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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 18:07

http://images.fan-de-cinema.com/affiches/thriller/les_messagers,1.jpg

 

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Les messagers est une saga horrorifique particulièrement anecdotique, faisant office de bouche trou de fin de soirée quand le cinéphile névropathe a déjà revu 3 fois toute sa collection. Mais ce statut est-il bien mérité ? Sorti en 2007 dans une relative indifférence, Les messagers est la tentative pour Kristen Stewart de casser son image de loveuse adolescente en tapant dans un fantastique plutôt horrorifique. Manqué de peu, car Les messagers se révèle être un film pataud, parfois traversé de bonnes idées, mais moyennement efficace (et c’est un enfant de la terre qui vous parle). Pour le 2 en revanche, un visionnage d’urgence se révèle nécessaire, tant sa pitrerie nanarde confine au comique involontaire. Un nanar de première bourre qui vous apprend que si vous prenez votre femme par derrière, c’est que vous êtes possédé.

 

http://cdn-premiere.ladmedia.fr/var/premiere/storage/images/cinema/photos/diaporama/images/les-messagers-the-messengers-2006__7/6323323-1-fre-FR/les_messagers_the_messengers_2006_portrait_w858.jpg

"Du calme les assistants maquilleurs, c'est bon, là..."

 

Les messagers : Les messagers est une série B destinée au DTV de part son essence et sa carrure, malgré sa tête d’affiche montante chez le public adolescent. Si Kristen Stewart était l’adolescente un peu maladive qui débarquait dans une ville grise, la voici métamorphosée en un peu plus racaille (T shirt rock’n roll et coiffée comme une groupie), mais que ses fans se rassurent, sa ligne tendance goth-adolescente s’estompe au fur et à mesure du film, celle-ci redevenant une jeune fille normale. De quoi nous parlent Les messagers ? D’une famille qui vient s’installer dans une ferme harcelée par des corbeaux possédés et qui tentent de se lancer dans l’agriculture. Vu que c’est un métier difficile, on pouvait donc se réjouir de la modeste originalité du contexte. Mais pas vraiment. En fait, si il y a des liens entre les deux, le monde agricole est à peine abordé. Et côté histoire de fantômes, le film n’est pas en reste. Après une intro plutôt intéressante (mais malhonnête), le film nous offre un beau générique. Et les fantômes apparaissent très vite et sont relativement présents tout au long du film. La principale originalité du contexte, c’est que c’est un gamin de 4 ans qui les voit en majorité, et qu’il y a donc toujours cette petite touche de glauque. Mais sinon, l’ensemble du film se résume à quelques apparitions fantômatiques, qui finissent par se manifester aussi à Kristen, sauf que tout le monde croit que c’est une crise de rébellion. Bref, on s’ennuie un peu, mais la facture technique est globalement valable et les effets spéciaux sont parfois bien gérés. Toutefois, on n’aura jamais vraiment peur. Le rebondissement final est en revanche d’une connerie assez étonnante, rejoignant alors les clichés du film de fantômes en faisant apparaître d’un coup une mutation de caractère d’une rare invraisemblance (un perso gentil devient méchant. Point.) et décidant qu’il peut s’arrêter là-dessus. Au final, ces messagers échouent mollement à délivrer leur message, trop cliché et surtout invraisemblable. A croire que les paysans ont des tendances psychotiques notoires (d’ailleurs, Germaine ! Apporte moi mon fusil !). Si la facture technique reste opérationnelle et que Kristen Stewart est d’une certaine fraîcheur (on suit l’histoire avec elle sans la moindre antipathie), le reste se révèle quelconque et surtout pesant…

 

2/6


2007
de Oxide Pang, Danny Pang
avec Kristen Stewart, Dylan McDermott

 

