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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 21:07

http://images.fan-de-cinema.com/affiches/action/mission___impossible_3,2.jpg

 

Mission Impossible 3 passe après un désastre artistique. Il se devait donc de faire peau neuve, et en guise de rédemption, il abandonne purement et simplement l’humour trop présent dans le 2, mais bien géré dans le 1. Mission impossible change son fusil d’épaule, et si l’équipe sert toujours un peu d’accessoire, le travail sur Ethan Hunt se fait sentir.

L’histoire : Ne s’occupant aujourd’hui que de la formation de futurs agents, Ethan Hunt est contacté par l’agence mission impossible, lui demandant de faire partie d’une mission de sauvetage pour sa dernière recrue, portée disparue depuis plusieurs heures.

 

http://images.zap2it.com/images/movie-149488/mission-impossible-iii-2.jpg

 

J. J. Abraams s’attèle à la lourde tâche de faire redécoller une franchise, exercice aussi périlleux qu’incertain (on ne compte plus les remakes avortés ou les suites bancales, et cela dans des sagas aussi prestigieuses qu’Alien (le fameux opus de JP Jeunet), Predator, Terminator…). Mais le bonhomme prend sa tâche très au sérieux, au point de vouloir devenir un film d’espionnage adulte, parfois au point de ne pas vouloir être impressionnant, et de rester réaliste. Telle est la voie de ce chemin de croix (on pourrait dire de rédemption au vu du sérieux de l’ensemble du film), qui se détourne de  son prédécesseur (en oubliant tout de son histoire) en reprenant pas mal d’éléments du premier (le traitre, un marchand d’arme chahuteur, un objet à voler pour son compte…) sans en retenir le climat, ô combien oppressant dès le début du film (le passage glauque de l’élimination de l’équipe). Dès l’intro, montrant Hunt impuissant en face de sa femme que l’on torture, on sent la volonté de faire table rase. Une volonté communicative, qui après une intro montrant le quotidien et la double vie d’Ethan, nous balance la première mission du film. Une première scène d’action qui annonce la couleur. Même si nous avons quatre mitrailleuses automatiques qui arrosent le bâtiment et un Hunt toujours en forme, la caméra à l’épaule, se voulant immersive, ne parvient pas vraiment à divertir. Les ingrédients sont là, mais la sauce ne prend qu’à moitié. C’est aussi valable pour la course poursuite en hélico, loin d’être aussi ludique que le film l’espérait. Peut être un peu trop dramatique, même si l’implication sentimentale est palpable et que les agents sont vraiment impliqués dans leur mission. Toutes les scènes d’action seront donc sérieuses, et ne divertiront pas particulièrement. A l’exception de l’attaque du pont qui se lâche un peu en termes de pyrotechnie, Mission Impossible 3 est trop sérieux pour vraiment le considérer comme un divertissement de qualité (dommage que cette volonté de rompre le ton joue un peu en sa défaveur), recherchant de l’intensité dans ses climax sans parvenir à sublimer le tout. Après, le film possède un ou deux passages marrants (l’accident pour entrer au Vatican, une belle parodie des italiens), mais si l’enlèvement au Vatican est une belle séquence du film (on notera le magnifique effet spécial du masque (une transition numérique qui forme peu à peu le visage de Philip Seymour Hoffman) qui parvient enfin à nous faire accepter le subterfuge là où le prédécesseur utilisait la magie. Enfin, l’implication de Tom Cruise dans ce film (il crie, il pleure, il enrage, on ne l’avait pas vu souvent aussi en forme) est pour beaucoup dans ses bons côtés. En montrant la famille de Hunt menacée, le film tente de créer une situation d’urgence payante et cohérente avec les envies sérieuses du film. Mais si on tente d’avoir quelques petits messages sur la vie de famille quand on est un espion, l’insouciance de la fin, annonçant le final de Mission Impossible 4, s’accorde mal avec le reste du film. Au Final, Mission impossible 3 est une bonne tentative, qui à défaut de devenir une référence, règle le passif de cette saga potentiellement nanarde. Un bel essai pour J J Abraams et pour Cruise…

 

 

4/6


2006
de J.J. Abrams
avec Tom Cruise, Ving Rhames

 

http://www.lemediateaseur.fr/wp-content/uploads/2010/02/mission_impossible_3_images_explo_2.jpg

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commentaires

borat8 17/09/2012 23:30

Voilà il fait de la commande c'est dommage car ça commençait vraiment bien. Voight en fait peut être trop aussi en méchant.

voracinephile 18/09/2012 16:05



Perso, j'ai toujours vu mission impossible comme un film de commande, un blockbuster à bon casting qui se savoure bien. A revoir donc pour ma part, mais j'avais bien aimé ce casting international
et ces intrigues d'espionnage...



borat8 17/09/2012 18:40

Après il est pas mal mais il est trop simple dans son déroulement et puis Reno et Béart quoi! Sans compter les tonnes de faux raccords sur le final.

voracinephile 17/09/2012 21:40



Oui, il reste un bon film de casting quand même, et Brian DePalma s'acquitte de sa commande avec professionnalisme.



borat8 16/09/2012 19:00

Oui j'ai vu franchement pire en terme de blockbuster. Perso je le préfère quand même au premier, qui est certes pas mal mais trop classique selon moi.

voracinephile 17/09/2012 11:10



Je dois revoir le premier pour me faire un avis. Mais j'en garde un bon souvenir...



borat8 15/09/2012 15:06

Le dézingage dans l'entrepôt particulièrement bourrin et le passage dans le Vatican est assez drôle. Perso je n'aurai pas osé faire une fête à l'intérieur. Après la scène du pont est excellente
mais je la trouve parfois trop grosse.

voracinephile 16/09/2012 13:45



La fête au Vatican est en effet un peu abusée. Le film est quand même suffisamment sérieux pour éviter de mêler le pape à tout ça... La scène du pont fait tout péter, elle est clairement un peu
exagérée (le drône téléguidé par un gars avec une télécommande, faut voir...), mais au final le résultat est plutôt sympa.



borat8 15/09/2012 12:02

Certaines choses ne sont pas crédibles ( le saut de Cruise sur le pont il serait tombé dix fois) ou chiantes (l'intrigue sentimentale à chier des bulles), mais le spectacle est déjà plus là que
pour le De Palma (trop classique) et le Woo (trop naze).

voracinephile 15/09/2012 14:35



Le saut de Tom sur le pont passe encore je trouve, mais son numéro de balançoire avec les buildings est clairement plus bancal. Rien qu'avec le choc du câble qui se tend, il aurait dû se déboîter
les membres (alors, je ne parle pas de l'atterrissage sur le toit en verre 15 mètres en dessous de lui, qui lui pète le dos sec). Mais après, je trouve en effet que l'intrigue est sympathique et
qu'il reste quelques bonnes séquences.



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