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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 19:37

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On vous parlait il y a quelques temps de Jack le tueur de géants (catégorie aventures, courrez lire ma chronique, d’autant plus qu’un remake pointe le bout de son nez). Il était en fait une réponse à un autre carton du film d’aventure des années 60 : Le septième voyage de Sinbad. Un autre film d’aventures super kitch qui reprend quasi intégralement la même équipe technique, sauf qu’il a été fait avant et avec les compétences de Ray Harryhausen (que les amoureux du cinéma à effets spéciaux porteront à jamais dans leur cœur), un grand monsieur ultra compétent lorsqu’il s’agit de donner vie à des créatures en patte à modeler. C’est reparti pour une tranche d’aventure en mode sixties !

L’histoire : So Hu Ha, un magicien puissant, tente de faire pression sur Sinbad et son équipage pour retourner sur l’île des géants afin de leur dérober une lampe magique. Mais Sinbad ayant préférer rester en compagnie du calife, le magicien lance secrètement un sort sur la promise de Sinbad, qui ne pourrait être sauvée que par un elixir fabricable sur l’île des géants.

 

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A en lire mon résumé tarabiscoté, on va avoir encore droit à un film d’aventure du même tonneau que Jack. C’est en effet le cas, même si je me suis pris un peu plus d’affection pour Jack et ses effets spéciaux approximatifs. Avec ce septième voyage de Sinbad (qu’a-t-il fait pendant les 6 autres ? Mystère…), on a droit pour commencer à des prétextes abracadabrantesques. La promise de Sinbad (une européenne fraîche et bien attentionnée) rétréci du jour au lendemain, atteignant la taille d’un auriculaire. Le magicien, qui pendant l’introduction assez rentre dedans, n’a cessé d’insister pour retourner chercher la lampe (entourée d’un fabuleux trésor, on remercie le conte d’Aladin pour l’inspiration des scénaristes), fait alors mine de réfléchir, avant de dire qu’un philtre pourrait lui redonner sa taille normale. Cependant, pour le fabriquer, il faut un morceau de la coquille d’un œuf de Roc, qui nichent précisément sur l’île des géants. Plus gros que ça comme stratagème, tu meurs. Pourtant, le calife, Sinbad, la princesse et son équipage tombent tous dans le panneau et préparent le voyage de retour sur l’île des géants, en mode « on va leur défourailler leur œil » (ce sont des cyclopes à cornes). Avec une grosse baliste (qui ne servira à tirer qu’un coup, un truc qui nous fera d’ailleurs bien rire), ils se croient de taille à lutter contre une armée de monstres, et s’en vont gaiment sur les flots en direction de l’île. Seulement, ils recrutent leur équipage parmi des condamnés à morts, des hommes sans foi ni loi qui ont tôt fait d’organiser une mutinerie et de se rendre seuls maîtres à bord. Mais ils se dirigent vite vers un récif où des démons chantant les assomment de leurs cris déchirant. Heureusement, les gentils prennent soin de se boucher les oreilles avec de la cire et du tissu, se croyant dès lors en sécurité alors que ce sont des types à demi assommé qui conduisent le bateau au milieu de récifs affutés comme des rasoirs. Puis on a une élipse, et on les retrouve direct à l’île des géants, frais comme des gardons et prêts à en découdre (que je sois pendu si il n’y a pas eu là une séquence supprimée). Inutile de répéter combien j’apprécie ce type d’aventure, au rythme certes poussif mais qui part continuellement dans des directions inattendues en ajoutant du fantastique à bonne dose. On tombe sur des monstres qu’on ne s’attendait pas à avoir, on a des combats dantesques, un côté gentillet qui évite de montrer trop de violence… Bref un film d’aventure parfait pour les gosses et qui donne une idée de ce qu’étaient les block busters il y a cinquante ans. A ce titre, on notera l’énorme compétence de Ray pour les effets spéciaux, magnifiquement animés dans ce film (c’est simple, ils sont aussi bons que ceux de Jason et les Argonautes) et doués d’un dynamisme qui les a bien fait vieillir jusqu’à nos jours. On ajoute quelques éléments bancals mais sympas (une rivière de vin… et les matelots qui s’en rendent compte puis qui partent au combat complètement torchés) et on a un film d’aventure réjouissant, pas très original finalement (ça ressemble plus à un patchwork qu’à un conte à part entière) mais plutôt bien emballé techniquement et bien porté par la musique d’un Bernard Hermann en forme. Un vrai film nostalgique qui nous donne une idée d’un rythme d’aventure d’antan (rythme que j’ai cru retrouver dans L’Odyssée du passeur d’aurore, j’espère que la saga va persister dans cette voie) et qui se fendra d’un peu d’exotisme comme on n’ose plus en proposer de nos jours. Une bonne surprise pour ma part.

 

4/6

 

1958
de Nathan Juran
avec Kerwin Mathews, Kathryn Grant

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Published by voracinephile - dans Aventure (la mine d'or)
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commentaires

alice in oliver 15/01/2012 08:56

le choc sera rude d'autant plus que le film se veut être le plus réaliste possible

voracinephile 15/01/2012 13:17



Et bien... nous verrons cela !



alice in oliver 14/01/2012 22:53

étant donné que tu es un amateur de films chocs, tu ne devrais pas le regretter

voracinephile 14/01/2012 23:11



Chaque fois que tu m'en as conseillé de semblables, je n'ai eu qu'à t'en féliciter, donc ta suggestion est déjà en cours de recherche. Un choc mémorable des 15 dernières années... Diable !



alice in oliver 14/01/2012 22:17

ah cool ! Sinon, chez moi, il y a scrapbook qui est chroniqué: ce film devrait t'intéresser

voracinephile 14/01/2012 22:34



Et moi qui avais misérablement méprisé du regard le titre de l'article... Allons réparer cette infâmie !



alice in oliver 14/01/2012 20:46

oui il y a eu 2 suites.

voracinephile 14/01/2012 21:24



Parfait ! Le compte rendu de l'une d'elle arrivera prochainement.



alice in oliver 14/01/2012 18:19

en effet, là où Jack reste un sacré nanar, Sinbad reste tout simplement un bon film

voracinephile 14/01/2012 19:15



^^ D'ailleurs, je viens de voir que j'ai un autre film : Le voyage fantastique de Sinbad, qui a l'air de se rapprocher plus de Sinbad que de Jack... Vais pas tarder à redécouvrir ça et à revenir
vous en parler.



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