Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 10:58

 

http://www.allodoublage.com/glossaire/images/Film%20-%20Les%20cadavres%20ne%20portent%20pas%20de%20costard%20(1982).jpg

 

Aujourd’hui, comédie culte et scandaleusement méconnue au programme. Les cinéphiles avides de petites raretés se sont délectés devant les dialogues cultes de La Classe Américaine. Voici donc un objet taillé pour leur plaisir, puisqu’en plus de se livrer à un humour absurde magnifiquement maîtrisé, il s’appuie sur une admirable direction artistique qui reprend plusieurs extraits de films en noir et blanc faisant intervenir des stars connues. Les cadavres ne portent pas de costards, c’est un bonheur de tous les instants.

L’histoire : Rigby Reardon, un détective privé désoeuvré, est contacté par Juliet, la fille d’un savant amateur de fromage qui a mystérieusement disparu dans un accident. Très rapidement, Rigby découvre qu’il s’agit d’un complot à grande échelle.

 

http://image.toutlecine.com/photos/c/a/d/cadavres-ne-portent-pas-ii01-g.jpg

 

Véritable merveille tombée du ciel que ce film, qui en plus de donner dans le noir et blanc haut de gamme (la photographie est magnifique, même si le grain d’image permet souvent de noter la présence d’extraits d’autres films), se donne un humour irrésistible. C’est bien simple, le soin apporté aux dialogues est tel qu’on aimerait avoir assez de mémoire pour les retenir, tant l’humour qu’ils utilisent se révèle payant. Indiscutablement, les dialogues font passer le film au stade de l’objet culte, aussi maîtrisé que n’importe quel volet des OSS 117 d’Hazanavicius, sans toutefois donner dans le mauvais goût politique (les quelques pics envoyés à la 5ème république…). Mais le film se lance régulièrement dans des dialogues de fous, comme en témoigne le monologue ci-dessous : « Une demie bouteille de bourbon plus tard, je n’y étais toujours pas. Est-ce que Juliette était devenue folle comme sa sœur ? Etait-elle tombée amoureuse du chauffeur de taxi sur la route de la pharmacie ? Ou était-elle un membre du complot Carlotta qui m’avait tendu un piège ? Finalement, j’arrivais à une conclusion de la plus haute importance : elle me fait chier ! ». Une VF aussi survoltée, c’est suffisamment rare pour être noté. Le film se laisse parfois aller à un humour grivois vraiment sympathique, s’autorisant quelques runnings gags qui fonctionnent toujours (la fascination de notre personnage principal pour la poitrine de sa cliente, le suçage de balles pour les faire sortir des plaies…).  Aussi inventif que classe, les passages utilisant des extraits de films témoignent d’un réel souci du détail, les décors des extraits étant reproduits à l’identique pour l’évolution du détective. Steve Martin, pour le coup en forme (il était irrésistible dans L’homme aux deux cerveaux), donne ainsi la réplique à Marilyn Monroe, à Kirk Douglas, à Vincent Price, et la plupart du temps pour dire des imbécilités qui arrachent un éclat de rire tant le discours de ces grands acteurs est dévié par cette comédie. On finit avec la découverte du complot nanar avec les nazis qu’on attendait (un film culte sans nazi… impensable !), et l’humour ne nous quittant pas jusqu’à la dernière minute, on peut affirmer sans l’ombre d’un doute que Les cadavres ne portent pas de costards est un véritable don du ciel. Quant à l’explication du titre, faite attention, son explication en milieu de film ira très vite.

 

5/6

 

1982
de Carl Reiner
avec Carl Reiner, Steve Martin

 

http://storage.canalblog.com/58/50/131750/49053868.jpg

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Duncan 23/08/2012 20:09

Méconnue, pas tant que ça.
En tout cas très bon, ingéieux et à la photographie superbe.
Je le prefere de tres loin à The Artist, au final proche dans le contexte.

voracinephile 24/08/2012 21:44



Heureux de voir que la diversité de ta culture s'étend jusqu'à de pareils objets. Pour le coup, j'ai trouvé le film par hasard, et la surprise a été de taille. J'ai rarement ri autant devant un
film en noir et blanc... Il enterre carrément the artist en effet, se révélant très réussi sur le plan de l'hommage et de l'humour, sans pour autant se prendre au sérieux.



Présentation

  • : Le blog de voracinephile
  • Le blog de voracinephile
  • : Le cinéma en grand, comme je l'aime. Points de vue, critiques, discussions...
  • Contact

Profil

  • voracinephile
  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.

Recherche