Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 06:44

http://www.bdfci.info/data/0/1/1/0/8/3/0/1299013563.jpg

 

Si les œuvres de Lloyd Kaufman sont clairement le fer de lance de la troma, ils produisent aussi dans le monde entier, apportant leur soutien financier à des projets cheap, dans le ton de l’esprit troma, mais suffisamment sérieux pour mériter une exploitation en salle ou en dvd. Et Lollilove fait partie de ces productions troma méconnues car montées en parallèle des projets de Lloyd, qui sont loin de manquer d’idées. Et ici, on s’attaque à du lourd : l’obligation qu’éprouvent les riches à donner à des associations caritatives pour se donner bonne conscience. Un projet court (à peine une heure), un peu brouillon, mais qui a le mérite de présenter de pures scènes de mauvais goût.

L’histoire : James et Jenna Gunn (admirez leur courage : ils prennent leur vrai nom) gagnent maintenant beaucoup d’argent et nagent dans le bonheur. Mais pour que celui-ci soit complet, ils veulent apporter de l’aide à l’humanité. Après réflexion, ils décident de monter une association caritative, Lollilove, devant distribuer des sucettes aux sans-abris.

 

http://i92.photobucket.com/albums/l26/halfwildhalfchild/LollilovePic1.jpg


Sur un sujet aussi peu commun, mais intéressant, Jenna Gunn (et non James, qui restera surtout acteur) se lâche à fond dans ce script, et explore différentes pistes de son sujet en y faisant régulièrement intervenir le mauvais goût. Rien que pour les débats du cœur de cible de Lollilove, on sent une superficialité assez douteuse dans l’approche des personnes dans le besoin (Homosexuels engagés dans l’armée, Femmes et chiennes violées, dauphins…), et le choix final des sans abris se révèle assez intéressant, puisque le couple Gunn, riche, les imagine exactement comme des clichés qu’ont les riches des pauvres : ils puent, ils sont alcooliques, ils sont donc dépendant de notre aide pour s’en sortir. Le mépris latent dissimulé sous des airs de bons sentiments est constant pendant tout le film, ce qui nous donnera droit à des scènes d’anthologie. Il faut voir James et Jenna en rendez-vous avec un banquier pour financer l’association, qui se mettent à jouer un businessman et une clocharde tentant de le convaincre de l’aider. Il lui sort tous les préjugés et les clichés qu’ont sort habituellement sur le thème, en ayant des regards appuyés cherchant la connivence du banquier, qui reste absolument de marbre pendant leur « argumentation », aboutissant au bonheur utopique du businessman compatissant et d’une « personne heureuse ». Inutile de dire que Lollilove ne récupère aucun partenaire financier sur l’affaire, mais les efforts de l’épouse Jenna qui appelle quantité de personnes en récitant toujours le même texte, quelque soit la réaction de la personne au bout du fil. Son pétage de câble face à un enième mécontent sera lui aussi très amusant, les insultes intercallée dans le discours de charité créant un plaisant décalage. Après, le film de Jenna comporte des longueurs (sur seulement une heure de film, c’est gênant). Notamment pour les scènes d’engueulades du couple et sur une incartade romantique inutile). Mais la fin vaut son pesant de cacahouète, quand l’association réussit à réunir assez de fric pour effectuer une seule sortie de charité. Et là, c’est parti. Les organisateurs distribuent les sucettes aux sans-abris, bien sûr, mais aussi à des passants qui ont des gueules de sans abris (comme ce black avec des dreadlocks, qui doit forcément être un sans abri…). Bref, c’est un final hallucinant où les préjugés refont vite surface chez les organisateurs, ce qui nous donnent un combat magnifique entre James Gunn et un clochard irrité par leur comportement, et dont l’issue nous laisse vraiment mort de rire (le clochard lui crache dessus, et n’ayant pas de savon, il envisage presque de s’amputer le bras pour éviter la gangrène). Une petite conclusion où on en revient à la situation de départ, ce qui a surtout servi à montrer que ce sont bien les convictions personnelles qui sont le vrai problème. On aura même eu droit à un caméo de Llyod en prêtre aidant les couples, ne faisant qu’interrompre les époux lorsqu’ils commencent à développer leurs impressions pour laisser la parole à l’autre parti. Un petit troma moins révolutionnaire que ses cousins, mais qui peut se révéler assez efficace dans son mauvais goût. Intéressant.

 

4/6

 

de Jenna Fischer
avec James Gunn, Jenna Fischer

 

http://2.bp.blogspot.com/_y-gWf3tk_X8/SoCy10fgmlI/AAAAAAAABnc/AaXYiWOlcE8/s400/Lollilove+23.jpg

Cet homme est un SDF (et noir de surcroit), il n'a aucune chance de se réinsérer en société. Faite un geste pour lui et donnez à Lollilove !

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Alice In Oliver 27/06/2011 09:47


je ne le connais pas celui là mais apparemment, il n'est pas indispensable.


voracinephile 27/06/2011 10:17



Pas indispensable en effet, mais c'est du politiquement incorrect toujours bon à prendre !



Présentation

  • : Le blog de voracinephile
  • Le blog de voracinephile
  • : Le cinéma en grand, comme je l'aime. Points de vue, critiques, discussions...
  • Contact

Profil

  • voracinephile
  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.

Recherche