ignorance pendant une bonne partie du récit afin de préserver la peur (on ne sait pas contre quoi on lutte), avant de nous ménager un dernier acte dans un commissariat avec du gore plutôt sobre et un tueur enfin débarrassé de ses haillons, nous révélant enfin ses vrais attributs. Avec une conclusion qui donne au récit un subtil relent d’homosexualité (on n’en dira pas plus pour éviter de spoiler), le spectacle se conclut sobrement, en revenant aux aspirations artistiques de notre tueur, plutôt original dans ses motivations et indubitablement effrayant pendant la majeure partie du film. Pour une petite série B qui sortait de nulle part, le résultat est bien plus enthousiasmant qu’on n’aurait pu l’espérer. Une bonne date dans la décennie, sans toutefois prétendre à être plus qu’un film d’horreur divertissant.

 

4.5/6

 

2000
de Victor Salva
avec Justin Long, Gina Philips

 

http://www.chevroletpedia.org/wp-content/uploads/2008/02/jeeperscreepers2.jpg

 

Jeepers Creepers 2 : une suite un peu bancale que voilà. Au niveau de la rupture de ton, Victor Salva n’y va pas par quatre chemins, et annonce dès l’ouverture que le spectacle a changé. Le premier Jeepers Creepers ne montrait pas sa créature pour l’entourer de mystère… Maintenant qu’on sait que c’est un SPOILER démon FIN DE SPOILER, le creeper se retrouve dans bien des plans. Délaissant totalement son camion pour privilégier son propre moyen de locomotion (ses ailes), il tourne autour de ses proies, attaque en piquée, toujours en mouvement. C’est simple : il ne fait plus peur car totalement mis à jour et mis en avant dès qu’il apparaît. Ici, il s’intéresse à un bus scolaire, et particulièrement à certains membres de l’équipe de sport ici présents (dont un homosexuel, histoire de souligner davantage ce contexte que cette séquelle expose bien plus clairement que son prédécesseur. Malheureusement, le creeper élimine tout de suite les adultes, nous laissant donc avec une bande de jeunes. Et les films d’horreur avec des bandes de jeunes, ça peut être réussi, mais ça saoule vite dans beaucoup de cas (Freddy vs Jason). Entre leurs petites querelles homophobes ou racistes et les interventions des filles pour tenter de ressouder le groupe, on a la désagréable surprise de retomber à nouveau sur une médium. On nous avait fait le coup dans le film d’avant, et ici, on ne sera jamais vraiment convaincu, cette dernière ne servant qu’à identifier la menace. Mis à part cette gênante réutilisation, le film apporte quelques détails sympathiques au mythe : quelques armes artisanales fabriquées en morceaux de corps, la régénération du creeper, son iconisation magnifique dans la scène d’introduction…). La trame secondaire, où un fermier dont le fils a été enlevé se mettant à traquer la bête, rappelle beaucoup Les dents de la mer. Surtout dans son final à base de harpons balancés à coups de plante-pieux. Un hommage plutôt sympathique, mais qui frise parfois le ridicule (le plan du fermier maintenant son harpon relié au creeper par un câble, est particulièrement laid). Au moins, on sera ravi de constater que le creeper est vraiment aussi increvable que des icônes du genre Chucky, Jason et consorts. Fin ouverte qu’on espère à la hauteur de notre attente (presque 10 ans que le creepers n’a pas connu de suite). Espérons juste qu’elle nous arrivera avant les 23 ans réglementaires. Une suite respectueuse de son modèle, mais un peu diminuée par une absence de trouille et des étudiants parfois un peu lourds. Au moins, c’était divertissant et pas ennuyeux.

 

4/6

 

2002
de Victor Salva
avec Ray Wise, Jonathan Breck

 

http://1.bp.blogspot.com/-Ph94MFmqgUU/TWeKO5aBHNI/AAAAAAAAAAQ/N95zLX5cJV8/s1600/Jeepers-Creepers-3-2011-horror-movies-7952706-390-689.jpg

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Published by voracinephile - dans Epouvante ( qui stresse)
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commentaires

Alice In Oliver 06/10/2011 22:43


la réponse bientôt... Enfin j'espère !


voracinephile 06/10/2011 23:05



Il y a déjà des trailers qui circulent, alors on suppose que c'est pour l'an prochain. Mais bon... Ces trailers ne sont pas de super qualité, alors mieux vaut attendre.



Alice In Oliver 06/10/2011 22:06


oui, pour une fois, j'ai hâte de voir ce que va donner le 3ème


voracinephile 06/10/2011 22:35



Une vague rumeur parle de mettre l'accent sur le côté artistique du creeper et de ses fresques macabres... Intox ou spoiler ? On s'en mord les doigts....



Alice In Oliver 06/10/2011 18:42


un premier film sympathique qui vient parfois marcher sur les traces de Massacre à la tronçonneuse. J'aime moins le 2, mais pour une suite, ça reste tout à fait honorable.


voracinephile 06/10/2011 20:21



C'est sûr que le deuxième est forcément décevant, puisqu'on connaît dès lors les secrets du boogey man, et qu'il devient dès lors impossible d'avoir peur. Maintenant, on va voir ce que le
troisième opus a dans le ventre...



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