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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 06:42

http://images.fan-de-cinema.com/affiches/horreur/metamorphosis,0.jpg

 

Gros, gros, gros nanar auquel je m’attèle ce soir, puisqu’il ne s’agit rien de moins que du quatrième de mon top nanar : Metamorphosis, the alien factor. Une pure dégueulasserie visuelle (en qualité VHS numérisée en DVD, s’il vous plaît !), où pour une fois, le monstre en latex joue mieux que les acteurs qui sont en scène. Metamorphosis est un nanar involontaire, hélas plombé de son niveau de série B regardable par les interprétations catastrophiques de ses acteurs, qui méritent tous des palmes (dans la gueule) pour leurs performances. Pas compliqué à comprendre : en fin de générique, un mécontent a marqué « On ne m’a pas assez payé pour faire cette merde. » (sisi, c’est culte !). Ce qui laisse augurer des qualités du film si il n’avait même plus les moyens de se payer une post-prod décente.

L’histoire : Une scientifique, une ordure de président et deux tueurs font un compte rendu dans un bureau sur une expérience qui a dégénéré…

 

http://zanybao.files.wordpress.com/2011/03/metamorphosis027.jpg?w=246&h=190

"Comment ça, tête de bite ?"


Franchement, il est vraiment douloureux de voir qu’un tel potentiel a été gâché par une équipe véritablement incompétente, qui a saccagé le travail de l’équipe des effets spéciaux. En effet, Ken Walker, R.S. Cole et son équipe ont accouchés d’une créature plutôt correcte. Les animations en pâte à modeler ont pas mal vieillies, mais les répliques à  échelle 1 : 1 du monstre sont efficaces. Ce dernier bénéficiant de plusieurs gueules, de tentacules longs et de projectiles vivants mordant leur cible, il y avait matière à concurrencer un poids lourd de la série B monstrueuse des années 80 : The Deadly Spawn. Mais voilà, le casting fait clairement pitié, pas le moindre des acteurs n’étant capable d’éprouver une émotion convaincante ou appropriée. Chacun cabotine en faisant fi de toute bienséance, les tueurs ayant l’air d’être le personnel d’entretien reconverti pour l’occasion. Là-dessus, les doubleurs français s’en donnent à cœur joie, et transcendent le spectacle avec des dialogues à tomber par terre. Les répliques cultes fusent, pour le plus grand bonheur du public nanar (« La dernière fois que je l’ai vu, il ressemblait à l’un de ces mollusques gastéropodes que l’on trouve dans les jardins… » Heu, plaît-il ?). Et pour en rajouter, l’ordinateur ne cesse de déblatérer des conneries incompréhensibles entre deux « alerte d’urgence ! », qui sont d’autant plus drôles que l’on est avancé en sciences (croyez moi, quand un ordinateur vous donne une longueur d’onde en megawatts, il est impossible de garder son sérieux pendant une demi-heure). Un type essaye d’ouvrir une porte ? Ca déclenche un système de pression hermétique ( ??). Les pouffes de filles du docteur jouent absolument comme des crevettes rachitiques, ayant peur en face d’une souris, et hurlant, passent dans la pièce d’à côté où elles se retrouvent face au monstre, et deviennent muettes avant de tenter un timide « Oh, mon Dieu ! ». Le scientifique contaminé se fait verser de l’acide sur la main blessée par la scientifique, qui lui demande juste après si ça va… Le gentil agent de sécurité vire dans un twist de dernière minute totalement nanar dans sa subtilité (pour le coup, même le maquillage fera éclater de rire n’importe qui), et achève de donner au spectacle un goût de ridicule qui transcende largement les longueurs inter minables du film. Quand la bande originale n’est pas en totale contradiction avec les évènements en cours, plaquant un air à la Orange mécanique sur la présentation des scientifiques et un air de jazz quand une créature rôde sur le plancher. Un tel spectacle, alliant interprétation catastrophique et doublage en folie, est un deux-en-un nanar du meilleur cru qu’il ne fait rater sous aucun prétexte. Cherchez dans votre marché au puces (je l’ai acheté deux fois, il ne doit donc pas être rare !), vous ne serez pas déçu d’investir 1 euro (deux à la rigueur, mais pas plus). Indispensable !

 

0/6 mais 17/20 en mode nanar !

 

de Glenn Takakjian, Glenn Takakjian
avec Allen Lewis Rickman, Marcus Powell

 


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Published by voracinephile - dans Nanar (modeste)
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commentaires

Alice In Oliver 26/07/2011 15:56


d'ailleurs, à quand robowar ?


voracinephile 26/07/2011 16:40



vais essayer ce soir, mais je ne garantis rien.



Alice In Oliver 26/07/2011 14:58


je préfère tout de même metamorphosis ds le genre nanar !


voracinephile 26/07/2011 15:07



Il est suffisamment marquant, en effet. Je vais me remettre un peu aux nanars, ça fait longtemps que je n'en ai plus chroniqué.



Alice In Oliver 26/07/2011 12:56


ah oui, assurément, du très gros nanar !


voracinephile 26/07/2011 13:12



Avec lui et Metalbeast, on tient une belle paire de nanars.



Alice In Oliver 26/07/2011 10:18


miam ! Miam ! La suite de the deadly spawn ! Bon perso, je préfère largement le 1er mais tout nanardeur se doit de voir cette suite avec cet alien des couloirs


voracinephile 26/07/2011 12:29



Oui oui, le film se veut être une suite de Deadly Spawn, mais c'est tellement foireux qu'on en meure de rire. Avec un décor de labo dont les couloirs doivent faire un huit, les acteurs arrivent à
se perdre et à tomber dans des cul-de-sac. Gigantesque, une de mes inspirations nanardes favorites !



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