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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 11:41

afficheleroiscorpion2thjv0.jpg

 

Avouons-le, le roi Scorpion, c’était con, mais c’était vaguement sympa. Entre la resuçée de Conan avec le charisme de moule de The Rock, les vannes ringardes, le méchant caricatural au possible et les multiples incohérences d’action, on ne s’ennuyait pas dans ce film qui ne lésinait pas sur les guitares électriques quand il fallait balancer un thème musical au public cible du film : les métalleux. Malgré de mauvaises critiques et des résultats décevants, deux suites ont vu le jour. En restant dans le domaine du nanar, on aurait pu avoir de maigres espérances… Maigres, mais potentielles. Sans grandes surprises, c’est la douche froide. Un second opus qui tient du navet intégral et qui refroidit clairement pour la suite…

L’histoire : « Tu as tué mon papa ! Crève ! »

 

http://www.notrecinema.com/images/filmsp/le-roi-scorpion-2-:-guerrier-de-legende_32227_48006.jpg

"Tu es une femme ! Dégage !"

 

Bon, officiellement, je confesse avoir parfois une perméabilité au navet, qui en m’agaçant, parvient à me faire rire jaune et donc à ne pas m’ennuyer. Mais là, 1h44 de connerie campée par un sérieux imperturbable, ça donne envie de crier. De beugler même quand on constate le niveau atterrant du scénario. Russell Mulcahy essaye de soigner sa réputation avec Highlander, mais depuis les années 2000, c’est devenu un sous-Paul W. S. Anderson de la pire espèce. Si Paul est d’une débilité affligeante, il a au moins la mesure de ses ambitions avec des budgets indécents accordés à ses résident evil. Ici, Russell fait dans l’héroïc fantasy sans fric. Autant dire que ça ne pardonne pas, surtout quand on voit les ambitions du film. Passons rapidement sur la première demi heure, d’une débilité clichée si peu évolué qu’on peut la zapper sans risque de ne plus comprendre le film. En gros, le méchant est jaloux du papa du héros, dont le méchant tue le père, et accessoirement le roi de la ville pour se mettre à sa place. Sale. Puis le fiston veut se venger, et sa haine déclenche une puberté précosse qui lui fait prendre 30 cms et 40 kilos de muscles le temps d’une ellipse temporelle. Le héros veut s’enfuir avec son frère, mais ce dernier est tué. Alors, le héros prend une direction courageuse : je vais fuir lâchement pour revenir te poutrer plus tard. En fait, c’est juste le temps d’apprendre l’existence d’une épée divine planquée en enfer. N’écoutant que sa raison, notre accadien fonce tête baissée vers la première entrée infernale venue : le labyrinthe Minotaure. Pfffu ! Mais on va se taper La Colère des titans avec 5 ans d’avance ! Et rigolez pas, mais avec un budget visiblement à la ramasse, le minotaure du Roi Scorpion 2 éclate largement celui de Liebesman qui avait le triple de budget du film… Mais après, une fois la porte infernale passée, on goûte au navet cheap par excellence. Tous les décors numériques sont affreusement incrustés, au point d’en faire détourner le regard du spectateur le temps que les plans se terminent. Autant vous dire que la vision de l’enfer est un calvaire surtout pour le cinéphile qui doit endurer un tas d’insultes mythologiques et esthétiques, comme par exemple l’épée magique, que vous pouvez fabriquer chez vous avec du carton, du papier alu et une boîte de camembert. Sérieusement, c’est de ce niveau là. Avec des personnages aussi inintéressants que peu charismatiques (à se demander comment Randy Couture a pu se faire engager dans Expendables après avoir tourné là dedans. On vous passe le final, d’une bêtise assez outrageante quand on voit Randy se transformer en scorpion numérique invisible, bon moyen d’économiser du budget, et effet de surprise total sur le spectateur qui ne s’attendait pas à subir ça. Autant dire que l’animation numérique est ici la plus laide du film, ne fonctionnant tout simplement pas à l’image… Bref, on rit un peu, mais c’est tellement insupportable qu’on jette le dvd dans la cheminée dès que ce dernier est sorti du lecteur. Une purge insultante, mais je l’ai bien cherché…

 

0/6

 

2008
de Russell Mulcahy
avec Michael Copon, Randy Couture

 

http://media.paperblog.fr/i/123/1232154/roi-scorpion-2-nanar-antique-L-7.jpeg

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Published by voracinephile - dans Navet (prétentieux)
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commentaires

alice in oliver 12/02/2013 14:57

réponse: direct to the poubelle

alice in oliver 12/02/2013 09:19

jamais osé voir la suite et je m'en dispenserai

voracinephile 12/02/2013 13:29



Et tu peux ! Honnêtement, je me demande ce que je vais faire de ce dvd maintenant...



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  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
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