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Les messagers 2, Les origines du Mal : Alors là, les origines du mal, c’est pas un Hannibal Lecter de pacotille, ou un maison hantée à Amityville qui veut vous posséder. Non, mesdames et messieurs, en exclusivité ce soir, on vous révèle que le Mal, c’est un cascadeur dans un costume d’épouvantail ! Mais plus de détails maintenant. Après une ouverture très Z où une blondasse court dans des maïs avant de se faire tuer, on découvre nos nouveaux héros : une famille de fermiers qui se sont installés dans la même ferme que Kristen Stewart (le prétexte à cela, c’est qu’on est dans un préquel, mais la conclusion ne joint pas les bouts). Mais notre fermier pédale dans la choucroute. Les factures s’amoncellent, la récolte est pratiquement perdue, sa femme lui casse les oreilles… Bref, il donnerait n’importe quoi pour avoir un peu de chance. Son âme, peut être ? Alors qu’il retourne de la paille dans sa grange, il découvre un vieil épouvantail caché dans un mur. Qui sait, peut être pourra-t-il faire fuir les vilains corbeaux numériques qui sillonnent son champ. Il l’accroche donc sur une croix, et là, horreur ! On se croirait dans un remake de Jeepers Creepers 2 ! Même photographie et ambiance que l’introduction, je commençais à paniquer. Mais heureusement, le film change d’idée, préférant nettement la nanardise à l’efficacité. En effet, pendant tout le film, nous verrons des abrutis qui iront dans le champ de maïs pour rigoler, voire pour emmerder notre fermier, et qui mourront tous dans des circonstances étranges (type Destination finale). Et là, notre fermier se met à avoir de la chance. Il devient super content, même si il sent un truc louche avec l’épouvantail. Et c’est là qu’a lieu ladite scène. En effet, après une hallucination Z, notre fermier monte dans sa chambre et se met à embrasser sa femme. Une touchante scène paysanne, sauf qu’il commence à entreprendre de la prendre en levrette. Et comme il ne l’avait jamais fait auparavant et que la musique d’ambiance montre que ce n’est pas cool ce qu’il fait, on en déduit que le Mal s’empare de lui. Compris, les mecs ? La levrette, c’est le Mal ! A partir de là, les fréquentes sautes d’humeur de sa femme, qui cherche visiblement à l’emmerder, sont une jubilation à laquelle on ne résiste pas. On rigole alors du fermier voisin qui a conclut lui aussi un pacte avec le diable, et qui va mal terminer. On s’étouffe devant notre fermier qui matte pendant 5 bonnes minutes une blondasse topless profitant du système d’arrosage (les joies des mœurs campagnardes) et autre nanardises de bon goût qui rallongent un spectacle déjà beaucoup trop long. Mais c’est avec le final qu’on en a pour notre argent. En fait, notre épouvantail, et ben c’est le diable ! Et il commence à bouger en fin de film. Un remake de Scare Crow ? Même pas ! Ces derniers (des séries Z rigolotes) en passeraient pour des chefs d’œuvres amateurs devant la mollesse de notre Mal, qui déambule péniblement au milieu d’une grange (il doit bien faire 30 mètres en 15 minutes) et servant finalement de punching ball à notre famille d’agriculteur. Les belles joies de fracasser en famille le responsable de nos malheurs. Mine de rien, si les Messagers 2 est très chiant par moment, il vaut le coup pour le comique involontaire (« Mais chéri, tu m’as pris... le cul ? » « … Désolé. ») et ses personnages à côté de la plaque qui nous font bien rire. Un très mauvais préquel, assurément.

 

0/6 (mais un correct 13/20 nanar)

 

2009
de Martin Barnewitz
avec Claire Holt, Erbi Ago

 

http://2.bp.blogspot.com/-nT6cTTrlj7M/UFYpmSzBL0I/AAAAAAAABe0/nBdReSAmjVQ/s1600/Messengers-2.jpg

"Ciel, un fermier !"

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Published by voracinephile - dans Navet (prétentieux)
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commentaires

borat8 26/10/2012 23:57

With a lot of love's problem! A big movie with three persons, two actors and a director. Very funny!lol

borat8 26/10/2012 14:49

Bah le chasseur sachant chasser c'est toujours mieux que le prince sachant charmé.

voracinephile 26/10/2012 18:16



Clair ^^ Après A dangerous method, a dangerous shooting...



borat8 25/10/2012 19:41

Disons que la miss a eu une mésaventure avec un Rob impuissant au lit et qu'elle a préféré se taper le trentenaire réalisateur. En plus il y a une certaine tension sexuelle qui devait régner.
Décidemment ils tombent tous sous le charme de Blanche Neige!lol

voracinephile 25/10/2012 23:43



Comme son personnage, elle semble préférer la virilité au jeune âge...



borat8 25/10/2012 16:42

Où elle va retrouvé son réalisateur d'amour. Ça sera un moment fun quoi sur le tournage!

voracinephile 25/10/2012 19:34



^^ c'est vrai, on m'a rapporté cette anecdote. Curieux de savoir comment ça s'est fait... Les scènes dans la forêt avatar sous acide, peut être...



borat8 24/10/2012 22:33

N'oublions les extraterrestres dans Signes!

voracinephile 25/10/2012 09:34



Ou les tueurs en série dans Haute tension...



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