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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 15:53

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Moulin Rouge est une des comédies musicales modernes les plus populaires auprès du public. Bénéficiant d’un casting plutôt affriolant (Kidman, McGregor, Lguizamo) et surtout d’une esthétique kitch calibrée pour exciter les mirettes (du Gilliam bouffi), le film brode une histoire d’amour aux relents tragiques sur plus de 2 heures, voulant rendre un hommage moderne au grand cinéma et au Paris du XXème dans son faste, tout en insérant des anachronismes modernes pour les morceaux musicaux et des incohérences pour charger davantage le visuel. Du cinéma en grand, qui m’a laissé au bord de l’indigestion.

L’histoire : Dans le Paris de 1900, un jeune écrivain tentant de se lancer dans le métier tombe amoureux de Satine, la plus belle pute du Moulin rouge, promise au Duc, principal financier de l’établissement.

 

http://imworld.aufeminin.com/dossiers/D20101122/Moulin-Rouge-143701_L.jpg

 

Œuvre aussi factice que bouffie, Moulin Rouge agace pour tout un tas de choses, mais pas pour ses musiques. En effet, si l’on passe outre les énormes anachronismes qu’ils impliquent, les reprises de morceaux connus sont loin d’être mauvais, parvenant à donner de la pêche à certaines séquences du film. Même le côté ultra kitch du bordel Moulin Rouge en devient réjouissant, son esthétique surchargée et colorée donnant lieu à des scènes qui flattent l’œil. Mais à ce niveau, de régulières fautes de goût viennent émailler l’ensemble, notamment avec les travelings où le numérique saute aux yeux où des incohérences sensées transcender l’ambiance frivole qui règne dans la pellicule, mais pas dans la salle de projection (les vues de Paris). Mais incontestablement, ce qui nuit à Moulin Rouge dans son fond, c’est l'assèchement regrettable de l’ensemble du film, qui emporté par sa fièvre visuelle en finit par tyranniser ses personnages, et à paraître prétentieux. Prétentieux dans son humour, dont le vulgaire n’a d’égal que le ridicule des clichés qu’il manipule (les personnages secondaires sont tous tellement outranciers qu’on s’y attache peu voire pas du tout (Leguizamo, insupportable)), prétentieux/audacieux dans les chorégraphies (tellement découpées qu’il est difficile de jouir d’un beau plan pendant plus d’une seconde, dommage vu que l'ambiance est là), prétentieux dans sa tragédie (l’opportuniste fin tragique sensée grandir le spectacle, alors qu’on l’attend depuis le début du film), Moulin Rouge est une montagne stylistique où l'audace et la prétention flirtent à tous les étages, qui jongle avec la prise de risque énorme de ses choix visuels (casse gueule, il faut le reconnaître). Non, le divertissement n’est pas une frivolité extrême, assénée avec un visuel rococo flatteur et des acteurs connus. Les personnages ne dégagent que peu de sentiments, le surjeu annihilant le sérieux. On ne croit jamais vraiment à leur malheur, ni à leur bonheur, ou si peu, mais ça reste extrêmement théâtral, trop exagéré pour être honnête. Quand ils pleurent, on devine les techniciens avec des pipettes qui se planquent dans les coulisses… Moulin rouge ne dégage rien de spontané, d’authentique au niveau sentimental (les ambitions tragiques sont évidentes, trop évidentes d'ailleurs, pour laisser place à de la spontanéité). C’est une mise en scène ultra classique dans les ingrédient et exécutée avec une volonté de pousse-bouton, qui ne dépoussière le genre que dans l’approche paillettes et maquillages d'une autre époque, dont l'anachronisme kitch est la principale accroche. Partant de là, voir 2 heures aussi fades relève de l’anti-divertissement (à moins d’être partisan et d’aimer ce style, auquel cas je recommande la majorité des programmes de Disney Channel, parce qu’on nage dans le même niveau question psychologie). Même si l’œuvre finale possède une esthétique suffisamment calibrée pour s’extraire de la pauvreté des programmes de la chaîne précédemment citée (elle a accès à toutes les autres du coup), la superficialité sentimentale de l’ensemble la rend vite indigeste pour ceux qui aiment éprouver des choses devant ce qu’ils voient. Un film assommant par ses côtés blockbusters, que les amateurs de blockbuster apprécieront comme une comédie dramatique de bonne tenue.

 

2/6


2001
de Baz Luhrmann
avec Nicole Kidman, Ewan McGregor

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commentaires

borat8 02/02/2013 17:40

Ou comment Michael Myers est devenu un gros pervers qui attend que les jeunes amants soient en plein ébat pour frapper. Qui plus est avec une fourche!

borat8 01/02/2013 21:16

Ou alors cette scène langoureuse dans le 5 dans le foin.... Ouh yeah!

voracinephile 02/02/2013 13:26



Oh, par pitié, ne me reparle jamais de cette scène naveteuse ! Un vrai traumatisme...



borat8 01/02/2013 18:00

C'est con parce qu'elle est à côté de moi! Un peu la scène au coin du feu dans le 4...

voracinephile 01/02/2013 19:30



Elle fait ça juste pour me rendre jaloux, mais ça ne prend pas. Je resterai stoïque comme un bloc de granit !



borat8 31/01/2013 20:57

Et oui perso je n'ai pas de top, elles viennent toutes dans mon lit. Hé ho les filles on calme le jeu, une seule à la fois!

voracinephile 01/02/2013 11:18



Ben moi, je reste fidèle à Danielle Harris, na ! Et Halloween 4 est un chef d'oeuvre !



borat8 31/01/2013 17:47

Je ne sais pas c'est peut être mon côté Driver qui me joue des tours, mais je lui trouve vraiment un petit côté mignon. Après je rajouterais bien la Miss Kurylenko ou la Miss Stone (syndrôme Ryan
encore!).

voracinephile 31/01/2013 20:27



^^ Je vais sérieusement me pencher sur la question. Vais sortir moi aussi de la bonne référence féminin. Juste le temps de revoir mes classiques...



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  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
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